Interview de… Serkan Olgun (Paris Cyclisme Olympique)

C’est l’un des coureurs franciliens que l’on a vu le plus en progression cette saison. Le coureur d’Epinay sur Seine, après avoir mis le vélo entre parenthèse, est aujourd’hui un élément central du Paris Cycliste Olympique. Arrivé par hasard (le mot est faible!!) dans le cyclisme, Serkan s’est confié à RadioPeloton…

 

« J’en suis à 2 victoires et 3 top 10 en 1 ère catégories. Je ne peux qu’ être satisfait de mon début de saison […] pour l’instant le contrat est rempli »

 

RadioPeloton: Olgun, comment en es tu venu à pratiquer le cyclisme ? Où as-tu fait tes débuts ?

S.O: Cela s’est fait par hasard puisque, me trouvant devant mon école primaire pour rentrer à la maison, j’ai vu une porte ouverte , ça m’avait intrigué. J’ai passé la porte pour voir ce qu’il y avait à l’intérieur. J’y ai découvert beaucoup de coupes et de médailles. Je me suis renseigné sur comment on pouvait s’y inscrire. 3/4 jours après j avais déjà rempli et signé. 🙂
J’ai donc fait mes débuts au CSM Epinay Sur Seine.

 

R.P: Comment se passe ta saison 2019 ? Quels objectifs as-tu pu remplir ?

S.O: Pour l’instant ça se passe bien. J’en suis à 2 victoires et 3 top 10 en 1 ère catégories. Je ne peux qu’ être satisfait de mon début de saison. J’avais pour objectif de monter en deuxième catégorie en cours de saison et de retrouver la 1 ère catégorie à la fin de saison en essayant de marquer le plus de points possibles pour y accéder. Pour l’instant le contrat est rempli avec 857 points. Vu que j ai pu monter assez rapidement, on va pouvoir travailler sereinement pour 2020 en faisant des courses relevées pour prendre de la caisse.

 

R.P: Pourquoi avoir rejoint le PCO ?

S.O: J’ai rejoint le PCO parce que Yacine Chalel , coureur du PCO, était mon coéquipier à Epinay. Il a parlé de moi au PCO en disant que je revenais fort. En sachant que j’avais arrêté le vélo pendant 6 ans, j’avais fait ma reprise avec Yacine en Août 2018. Ce n’était pas simple car on avait directement commencer dans les bosses. C’était ce que je cherchais: me faire mal. Le reste du temps, je roulais seul. J’ai trouvé le temps long mais à la fin je savais que ça allait payer.

 

R.P: Que peux tu nous dire sur la structure ? Sur le collectif ?

S.O: C’est une structure qui me plaît sur le point personnel. Elle m’aide dans ma progression. Je peux jongler entre la 1 ère catégorie et la 2 eme catégorie. C’est bénéfique pour l’année prochaine. Nous avons un très bon collectif avec des bons capitaines de route.

 

R.P: Quels sont tes objectifs en cette deuxième partie de saison ?

S.O: Je veux regagner une course à la fin de saison. Ca serait génial pour conclure en beauté la saison 2019

 

R.P: Une course préférée en Ile de France ?

S.O: Epinay sur Seine et la nocturne d Aubervilliers sont des épreuves qui me plaisent beaucoup au calendrier francilien.

 

R.P: Quel est ton prono pour la victoire finale au Tour ?

S.O: Je pense à Julian Alaphilippe, c’est une année pour nos français.

 

R.P: As tu quelque chose à ajouter?

S.O: Je tenais à remercier le club d Epinay sur Seine qui est un très bon club formateur avec lequel j ai beaucoup appris.
Le club d Aubervilliers avec qui j ai passé de supers moments car, après mes années cadets, j avais rejoint la structure d Aubervilliers jusqu’à mon année Élite où j’ai pu découvrir de très belles courses.
Je voudrais remercier le club du PCO de m’ avoir fait confiance et grâce à ce club, j’évolue de semaine en semaine, notamment grâce à leurs programmes de courses. Merci à Guy Gallopin pour ses conseils de même qu’à Pierre Fabre pour son aide car son combat est mon combat.
Merci à mon meilleur ami car sans lui,  je n’aurais pas pu franchir les objectifs car il m’a beaucoup aidé pour les déplacements sur mes courses.  Ainsi qu’à Yacine pour avoir parlé de moi au PCO. Le combat continue

