Interview de… Raphaël Taïeb

Raphaël Taïeb est un véritable amoureux de la petite-reine ! Après avoir porté les couleurs de l’AS Corbeil-Essonnes au début des années 2010, le grimpeur essonnien a rejoint Lyon et sa région avec toujours la même passion pour le vélo. A tel point que l’ancien protégé du président Joël Vendé a décidé d’investir dans un club local , le VC Corbas (Rhône).

 

« Donner la chance à tous ceux qui le veulent de pratiquer le sport»

 

Radio Peloton : Raphaël , vous allez devenir un sponsor du VC Corbas en 2022…

Raphaël Taïeb : Je suis un passionné de vélo depuis tout petit. Quand j’étais gamin, je disais à mes professeurs que je voulais être cycliste professionnel. Finalement j’ai fait de longues études et j’ai créé une entreprise (ndlr : Lelivrescolaire.fr, éditeur de manuels scolaires, 60 salariés à Lyon). Mais je ne suis pas à court d’idées et de projets. En particulier, je trouve que c’est essentiel de soutenir et promouvoir le sport de haut-niveau, car il ne s’agit pas simplement de gagner des courses ou de passer à la télé.

Radio Peloton : Le sport de haut-niveau inculque de nombreuses valeurs…

Raphaël Taïeb : Le sport de haut- niveau fait rêver les jeunes et participe à leur éducation par les valeurs qu’il inculque, il apporte du bonheur et des émotions aux millions de passionnés, il donne envie aux gens de faire de l’activité physique ce qui est la meilleure façon de rester en bonne santé. Il y a aussi l’impératif social : donner la chance à tous ceux qui le veulent de pratiquer le sport qui les passionne, et le vélo est devenu un sport cher. Le sport, comme l’éducation, est une cause majeure à mes yeux. Aujourd’hui à 34 ans j’ai envie d’apporter ma pierre à l’édifice.

Radio Peloton : D’où vous vient cette idée de sponsoring ?

Raphaël Taïeb : Cela fait longtemps que j’avais dans un coin de la tête l’idée de monter un projet sportif autour du vélo. Quand j’ai rencontré les dirigeants et coureurs du VC Corbas, j’ai tout de suite été séduit par leur épopée incroyable des dix dernières années : du cyclotourisme à la DN2. Moi qui recrute régulièrement et qui suis extrêmement sensible aux qualités humaines des gens qui m’entourent, j’ai trouvé qu’il y avait dans ce club un état d’esprit exemplaire et de très belles personnes. Alors j’ai décidé de les rejoindre en tant que sponsor principal pour accélérer encore autour d’un projet ambitieux : passer en DN1 et créer à terme une structure professionnelle basée à Lyon. C’est mon rêve et je suis déterminé à le réaliser ! (sourires)

 

Radio Peloton : Vous également pris une licence de coureur au VC Corbas…

Raphaël Taïeb : J’éprouverai beaucoup de plaisir à porter les couleurs du club sur les chronos de fin de saison, sur les cyclosportives que j’affectionne, et pourquoi pas sur quelques courses de fédération. En tant que sponsor je veux une ambition sportive maximale. Je veux que les coureurs qui rêvent de passer pro se disent que Corbas peut les y emmener, depuis l’école de vélo jusqu’à la DN en passant par toutes les catégories. Je veux que l’on gagne de grandes et belles courses et que l’on devienne un club de référence dans la région et en France.

Radio Peloton : Vous êtes attaché à l’environnement autour du vélo notamment le scolaire…

Raphaël Taïeb : Je veux que l’on y arrive avec une éthique exemplaire, un état d’esprit collectif, bienveillant. Je ne veux pas de coureurs en burnout ou qui délaissent les études. Je considère qu’il est essentiel que les coureurs mènent un double projet : tenter de passer pro, mais assurer ses arrières par des études et/ou une formation. Je veux que le club travaille à l’insertion des jeunes sur le marché professionnel car tout le monde ne peut pas devenir cycliste pro et que la vie ne s’arrête pas à 25 ans : elle démarre ! Pour cela, on travaille à réunir des partenaires du monde du recrutement, et de belles entreprises lyonnaises emblématiques – notamment dans la nouvelle économie pourvoyeuse de beaucoup d’emplois – et convaincues de la valeur que peuvent apporter des sportifs de haut niveau en entreprise. Je considère que notre rôle en tant que structure associative est autant sportif que social.

Radio Peloton : Le VC Corbas doit être un accélérateur pour ses jeunes alors ?

Raphaël Taïeb : Le message que je veux adresser aux coureurs est clair. Avec Corbas, soit vous réussirez à passer Pro, soit on vous trouvera un boulot. Je suis très sensible au développement du cyclisme féminin. À titre personnel, j’ai toujours été révolté par toutes les formes d’injustices, dont les inégalités femmes-hommes. Dans mon entreprise, nous avons la parité dans le comité de direction et dans les équipes. Il n’y a aucune raison que le cyclisme féminin ne se développe pas. Il est tout aussi spectaculaire que le cyclisme masculin : à la télé, vous ne voyez pas de différence entre un homme qui monte un col à 20kmh et une femme qui le monte à 17kmh. Ce sont les mêmes efforts, les mêmes valeurs. Corbas a déjà une très belle équipe féminine et je veux qu’on la développe. Enfin, j’aimerais que l’on soit pionniers sur le verdissement du vélo. On l’oublie mais tous les cyclistes entretiennent une relation forte avec la nature. Faire du vélo c’est avant tout partir se promener dans la nature, profiter de paysages magnifiques, s’affranchir de la vie urbaine. Il faut reconnecter l’image du vélo, et par certains aspects sa pratique, avec l’impératif écologique : le public le demande… et les coureurs aussi ! Quand on a 20 ans aujourd’hui l’écologie est une évidence. L’avenir du vélo passe donc inévitablement par une pratique plus verte.

Radio Peloton : En parlant de vert, vous avez passé trois ans à l’AS Corbeil-Essonnes entre 2011 et 2014…

Raphaël Taïeb : A l’époque, le club évoluait en Division Nationale 3. Le club m’a permis de découvrir le cyclisme de compétition, de comprendre ses enjeux. J’ai pu gagner quelques courses, une sensation exceptionnelle. J’étais devenu assez proche de Joël Vende (président à l’époque) et de Dominique Bernard (trésorier) qui m’ont appris beaucoup de choses. Il y avait un groupe de coureurs exceptionnels autour de Kévin Le Cunff (passé pro ensuite), Romain Bona, David Bouillaux, Vincent Girardin, Lucas et Victor Leblond, on s’éclatait, vraiment.

Radio Peloton : Vous avez idée d’un sponsoring d’un club en région parisienne ?

Raphaël Taïeb : J’ai vraiment envie de me concentrer sur le projet que l’on lance avec Corbas. J’ai du mal à m’éparpiller, et puis ma vie est à Lyon désormais ! Je garde bien sûr un oeil affectif sur ce qu’il se passe en Île-de-France, ma région de naissance. Pourquoi pas un jour !

Radio Peloton : En quoi consiste votre pratique du vélo maintenant ?

Raphaël Taïeb : Je suis resté passionné. J’ai donc fait le choix d’aménager mes semaines pour continuer de pratiquer entre 10h et 15h par semaine. Je m’entraine pour progresser et prendre du plaisir dans l’effort. PMA, seuil, force : tout y passe ! A 34 ans les plus belles années sont sûrement derrière, mais je ne suis pas encore complètement rouillé. En pic de forme j’arrive à tenir des bons temps, comme dans la montée du Ventoux que j’ai bouclée en moins de 1h10 l’an dernier, ou comme sur quelques chronos et grimpées de la région que j’arrive encore à gagner parfois. La petite anecdote rigolote c’est que Julien Chave, le manager de l’équipe, m’avait initialement contacté pour rejoindre les rangs de la DN après m’avoir repéré sur un chrono ! Mais mes projets professionnels et ma vie familiale ne me permettaient pas de courir pour le club de façon régulière. Je sais maintenant que je ne passerai jamais pro, et ce projet est sans doute une façon pour moi de m’accrocher à ce rêve d’enfant et de le réaliser d’une façon un peu différente… en équipe !