 

Crédit Photo: Facebook SK

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Interview de… Amandine Laclare (Sprinter Club Féminin)

Arrivant à l’intersaison au sein d’une toute nouvelle structure parisienne dédiée au cyclisme féminin, la Seine et Marnaise Amandine Laclare est toujours aussi engagée dans sa pratique du cyclisme. Jonglant adroitement entre route et piste, la sociétaire du Sprinter Club Féminin s’est confiée à RadioPeloton…

 

« Je viens de réussir mon objectif principal, pour moi et mon équipe, qui était d’obtenir mon bac en cette première année dans la cour des grandes »

 

RadioPeloton: Amandine, RadioPeloton t’a laissée en avril 2018 tandis que tu étais encore coureuse à la Pédale Combs la Villaise. Tu as depuis pris le chemin d’un club parisien. Peux-tu nous le présenter ?

Amandine Laclare: En effet, en octobre dernier, j’ai fait le choix de rejoindre une structure 100% féminine pour ma première année junior. J’ai donc, pour cela, choisi le Sprinteur Club Féminin. C’est une structure parisienne créée à l’automne dernier, avec un projet de formation et de performance. C’est une structure plutôt axée sur la pratique de la piste. J’ai pu découvrir et m’épanouir dans cette pratique grâce au soutien de toute l’équipe, ce qui me plaît énormément.

Le Sprinteur Club Féminin est une petite structure par le nombre mais c’est ce qui fait sa force car cela nous permet à nous, coureuses, d’être très proches et de s’entraider tous les jours. 

RadioPeloton: Tu as par la même occasion intensifié ta pratique de la piste. Qu’est ce qui t’attire vers cette discipline ?

A.L.:  Mon intérêt pour la piste n’a cessé de croître grâce aux différents aspects que l’on m’a montré de celle-ci. Les encadrants et dirigeants du club, passionnés par la piste, ont réussi à me donner cette envie de progresser et d’en apprendre toujours plus sur elle. Ce travail a porté ses fruits. Lors des derniers Championnats d’Île de France de poursuite individuelle, j’ai décroché ma première médaille de bronze sur cette discipline que j’affectionne particulièrement puisqu’il s’agit d’un effort solitaire.

 

RadioPeloton: Qui t’entoure en course comme à l’entrainement ?

A.L.: Pour ce qui est de mon entourage, en course ou à l’entraînement. Je suis très proche de ma collègue junior Amandine Giolda, sans oublier le reste de mes coéquipières, auprès de qui j’apprends énormément grâce à leurs expériences. Je peux compter aussi sur l’aide inconsidérée du staff qui nous entoure tout les jours et qui nous offre des conditions favorables à nos performances.

 

RadioPeloton: Comment se passe ta saison ?

A.L.: Pour ce qui est de ma saison, elle se déroule très bien car je viens de réussir mon objectif principal, pour moi et mon équipe, qui était d’obtenir mon bac en cette première année dans la cour des grandes. Pour finir de répondre à cette question, j’ai réussi à lier études et vélo ce qui m’a permis, comme je le disais précédemment, de décrocher une médaille au championnat régional.

RadioPeloton: Comment abordes tu cette deuxième partie de saison ?

A.L.: À l’heure où je te réponds, je suis actuellement parti dans le sud me ressourcer auprès de ma famille et mes proches tout en continuant de m’entraîner en vue d’une éventuelle sélection au championnat de France de l’avenir piste à la maison puisque ce dernier se déroule mi-août à Saint-Quentin en Yvelines ( lieu d’entraînement de l’équipe). Mais pour cela, il faudra avant tout réussir à faire une belle Coupe de France élite piste au Mans fin juillet.

 

RadioPeloton: Que fais tu à côté du vélo ? As-tu d’autres passions ?

A.L.: Actuellement je consacre énormément de temps à mes études et ma pratique intensive du vélo, de ce fait je n’ai pas énormément de temps à consacrer à une autre passion. Pour 2020, grâce aux partenaires du Sprinteur Club Féminin, j’aurais la chance de découvrir pas à pas le métier que je souhaite faire, qui est kinésithérapeute sportive, grâce à de différentes formations et interventions.