 

Propos recueillis par Loïc Manceau.

 

Photo : Gérard Briand.

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Bilan du Tour de France 2021

Pogacar et les autres

La dernière étape de ce Tour de France 2021 vient de se terminer à Paris avec une arrivée sur la célèbre Avenue des Champs-Elysées.
Clap de fin pour cette 108e édition qui a couronné pour la deuxième année consécutive, le Slovène Tadej Pogacar.
A l’heure où certains coureurs disputeront le championnat de France de l’Avenir sur la commune de Lorrez-le-Bocage-Préaux (Seine-et-Marne), le coureur de 22 ans remporte le général, le maillot à pois du meilleur grimpeur et le maillot blanc du meilleur jeune, comme en 2020.

Le natif de Klanec empoche au passage trois étapes dont deux étapes pyrénéennes avec arrivée au sommet.
Si le coureur d’UAE Team Emirates a réalisé une véritable razzia sur ce Tour de France, sa formation s’est montrée à certains moments friables depuis sa prise de pouvoir lors du week-end alpestre.

L’équipe drivée par Andrej Hauptman , Simone Pedrazzini a également pu compter sur des alliés de circonstances aux intérêts divers et surtout sur une concurrence bien heureuse de se retrouver avec un leader bien placé au général, adoptant une tactique majoritairement défensive à l’image de Wilco Keldermann (Bora Hansgroe) ou encore Alexey Lustensko (Astana-Premier Tech) respectivement cinquième et septième au classement final.

Pourtant la prime à l’offensive a permis à certains coureurs d’obtenir de belles places au général à l’image de l’australien Ben O’Connor (AG2R-Citroën) vainqueur de la 9e étape entre Cluses et Tignes et quatrième, Guillaume Martin (Cofidis), huitième ou encore David Gaudu (Groupama-FDJ), onzième. Après un passage à vide sur la 11e étape entre Sorgues et Mallaucène , le costarmoricain s’est refait la cerise dans les Pyrénées et montrait le maillot de la formation managée par Marc Madiot qui termine ce Tour de France avec quatre coureurs sur huit au départ.

Les formations belges ont aussi brillé durant les 3414,4 kilomètres à l’image de la continentale professionnelle Alpecin Phenix, vainqueur à deux reprises avec deux coureurs issus du cyclo-cross le belge Tim Merlier, déjà vainqueur sur le Tour d’Italie cette année et le neerlandais Mathieu Van Der Poel. Ce dernier petit-fils de l’illustre Raymond Poulidor aura même l’honneur de porter durant six jours le maillot jaune de leader, ce que n’avait jamais réalisé son grand-père.

Fanny sur le Giro, la Deceuninck Quick-Step a rectifié le tir sur ce Tour avec cinq victoires dont quatre du resuscité sprinteur britannique, Mark Cavendish complété par la victoire le premier jour du champion du Monde, Julian Alaphilippe, sur les rotules en fin de tour après avoir beaucoup tenté, vain. A 36 ans « Cav is back » mais c’est surtout le collectif de la structure World Tour qui a permis au rapide coureur de l’Île de Man de retrouver de sa superbe en remportant le maillot vert de meilleur sprinteur, le deuxième de sa carrière face à une concurrence modérée à l’image de la saison ou aucun sprinteur domine le plateau mondial par rapport aux autres années. Chaque coureur a son rôle dans l’équipe belge et tous poussent dans l’intérêt collectif.