 

RadioPeloton: Quelque chose à ajouter Amandine ?

A.L.: Avant tout j’aimerais  remercier RadioPeloton de faire découvrir des structures en plein essor telles que le SCF. J’en profite pour vous parler de l’événement La Piste au Féminin®, organisé par la Sprinteur Club Féminin le dimanche 20 octobre prochain au vélodrome de Saint-Quentin en Yvelines. Il s’agit d’une journée exclusivement réservée aux femmes avec différentes activités comme des baptêmes sur le vélodrome olympique, un salon avec les différents partenaires de l’équipe, un challenge vélo ou encore une aire de jeu pour les enfants afin de pouvoir venir profiter de cette journée en famille. Toutes les informations sont disponibles sur la page Facebook du Sprinteur Club Féminin.

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Interview de… Jeremy LECROQ (Vital Concept B&B)

Nous avions interviewé Jeremy Lecroq à l’aube de son arrivée au Vital Concept CC il y a près de deux ans. Désormais pleinement intégré à la formation bretonne, le coureur originaire du Val d’Oise enchaine les courses. Victime de quelques déconvenues cette saison, il garde le cap et aborde la deuxième partie de saison avec philosophie. Le sprinter francilien s’est confié à RadioPeloton: 

« je garde en mémoire les Boucles du Val d’Oise 2013 que j’ai gagnées en Junior 1 »

 

RadioPeloton: Jérémy, comment se passe cette deuxième saison au sein de Vital Concept ?

Jeremy Lecroq: Ma deuxième saison est assez compliqué. Je n’ai pas eu la forme souhaitée pour le début des classiques flandriennes même si elle avait bien commencé notamment sur le tour du Gabon. Ensuite pendant la période des classiques c’est vrai que malheureusement, j’ai été malchanceux, passant de chutes aux mauvais moment à deux maladies coup sur coup. 

 

RadioPeloton: Tu as été momentanément blessé, c’était à l’occasion du Tour de Bretagne, qu’en est il aujourd’hui ?

J.L.: Effectivement, je suis tombé dès la première étape du Tour de Bretagne où je me suis luxé l’épaule alors que la forme était bonne depuis Paris Roubaix. J’avais comme objectif les 4 Jours de Dunkerque je n’ai pas pu y participer. Ce fut une grosse déception. Malgré tout, j’ai su ronger mon frein, je me suis bien entraîné pour ma reprise. J’ai repris sur le tour de Belgique, ce ne fut pas simple mais j’étais satisfait de ma condition malgré tout.

 

RadioPeloton: Comment abordes-tu cette deuxième partie de saison ? Quels y seront tes objectifs ?

J.L.: La deuxième partie de saison se prépare dès aujourd’hui. Je suis actuellement en stage avec l’équipe dans le Limousin où on roule beaucoup. Je n’ai pas encore fixé d’objectif pour le moment. J’espère juste retrouver mon niveau et pouvoir jouer les premiers rôles dès que j’en aurai l’occasion.

 

RadioPeloton: C’est en ce moment le Tour de France, l’équipe Vital Concept n’a pas été retenue parmi les invitées. Comprends tu cette décision ? Quel est ton favori à la victoire finale ?

J.L.: Malheureusement l’équipe n’a pas été sélectionnée pour le tour, on regarde ça après l’entraînement. Mon favoris Thibaut Pinot forcément en tant que français même si nous ne somme pas dans la même équipe.

 

RadioPeloton: On est un média francilien, on va donc parler Ile de France ; tu y as longtemps couru, quelle restera ton épreuve de cœur ?

J.L.: En étant francilien, mes meilleurs souvenirs remontent notamment à école de vélo où je m’amusais avec le PAC 95. Puis sur la route, en course, je garde en mémoire les Boucles du Val d’Oise 2013 que j’ai gagnées en junior 1. C’était vraiment un bon souvenir.

 

 

Propos recueillis le 15/07

Crédit Photo: Flore Buquet

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Interview de… Esteban Miomandre (US Metro Transports)

Esteban Miomandre a fait du chemin depuis ses débuts du côté de Lagny Pontcarré. Aujourd’hui sociétaire de l’US Métro Transports de Rémy Turgis, il est en parallèle membre du Pôle Espoir. Routier mais aussi pistard, Esteban est de ces jeunes franciliens en devenir. Il s’est confié à RadioPeloton…

 

« J’attends beaucoup de cette deuxième partie de saison avec notamment les championnats de France sur piste où j’espère y briller en ramenant une médaille »

 

RadioPeloton: Comment en es tu arrivé au cyclisme ?

Esteban Miomandre: J’y suis arrivé par hasard avant je pratiquais le football mais j’avais envie de changement mon père regardait beaucoup le Tour de France et faisait du vélo en loisir. Un jour, je lui ai dit que je voulais faire du velo.  J’ai fait mes débuts en 2014 à lagny pontcarre en minime 1.

 

R.P.: Esteban, cette saison est elle à la hauteur de tes attentes ?

E.M.: Oui et non Je reviens de loin avec un hiver pourri par une blessure au genou je n’ai pas rouler tout janvier février. Les premièeres courses de la saison on été très compliquées. J’ai commencé à avoir de bonnes sensations sur la route d’Eole (mars) . Par la suite, ma 2ème place à Drancy m’a fait beaucoup de bien et j’ai pu enchaîner avec une 3eme place à Meaux et rentrer toujours dans les 10 grâce à ma pointe de vitesse Mais je suis toujours frustré de ne pas avoir gagné, c’est dommage j’espère que ça va venir durant la 2 ème partie de saison

 

R.P.: Tu es pensionnaire du Pôle à Chatenay Malabry, quelle est la valeur ajoutée d’une telle structure ? Comment s’organise votre vie ?

E.M.: oui en effet c’était ma dernière année en 2019. Cela faisait 3 ans que j’étais au pôle ce qui m’a permis de vraiment progresser. Quand je suis rentré au pôle, c’était la première fois que je m’entraînais sérieusement. J’ai vu tout de suite la différence entre nous et les autres car on rentre pas chez nous tout les soirs. Mais on s’y habitue vite et c’est cool aussi d’être avec ses potes tout les soirs.
On finit aussi les cours tôt dans l’après midi ce qui permet de bien nous entraîner.

 

R.P.: On t’a vu très actif à la Cantonale, qu’attendais tu de cette épreuve ?

E.M.:  je n’avais aucun objectif précis sur cette course si ce n’est de prendre du plaisir. J’étais malade et n’avais pas beaucoup dormi mais le matin, j’avais fait un chrono correct. L’après-midi, je voulais faire les points chauds. Au début de course, je suis sorti avec 2 hollandais et 1 écossais. Ca roulait vraiment très vite et j’ai vraiment pris du plaisir à l’avant; c’était cool.

 

R.P.: Comment vois tu arriver cette deuxième partie de saison ?

E.M.: j’attends beaucoup de cette deuxième partie de saison avec notamment les championnats de France sur piste où j’espère y briller en ramenant une médaille. Ca serait vraiment super. J’espère aussi ouvrir mon compteur sur route.

 

R.P.: Que fais tu en dehors du vélo ? Professionnellement parlant notamment ?

E.M.: Je viens d’avoir un bac ES. L’année prochaine je vais faire un licence STAPS à Marne la Vallée.

 

R.P.: Quelque chose à ajouter ?

E.M.: J’aimerais remercier mes parents pour tous ce qu’il font pour moi, ma copine aussi. Je salue aussi Stéphane Izore pour ces 3 années passées au pole espoir de même que Fred Froger pour tous les conseils qu’il m’a apporté durant ces deux dernières années.

 

Crédit Photo: Esteban Miomandre (via facebook)

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Trois questions à… Océane Tessier

Routière, Pistarde, Océane Tessier était de ces coureuses franciliennes attendues au début de saison. Eprise de malchance, la coureuse de la DN Dames du CM Aubervilliers a pour le moment été écartée des compétitions pour raisons médicales. Océane s’est confiée à Radio Peloton à quelques heures d’accrocher son premier dossard…

 

« j’ai hâte de les retrouver en compétition pour peser dans le game avec elles »

 

RadioPeloton: Océane, nous n’avons pas eu la chance de te voir courir cette saison. Peux tu nous en dire plus?