Outre-quiévrain, les performances de Wout Van Aert sont aussi à souligner avec trois victoires d’étapes sur trois types de terrain différents, le coureur de la Jumbo-Visma a exprimé tout son talent au cours des trois semaines se payant le luxe de remporter la 21e et dernière étape du Tour de France, bien aidé par Mike Theunissen. La Jumbo-Visma obtient aussi une victoire d’étape en Andorre via Sep Kuss et une deuxième place au général avec Jonas Vingegaard. Avec un effectif décimé par les chutes, la structure neerlandaise aura réussi sa Grande Boucle.

Le collectif de la Barhain Victorius ressemblait à une armée mexicaine de coureurs expérimentés su ce Tour de France avec trois victoires individuelles, deux du champion de Slovènie Matej Mohoric et une de Dylan Teuns. Cependant la structure managée a péché sur le plan tactique dans l’optique du maillot vert de leur puncheur, sprinteur, rouleur italien Sony Colbrelli. Surprenant troisième sur une étape de haute-montagne entre Cluses et Tignes à l’image d’un Ben Swift, deuxième en haut de l’Alpe d’Huez sur le Dauphiné-Libéré en 2017, le champion d’Italie peut avoir des regrets sur ce Tour qu’il termine sans le moindre succès individuel mais avec à la clef, la victoire par équipe.

Arrivée avec une armada impressionnante sur le papier l’équipe Ineos-Grenadiers a explosé au fur à mesure des trois semaines. Carapaz sauve les meubles avec une troisième place au classement final. Sans victoire au bout des trois semaines de course, l’équipe britannique n’a pas été épargné par les chutes lors de la première semaine. Après la victoire finale d’Egan Bernal sur le Tour d’Italie, la belle promet d’être passionnante sur la Vuelta d’ici quelques semaines.

Les coureurs français auront essayé durant ce Tour de France mais le bilan comptable parle avec une seule victoire d’étape pour les coureurs de l’hexagone et obtenu par Alaphilippe, membre d’une équipe étrangère.

Du coté des deux franciliens engagés sur le Tour de France, Anthony Turgis aura tenté de se glisser dans des échappées à l’image de son équipe Total-Energies. Le coureur formé au VC Etampes termine l’épreuve avec trois top 10 et une 68e place au général.
La moisson fut plus fructueuse pour Kenny Elissonde ! Offensif à l’image de son équipe Trek-Segafredo, l’ancien sociétaire du CC Igny-Palaiseau 91 a pris la deuxième place de la 11e étape entre Sorgues et Mallaucène obtenant au passage le Prix de la Combativité à l’issue de cette journée. Le fils de l’ancien coureur de l’AS Corbeil-Essonnes, Franck Elissonde se classe 34e du classement final.

 

 

Le chiffre : Sur 23 équipes au départ, seulement 7 ont remporté des victoires d’étapes.

Ils se sont aussi illustrés…

Julien Bernard (Trek-Segafredo) : Il est difficile d’être « fils de » ou « petit-fils de » dans un peloton. L’ancien pensionnaire du SCO Dijon s’est montré une nouvelle fois comme un « grégario » exemplaire comme sous le maillot de l’équipe de France lors du sacre de Julian Alaphilippe à Imola (Italie), l’an dernier.

• Pello Bilbao (Barhain-Victorious) : Classé 13e du classement final du Tour d’Italie, le Basque se classe à la 9e place du classement final du Tour de France avec un scénario sensiblement identique. La perte du leader assez rapidement. Mikkel Landa au Giro, Jack Haig sur la Grande Boucle.

• Franck Bonnamour (B&B Hotels -KTM) : En tant qu’équipe invitée, il est parfois dur d’exister face aux grosses formations World Tour. Elu super combatif du Tour de France, le breton a mis en avant durant trois semaines la formation de Jérôme Pineau, le tout en se classant 22e du général de son premier grand tour.

• Jonathan Castroviejo (Ineos-Grenadiers) : Précieux sur le Tour d’Italie auprès d’Egan Bernal, l’ancien sociétaire d’Euskatel-Euskadi était le  dernier soutien de Richard Carapaz dans les Pyrénées. Le polyvalent coureur de Gexto termine 23e de cette Grande Boucle après s’être classé 20e du Giro.