Océane Tessier: Effectivement, j’ai chuté à l’entraînement la veille de la première course de la saison… Je devais commencer en Belgique avec les filles. Je me suis faite renverser par un piéton qui a traversé n’importe où et sans regarder à Vincennes. Cela a engendré une nouvelle fracture de ma clavicule. J’ai dû subir une opération pour mettre une nouvelle plaque ainsi qu’une greffe osseuse. Lors de l’opération ils se sont rendus compte qu’à cause d’une bactérie, ma fracture de la clavicule d’il y a deux ans ne s’était jamais vraiment consolidée. Je suis donc depuis sous antibiotiques afin d’éliminer cette bactérie. Ma convalescence a donc été plus longue que prévue car je ne pouvais pas prendre le risque de rechuter à nouveau avec une clavicule non consolidée. J’ai tout de même pu reprendre l’entraînement et j’ai pris mon mal en patience pour les compétitions.

 

RP: Comment juges tu les performances de ton équipe depuis mars?

OT: Je suis très fière de faire partie de cette équipe, les filles me régalent par leurs performances individuelles et collectives depuis mars. Elles sont une réelle source de motivation pour mon retour. Il y a une telle entente que ça ne peut que bien fonctionner et c’était d’autant plus difficile de rester à la maison pendant ces deux mois. Même si je ne les ai jamais vraiment quittées, j’ai hâte de les retrouver en compétition pour peser dans le game avec elles (rire).

 

RP: Un mot sur le peloton professionnel : quel pronostic pour le Tour de France ?

OT: J’ai envie de vous dire Romain Bardet, pour la France quoi! Même si ça ne va pas être de tout repos face aux leaders de grosses équipes. Dans le vélo rien n’est jamais facile, mais tout est possible. J’ai hâte aussi de voir Julian Alaphilipe s’illustrer sur ce tour au vue de son magnifique début de saison. J’espère que bientôt, on me demandera un pronostic pour le tour de France féminin!

 

Crédit Photo: Facebook Océane Tessier

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Interview de… Florentin TECHER (VC Savigny s/ Orge)

Florentin Techer a rejoint le VC Savigny sur Orge à l’intersaison en provenance de l’AS Corbeil-Essonnes. Fidèle au Comité essonnien, il se présente cette saison avec l’envie d’accumuler un maximum d’expérience en profitant de la structure du club de Gilles Ardin. Il sera d’ailleurs à retrouver sur la Route d’Eole ce week-end. Florentin s’est confié à RadioPeloton…

 

« participer à un maximum de Nationales Juniors sur circuit français pour engranger de l’expérience »

 

RadioPeloton: Florentin, comment en es tu venu à pratiquer le cyclisme?

Florentin Techer: J’ai toujours été attiré par le milieu du cyclisme. Dans un premier temps, ma mère refusait de m’y inscrire de peur que je n’en revienne jamais. Mais c’est à 12 ans que mon père l’a convaincue de me faire rejoindre un club: le SCA 2000 Evry.

 

RP: Quel coureur t’a le plus marqué?

FT: Alberto Contador pour son panache et sa manière de courir sur le Tour comme ailleurs.

 

RP: Comment s’est passée ta préparation hivernale?

FT: Ma préparation hivernale s’est composée de longues sorties foncières les week ends avec mon club: le VC Savigny. Puis, elle s’est achevée avec un stage sur les routes essonniennes fin février. J’ai également fait de la course à pied, de la natation (avec mon père) et de la PPG.

 

RP: Quels sont tes objectifs de la saison?

FT: Mes objectifs principaux de la saison sont de participer à un maximum de Nationales Juniors sur circuit français pour engranger de l’expérience et voir ma progression au fil des courses. J’ambitionne également une victoire en FSGT dans les mois à venir. Je serai d’ailleurs en sélection essonnienne à plusieurs reprises cette année.

 

RP: Qui t’entoure en course comme à l’entrainement?

FT: La personne qui est à mes côtés au quotidien est mon père qui m’accompagne sur les courses et certaines sorties. Je peux aussi compter sur mon entraîneur, Arnaud WOLFERSBERGER, qui fixe mes entraînements et me coache sur les courses. J’ai aussi plaisir à retrouver sur les courses mes anciens coéquipiers du SCA 2000.

 

RP: Quelle est ton épreuve favorite sur le circuit francilien?

FT: Buno-Bonneveaux (91) est l’épreuve qui m’a le plus marqué. C’est d’ailleurs le lieu de ma première compétition en minime. C’est un circuit relativement vallonné qui convient à mon gabarit. 

 

RP: Quelque chose à ajouter?

FT: Je tiens à remercier mon premier entraîneur dans mon premier club: Max-Michel Tijus; qui aujourd’hui encore continue d’offrir à ses coureurs sa motivation et son envie de performer.*

 

Crédit Photo: Velostar

 

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Interview de… Eliott Pierre (Argenteuil VS 95)

Eliott Pierre est l’un de ces coureurs franciliens qui est bien parti pour laisser sa marque dans l’histoire du comité. Sélectionné à plusieurs reprises au sein de l’équipe de France, vainqueur de la Classique des Alpes en Junior 1 l’an passé, il est sans conteste un des meilleurs de sa catégorie. Eliott s’est confié à RadioPeloton à l’aube d’une saison charnière…

 

« nous avons les armes pour nous battre avec les meilleurs »

 

RadioPeloton: Eliott, comment s’est passée ta préparation hivernale?

Eliott Pierre: Ma préparation hivernale s’est plutôt bien passée bien que j’ai trouvé cet hiver un peu long.

 

RP: Que penses tu d’ AVS? Pourquoi est ce selon toi un bon club?

E.P: Avs est un excellent club de part son encadrement et ses dirigeants, la cohésion du groupe y est excellente

 

RP: Penses tu que le team junior 2019 sera capable de rivaliser avec les meilleures équipes française sur les Nationales J?

E.P: Nous ne sommes pas meilleure équipe du classement directvelo pour rien, nous avons les armes pour nous battre avec les meilleurs

 

RP: Quels sont tes objectifs pour 2019?

E.P: Ce sera ma forme qui déterminera de mes sélections ou non en Équipe de France, à par cela mon rêve est de remporter une seconde fois la classique [des Alpes], ainsi que de remporter le Valromey.

 

RP: Comment se passe ce début de saison?

E.P: Mon début de saison est catastrophique, je crève et chute à kuurne, je déraille au chrono des boucles du 77 et je retombe l’après midi ! 2 courses ou j’espérais un résultat.

 

RP: Quelque chose à ajouter?

E.P: Je voulais juste remercier tout les bénévoles qu’on voit sur les courses sans qui ces événements ne seraient pas possible.

 

Crédit photo: Martial Denais

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Interview de… Camille COCHET (UVCA Troyes)

RadioPeloton: Camille, comment en es tu venu au cyclisme ?

Camille Cochet: J’ai commencé le cyclisme il y a un peu moins de 3 ans pour compléter mes entrainements de roller, que je pratiquais à haut niveau. J’y ai finalement pris goût et j’ai arrêté le roller, que je n’arrivais plus à pratiquer au niveau que je souhaitais, pour me consacrer uniquement au vélo

 

RP: Qui t’entoure en course comme à l’entrainement ?

CC: C’est Yannick Robert, le DS de Troyes, qui s’occupe de moi depuis l’année dernière. J’ai également l’aide de Fred Nidercorne pour m’accompagner aux entrainements. En course Yannick est toujours présent et le reste du staff change en fonction du nombre de filles. Il y avait Erwan Lollierou qui nous a accompagnées sur plusieurs courses l’année dernière en tant que mécano et qui nous a bien fait rire !

 

RP: Parle nous de l’UNCA Troyes ?

CC: Quelle est l’ambiance ? Qu’est ce qui en fait un bon club à tes yeux ? L’UVCA Troyes m’a été recommandé pour son ambiance et en effet elle est super ! On s’entend toutes très bien, c’est surement pour ça qu’on est restées aussi nombreuses sur toutes les courses jusqu’en septembre, c’est vraiment un plaisir de partir ensemble tous les week end. Pendant les courses on s’entraide et on se soutient mentalement quand ça devient dur ! Ce qui est bien c’est qu’on laisse sa chance à toutes les filles.