Rafal Majka (UAE-Team Emirates) : Tour d’Espagne 2012, le grand public découvre un grimpeur polonais au service d’Alberto Contador dans les Pyrénées, le Pays-Basque ou sur la pente du Lagos de Covadonga. Tour de France 2021, Rafal Majka se révèle comme un précieux équipier dans la dernière semaine de l’épreuve pour Tadej Pogacar.

Michaël Morkov (Deceuninck-Quick Step) : Si Mark Cavendish a autant claqué de victoires sur ce Tour de France, Michaël Morkov n’y est pas pour rien. Le frère de Jesper Morkov, ancien coureur du Team Bonnat 91, a montré qu’à 36 ans, il était le meilleur lanceur de sprint en cette année 2021. Ce n’est pas Sam Bennett qui dirait le contraire.

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C’est la reprise des courses cyclistes en région parisienne !

Les compétitions cyclistes franciliennes sur route FFC ont repris leur droit le 22 mai à Satory (Yvelines) après de nombreux mois d’attente. Durant ce confinement Acte III, nous avions pris la décision de ne pas alimenter notre site et que partiellement notre page Facebook contrairement au confinement Acte I de l’an dernier. Nous accrochons nous aussi notre dossard afin de vous relayer, partager, informer sur l’actualité du cyclisme en région parisienne, quelque soit sa fédération, sa pratique et son sexe.

 

 

 

L’équipe de Radio Peloton

 

 

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Vaucouleur par amour du sport

 

Nicolas Vaucouleur fait partie des passionnés de la photographie sportive ! A 28 ans, cet habitant de Quincy-sous-Sénart passe ses week-ends sur les manifestations sportives. « Je pratiquais le cyclisme en compétition, mais avec les études, je ne prenais plus le temps de m’entrainer, le sport est ma passion et je voulais rester en contact avec ce domaine, la photographie m’a paru un bon compromis » détaille Vaucouleur qui a débuté cette activité il y a maintenant six ans. Le Quincéen se déplace essentiellement sur les courses cyclistes aux quatre coins de la région parisienne ainsi que les rencontres de football féminin. « Le sport est imprévisible et chaque photo est unique. C’est au photographe de s’adapter à l’action et non l’inverse. Être au cœur de l’évènement et partager des émotions est aussi important » s’enthousiaste l’essonnien ouvert à d’autres thématiques que le sport dans les années à venir. « Mon rêve serait de photographier de nombreux sports lors des Jeux Olympiques de Paris en 2024, mais je garde les pieds sur terre. J’aimerais encore continuer à progresser et découvrir de nouveaux sports. J’ai encore beaucoup à apprendre » confie l’essonnien.

 

 

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Interview de … Sandie Clair

De la piste en bois à la piste glacée, il n’y a qu’un pas ! Après avoir longtemps été une référence nationale en cyclisme sur piste dans les épreuves de vitesse, Sandie Clair pratique maintenant le bobsleigh à haut-niveau. A 32 ans, l’ancienne sociétaire de l’US Créteil rêve des Jeux Olympiques dans cette discipline.

                                                                          « Un bonheur de retrouver l’adrénaline de la compétition »

 

Radio Peloton : Sandie, vous voilà maintenant au bobsleigh…

Sandie Clair : Je connaissais le bobsleigh avec les Jeux Olympiques mais je suis venue à ce sport en partant d un délire avec mon frère Cédric, lorsqu’il m’entrainait sur piste à la fin de ma carrière. On disait qu’il piloterait et que moi je pousserais. (sourires). Quelques mois ont passé et pendant le confinement, j’ai contacté Margot Boch la pilote de l’équipe de France pour faire un essai. Je voulais connaitre les sensations d’une descente. J’ ai fait des stages de poussée cet été puis ma première descente en Novembre dernier.

Radio Peloton : La compétition vous manquait ?

Sandie Clair : Pas spécialement, même si je me challenge sur beaucoup de choses dans ma vie en général ! Par contre, cela a été un bonheur de retrouver l’adrénaline de la compétition !