 

RP: Quelle est ta préparation hivernale ?

CC: L’hiver c’est compliqué car je me blesse tout le temps, donc je n’ai pas une grosse charge d’entrainement, j’essaye de travailler le foncier. Je roule surtout le week-end, car en semaine le soir c’est compliqué, il fait nuit tôt et je ne croise pas grand monde au polygone de Vincennes. Je vais parfois à la piscine ou courir en semaine.

 

RP: Quels seront tes objectifs ?

CC: J’ai beaucoup progressé l’an dernier j’espère que ça va continuer. Je ne me fixe pas d’objectif précis pour des courses, car c’est très aléatoire entre les tactiques de course données ou les problèmes mécaniques. En coupe de France l’objectif est collectif, nous voulons faire mieux que l’an dernier (6eme) et rentrer dans le top 5.

 

Crédit photo: Philippe DENIS

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Interview de… Boris Zimine (CC Etupes)

Boris Zimine a arpenté presque toutes les routes de France, en DN1 comme chez les pros. Passé notamment par le CM Aubervilliers 93, le francilien natif de Sartrouville se reconvertit aujourd’hui en tant que directeur sportif du prometteur effectif 2019 du CC Etupes. Boris s’est confié à Radio Peloton…

 

Lorsque j’ai eu l’opportunité de succéder à Jérôme au poste de directeur sportif, j’ai pris ça comme un joli symbole. Je suis de retour dans mon club de cœur.

RadioPeloton: Boris, comment en es tu venu à pratiquer le cyclisme?

Boris Zimine: je suis issu d’une famille de vélo. Mon grand père puis mon père étaient des bons coureurs régionaux. C’est en allant voir mon père sur les courses que j’ai pris goût au cyclisme. J’ai commencé à 8 ans, au CSM Puteaux.

 

RP: Que retiendras tu de tes années dans les pelotons?

B.Z: Beaucoup de souvenirs et de rencontres. De la joie comme des épreuves douloureuses. Le cyclisme rythme ma vie depuis presque 20 ans, et a sera sûrement encore le cas ces 20 prochaines années 😅

 

RP: Pourquoi avoir le rejoint le staff du CC Etupes pour 2019?

B.Z: le CC Etupes n’est pas le club où j’ai passé mes meilleures années sportives mais humainement j’y ai forgé mes meilleurs souvenirs. Avec Jérôme Gannat, Julien Pinot ou Christophe André, nous avions des personnes au top autour de nous, qui sont aussi devenus des amis.
Lorsque j’ai eu l’opportunité de succéder à Jérôme au poste de directeur sportif, j’ai pris ça comme un joli symbole. Je suis de retour dans mon club de cœur.

 

RP: Que penses tu de l’effectif du CC Etupes? Quels seront tes objectifs et ceux de l’équipe?

B.Z: l’effectif est jeune. Un peu moins que l’an dernier mais il le reste. Tous les coureurs ont eu des références chez les juniors. Ils doivent maintenant progresser et exploser chez les élites afin d’espérer passer à l’échelon supérieur. Ils sont l’essence de notre équipe DN1.
J’espère surtout que nous serons épargnés par les blessures afin que les jeunes progressent de façon linéaire.
J’ai aussi et surtout envie de poser ma patte : celle de la cohésion de groupe. J’ai envie de voir des coureurs qui vivent ensemble et qui prennent plaisir à se retrouver tous les week ends !

 

RP: Vas tu tout de même continuer à rouler?

B.Z: Je ne roule plus, ou que très rarement. Ma jambe gauche me fait souffrir, je n’ai toujours pas trouvé le mal, mais il est profond. Je n’ai donc pas vraiment de plaisir à enfourcher mon vélo. Sans objectif c’est encore plus délicat. Je vais essayer de me remettre au sport histoire de m’entretenir mais c’est certain que je ne serai pas le meilleur client pour une sortie de vélo !