Radio Peloton : Quels sont les points de convergence entre le cyclisme sur piste et le bobsleigh ?

Sandie Clair : Je dirais les qualités physiques comme l’explosivité, la force, la rapidité et donc la puissance sont en commun. La difficulté est d’arrivée à transférer les qualités d’un sport à l’autre , exemple du vélo à la course à pied car ce sont deux sports complètement différents !

Radio Peloton : Comment se sont passées les premières compétitions à l’échelle européenne ?

Sandie Clair : Les Championnats d’Europe se sont très bien passés, mieux que ce que nous espérions ! On visait un top 10 qui n’était pas facile de faire sur le papier et nous terminons sixième ! Lors de cette même compétition nous faisons 10ème au classement de la Coupe du monde. Notre objectif à largement était rempli ! Nous avons mis un petit moment avant de réaliser !

Radio Peloton : Vous avez disputé les Jeux Olympiques sur piste, espérez-vous en faire de même en bobsleigh ?

Sandie Clair : J’ai eu la chance de faire partie de l’effectif toute la saison et d’être sur les plus grosses compétitions, ça serait mentir de dire que ce n’est pas dans un coin de ma tête !

Radio Peloton : Qu’est-ce qui vous impressionne le plus en bob ?

Sandie Clair : Bizarrement, ce qui m’a le plus impressionné au début c’est la largeur des lignes droites de la piste (sourires).Elles ne sont vraiment pas larges du tout ! Je m’ étais dit que les pilotes ont intérêt d’avoir le compas dans l’oeil !(sourires)

Radio Peloton : Quelle est la suite de votre calendrier international en bob ?

Sandie Clair : Ce week- end je serai au départ de la Coupe du monde à Saint-Moritz en Suisse (ndlr : dix-septième de la manche). Ensuite il restera les championnats du monde où je serai remplaçante.

 

Photo : Nicolas Vaucouleur.

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Pervis ambassadeur de MF CARBON CYCLES

Présente depuis sept saisons dans les pelotons, la marque MF CARBON CYCLES, basée sur la commune de Liverdy-en-Brie propose des vélos personnalisés, tant sur le design que sur les couleurs, mais également sur le montage. Chaque client repart avec un vélo unique. D’ailleurs la société dirigée par Fabrice Joudioux a lié un partenariat avec le VC Compans pour équiper les jeunes en vélos identiques. « Nous tentons d’apporter une touche particulière afin que le vélo soit unique sur les routes » précise Joudioux, lui-même coureur au sein du Team Allcycles Val d’Europe. MF CARBON CYCLES aura un nouvel ambassadeur pour la saison 2021 en la personne de François Pervis.

 

 

« Il est venu nous voir avec mon collègue Johan lors de différents événements, nous avons pu échanger avec lui sur ce que nous faisions, comment nous le faisions et ce que l’on attendait de nos produits. Il a été en plus touché par l’histoire de la création de la marque. François étant un grand champion ( ndlr :sept fois champion du monde sur piste), il est aussi un être humain avec des valeurs morales et une grande sensibilité. Je pense que l’on ne réussit pas dans aucun domaine si cette sensibilité n’existe pas d’ailleurs » poursuit le dirigeant seine-et-marnais satisfait de l’intégration de l’ancien détenteur du record du Monde du kilomètre passé par Antony Berny Cycliste. « Il est avec nous déjà pour promouvoir la marque à travers la France et également à travers le monde Il sera aussi chargé de la communication, du développement, d’apporter des idées sur le design, sur les caractéristiques des vélos a améliorer, bref un multicarte. Il fait vraiment partie de l’équipe et à autant son mot à dire sur ce qui peut être mis en place » poursuit l’ancien sociétaire du TAC 77.

 

Vous pouvez suivre MF CARBON CYCLES suivre sur Facebook et Instagram en recherchant MF CARBON CYCLES ou bien via le site web : 

https://mfcarboncycles.wixsite.com/mfcarboncycles

 

 

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Interview de… Laura Weislo

Le vélo rythme la vie de Laura Weislo ! A 28 ans, la francilienne roule sa bille dans l’univers de la petite-reine à travers de nombreuses activités et de nombreux projets. Rencontre.

« J’essaye toujours d’avoir toujours quelque chose à faire »

 

Radio Peloton : Laura, vous avez pratiqué le cyclisme en compétition…

Laura Weislo : J’ai fait du vélo en compétition pendant trois ans notamment sur route et piste. J’ai débuté au club de Saint-Denis avant de rejoindre le CSM Epinay-sur-Seine. J’ai beaucoup voyagé durant cette période tout en faisant de belles rencontres. Le vélo est un sport très dur qui endurcit.

Radio Peloton : Après votre arrêt, vous avez poursuivi dans le cyclisme…

Laura Weislo : C’est un peu par hasard que j’ai continué dans le vélo. Dans un premier temps, je donnais un coup de main et finalement j’ai poursuivi.

Radio Peloton : Vous travaillez donc en tant qu’assistante masseuse…

Laura Weislo : C’est la passion de soigner. Avec les massages, on prévient de risque de blessure. J’aime le contact auprès des sportifs et contribuer à les aider à accomplir leurs objectifs.

Radio Peloton : Que reste votre plus beau souvenir au sein d’une équipe professionnelle ?

Laura Weislo : Je vais dire le titre de champion de France avec Steven Tronet avec le CM Aubervilliers 93. C’était ma troisième année dans l’équipe, il y a une vraie famille, de vrais liens, l’émotion était forte. Le titre de champion du Monde espoirs de Marc Hirschi à Innsbruck (Autriche) était également un beau moment avec l’équipe de Suisse.

 

Radio Peloton : Vous avez d’autres moments qui vous ont marqué plus que d’autres ?

Laura Weislo : Ma première coupe du monde de VTT, l’ambiance était folle ! Il y a des milliers de personnes sur le circuit, c’est une grande fête ! Le public vient car il est passionné, ils payent pour voir les athlètes, tout le monde se connait c’est comme une grande famille et il y a un côté fiesta.

Radio Peloton : Cette année 2020 a été particulière pour vous…

Laura Weislo : Il y a eu deux blocs intenses. Au début et à la fin et entre les deux, c’était calme. J’ai fait un peu de tout cette année entre la piste, la route,le VTT, les hommes, les femmes, c’était pas mal varié.

Radio Peloton : Comment s’est passée le premier confinement de votre côté ?

Laura Weislo : J’étais un peu coupé du monde… Depuis près d’une décennie, je voyage beaucoup et me retrouver entre quatre murs du jour au lendemain pendant trois mois, cela a été dur mentalement au début, mais cela est passé vite finalement.

Radio Peloton : En parallèle, vous travaillez également sur d’autres projets en rapport avec le cyclisme…

Laura Weislo : J’ai une marque de vêtements (my world) depuis quatre ans. Le 16 novembre, j’ai lancé une application qui s’appelle Linkedsport , une plate-forme qui permet de mettre en lien les équipes de sport et le staff.

Radio Peloton : Vous êtes une touche à tout en définitif…

Laura Weislo : Lors de mon passage à Auber, Guy Gallopin m’a appris qu’il fallait toujours avoir de l’avance, comme une roue de secours. J’essaye toujours d’avoir toujours quelque chose à faire. Je ne tiens pas en place et avec cette pandémie mondiale de Covid-19, nous avons un bel exemple qu’il faut avoir plusieurs projets.

Radio Peloton : Laura, quelles sont vos perspectives pour 2021 ?

Laura Weislo : Je vais travailler avec le Team Absalon VTT puis également la formation FDJ-Nouvelle Aquitaine et un peu avec l’équipe nationale de Suisse. Mais je vais me consacrer davantage à mes autres projets, c’est le moment aussi de me poser.

Photo : Paul Foulonneau. 