 

Crédit Photo: Audrey Photo

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Chavanel tire sa révérence au Gala Stars en Piste au Vélodrome National

Guy Dauphin, Eric Ramos et leurs équipes ont réuni, en partenariat avec Assurances Vélo, une belle affiche de coureurs. Le plateau était, en effet, composé de 21 coureurs. Membres de l’équipe de France et coureurs pros, tous se sont mis aux commandes d’un pignon fixe pour l’occasion!

Le programme, particulièrement varié, était conçu pour en mettre plein les yeux aux quelques mille spectateurs et exposants venus pour l’occasion dans l’enceinte du Vélodrome National. Le public, accédant à la fois au rond central et aux gradins, a pu se divertir d’une américaine, d’un tournoi de vitesse, d’un keirin mais aussi d’une élimination et d’un scratch.

Nombreux ont été les coureurs franciliens à répondre à l’appel émis par Vélostar Organisation ce samedi 17 novembre. Parmi eux, on retrouve des noms tels que Yoann Offredo, un fidèle d’Eric Ramos, Tony Gallopin ou encore le Seine et Marnais Stéphane Rossetto. Du côté des pistards de l’équipe de France, les cristollins Vigier, Gros et Helal ont montré leur puissance sur les épreuves de sprint! Le coureur de la Wanty Groupe Gobert nous en dit plus sur ses motivations: « je suis venu déjà en tant que francilien, sur ce superbe outil de travail de Saint Quentin en Yvelines. C’est toujours un privilège de pouvoir rouler ici et avec des pistards d’expérience!« 

Mais au delà d’une simple compétition, c’est à un vrai show que se sont adonnés les pistards d’un jour. D’un Benjamin Thomas jouant avec les nerfs du public sur l’élimination à un Samuel Dumoulin enfourchant un derny, chacun a pu ressentir l’atmosphère festive du vélodrome. On a même entendu certains qualifier le gala de « Gand français »!

Yohann Offredo: « C’est très bon enfant, comme souvent sur piste et c’est vachement ludique. Mais il est clair que c’est très technique, et on ne s’en rend pas forcément compte à la télé mais là, c’est complètement différent. Sur une discipline comme le scratch, en tant que routiers on s’en sort, mais sur des épreuves telle que l’américaine, c’est plus complexe. C’est une bonne école, la piste c’est super! »

Ce samedi 17 novembre raisonnait comme un air d’adieu dans le vélodrome. En effet, Sylvain Chavanel faisait sa dernière apparition en tant que coureur cycliste professionnel, Daniel Mangeas soulignant « tu as commencé sur la piste, tu finis sur la piste ». C’est vrai, le Châtelleraudais arbora son premier maillot de sélection régionale sur un vélodrome dans les années 1990. Le public, comme les coureurs, lui rendirent hommage tout au long de la soirée. Ses supporters répondirent présent depuis les tribunes comme depuis l’aire centrale, lieu de tous les autographes et des derniers selfies avec leur baroudeur préféré. Mais la séquence qui restera est, en toute fin de soirée, la haie d’honneur constituée par ses pairs sur le rebord de la piste. L’ovation du public, mêlée aux signes de respect des compétiteurs présents, marquera la soirée et le désormais retraité Sylvain Chavanel. 

Celui-ci s’est d’ailleurs confié à Radio Peloton à ce sujet: « on a partagé un bon moment, on a pu le voir. Il y a  eu toutes ces disciplines qu’on a pu faire découvrir au public, où il y avait énormément de monde. C’était une belle soirée ». Comme à son habitude, Mimo a salué les supporters et le public massés dans le pourtour de l’anneau « réunir les gens, c’est difficile dans un vélodrome, et aujourd’hui, ils ont prouvé que c’était possible et je ne peux qu’être heureux d’un tel intérêt pour la piste. Chaque épisode pour un cycliste est important mais, étant à la fin de ma carrière, c’est sûr qu’une soirée comme celle là, je ne l’oublierai pas« .

 

 

 

 

 

Il convient également de souligner que le même hommage a été rendu le lendemain sur le cyclocross de Wissous par les jeunes minimes et cadets présents sur le circuit, signe de l’empreinte laissée par Sylvain Chavanel même sur la nouvelle génération de coureurs. 

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