 

Pour suivre Laura Weislo :

www.myworld-paris.com
www.linkedsport.fr

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Radio Peloton et l’expérience Captain prono’s

Habituée à donner des pronos sur les hommes ou les femmes à suivre avant les courses sur la région parisienne, l’équipe de Radio Peloton a tenté l’aventure des paris sportifs sur d’autres sports. Parmi la multitude de pronostiqueurs, notre choix s’est porté sur Captain Prono’s. Parieur de référence dans le domaine, nous avons décidé de suivre ses paris donnés en public durant un mois. Certains gagnent et se font un bénéfice alors pourquoi pas nous ? Si le cyclisme ne fait pas (encore ?) partie des sports proposés par Captain Prono’s, le football, le tennis ou encore le basket-ball sont donnés régulièrement le tout avec des analyses pertinentes et pointues. Vous voulez savoir si nous avons réussi à gagner ? En toute transparence, nous avons réussi à dégager un bénéfice régulier en misant des petites sommes, mais nous avons également eu des echecs. Sur le mois, nous sommes néanmoins restés en positif avec un taux de réussite aux environs des 90%, un score assez élevé compte-tenu des nombreuses rencontres disputées à l’année. Captain Prono’s est également dans un domaine en pleine expansion, le e-sport. Nous vous conseillons donc de suivre ce pronostiqueur, tout en vous rappelant que jouer comporte des risques divers et variés.

 

 

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Bracasse rejoint Radio Peloton

Marque de référence dans le domaine du sportwear, Bracasse poursuit son développement sur le marché de la mode quotidienne. Dans un premier temps basé sur les codes du cyclisme, d’où son appellation, la société francilienne poursuit son développement vers un public plus large tout en continuant de mélanger humour et référence sportive. L’équipe de Radio Peloton a décidé de s’associer à ce projet afin de promouvoir les produits de l’entité. Bracasse passe, la concurrence trépasse.

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Bon anniversaire !

Passé par l’AS Corbeil-Essonnes et le VC Savigny-sur-Orge, Florentin Techer souhaite bon anniversaire à son père en ce 3 juin 2020 …

« Mon père, mon héros sportif ….
Né à Dijon (Côte d’Or), peu après la fin de la seconde guerre mondiale, le 3 juin 1945, mon père a passé la première partie de sa vie auprès de ses parents Yvonne et Henri dans la préfecture bourguignonne.
Il les a quittés pour l’armée où il a fait son service à Cahors (Lot).
Après avoir fait ses classes, Robert s’est marié puis installé en Alsace jusqu’à son arrivée en 1971 à 26 ans, en région parisienne à Maisons- Alfort (Val-de-Marne) en tant que maître-nageur et à Draveil à l’ouverture de la piscine de Mainville sous bulle l’hiver et découverte l’été, de son ouverture jusqu’à sa fermeture en 1997.
En tant que Chef de Bassin, il a enseigné la natation à de nombreux enfants et adultes avec passion à l’image de Maria Aspuria, qu’il a entraîné jusqu’aux Championnats de France du 100 m dos ainsi qu’Aline Mathieu sept ans après.
Il a également accompagné d’autres jeunes aux championnats départementaux et régionaux. Jean-Luc Lerest fait partie des nombreux enfants passés entre les ordres de mon père et sont aujourd’hui des maîtres-nageurs Sauveteurs. Ce dernier a notamment fini quatre fois 4ème au championnat de France des Maîtres à 49 ans. Inspiré par les exploits de Georges Belaubre, il lance à Draveil le triathlon.
En juin 1995, il a même enfourché son vélo sur Paris -Nice amateurs, pour rendre hommage à sa maman décédée en mai. Il avait fini classé 438 sur 811 au départ
Retraité depuis novembre 2007, il continue à transmettre sa passion aux jeunes qu’il entraîne à la piscine de Corbeil-Essonnes (Essonne) avec toujours tout autant de passion.

Bon anniversaire Robert ! »

Florentin T

L’équipe de Radio Peloton se joint à ce message pour souhaiter un très bel anniversaire à Robert !

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