Shahmaei revient de loin.

A 35 ans, Nathanael Shahmaei a remporté sa première victoire en début de saison, remonter sur un vélo en compétition. Un retour réussi pour le sociétaire du Paris Cycliste Olympique, victime d’un grave accident en fin d’année 2014.

Radio Peloton : Nathanael, c’est un miracle de vous retrouver sur un vélo…
N.S : Oui c’est sûr, surtout un miracle d’être encore en vie tout simplement. Le vélo reste « seulement » une passion mais loin d’être l’essentiel. C’était la veille de Noël 2014. J’étais à Grenoble pour les vacances. Soleil radieux. Je décidais de rouler une heure avant de rentrer sur Paris avec mes enfants. Une voiture me fauche de plein front dans un carrefour, éblouïe par le soleil. Le choc fut très violent. Je m’en sors « qu’avec » les deux jambes cassées.

Radio Peloton : Avez-vous pensé que vous ne remonteriez jamais sur un vélo ?
N.S : Je ne me rappelle pas y avoir pensé. Des fois tu doutes. Étant moi-même kinésithérapeute du sport, je savais que le chemin serait long mais pas impossible. J’ai su m’entourer des meilleurs. J’ai surtout eu beaucoup de chances car les suites de réadaptation m’ont été très favorables. Les douleurs, les souffrances sont le lot quotidien. L’important c’est de se projeter vers l’avenir, quel qu’il soit et de maintenir le cap.

CIF : Qu’est ce qui a motivé votre retour?
N.S : Certains moments sont très difficiles à vivre. La solitude. La fatigue. L’inactivité physique. Alors tu penses aux personnes que tu aimes, ta famille, ta femme, tes enfants, tes parents ; c’est eux qui te rendent ta dignité et ta fierté. Il y a vingt ans, je suis venu au vélo grâce à mes potes et nos pères respectifs. Tout a commencé au Ventoux. Alors s’il fallait « boucler la boucle », cela ne pouvait se terminer qu’en haut du Mont Chauve. Je m’en suis donné les moyens. J’ai toujours été un taiseux, voire un hargneux ou un teigneux.

Radio Peloton : un retour gagnant avec trois tops 5 en ce début de saison…
N.S : C’est un peu une surprise…je l’espérais mais je doutais beaucoup aussi. Pour revenir à ce niveau, j’ai du rester appliqué tout l’hiver. L’histoire aurait été Hollywoodienne si j’avais levé les bras. Mais j’étais déjà trop heureux de pouvoir jouer la gagne à chaque fois.

Radio Peloton : Qu’est ce qui vous a manqué pour l’emporter ?
N.S : Qu’est ce qui m’a manqué ? La même chose que les 80 autres du peloton sur ces courses. Non sans rire, l’accident m’a appris à développer beaucoup de résistances dans l’effort. Il me manque cette force explosive. Je ne suis pas un « tueur » sur le vélo car ce n’est pas mon style et j’en ai plus les capacités.

Radio Peloton : L’ambiance a l’air bonne au Paris CO chez les départementaux…
N.S : Depuis mon arrivée au club en 2013, les sociétaires ont toujours été de bonne facture. Christian Masola y ait pour beaucoup. En tant que président du club, il nous insuffle cette philosophie alliant compétitivité et convivialité. Cette année, tous les ingrédients sont là pour réaliser un grand cru, un millésime.

Radio Peloton : Vous avez retrouvé la 3e catégorie, fin mars…
N.S : J’ai terminé 2014 en marquant des points en fin de saison en 3ème catégorie. Le système de points étant ce qu’il est, en 2015, je suis resté licencié en 3ème catégorie avec mes béquilles et mon fauteuil roulant. Une dérogation médicale m’a permis de débuter 2016 en départementale afin de me laisser la latitude nécessaire.

Radio Peloton : Quelles sont vos ambitions dans cette catégorie ?
N.S : Le plaisir. Courir avec mes amis du club. Tristan Horreaux, Jonathan,Machado Gilles et Thomas Martin, Francis Gillain et tous les autres. Être performant et glaner des prix d’équipe. Mon terrain de jeu favori. Les « classiques » de l’été.

Radio Peloton : Le niveau D1 est-il semblable, selon-vous,à un niveau 3e catégorie sur certaines courses ?
N.S : Je n’ai jamais joué la gagne trois dimanches de suite en 3ème catégorie comme j’ai pu le faire récemment en D1. Non, cette comparaison n’est pas très respectueuse pour les coursiers qui font l’effort de rester en 3ème catégorie.

Radio Peloton : On vous croisera dans d’autres disciplines cette année ?
N.S : Avant mon accident, je voulais me tourner vers la piste et ses catégories masters. Gagner des titres reste un doux rêve…

Photo : Gérard Briand.

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Mounat de retour dans les pelotons

Romain Mounat effectue son retour à la compétition ! L’ancien grand espoir du cyclisme essonnien a fait le choix de revenir, à bientôt 24 ans, dans son club formateur, l’EC Montgeron-Vigneux ! Pas encore au top de sa forme, il fera partie des coureurs à suivre aux beaux jours chez les D1.

Radio Peloton : Romain, pourquoi ce retour à l’EC Montgeron-Vigneux ?

Romain Mounat : L’ECMV est mon club formateur , il y a une très bonne ambiance familiale et une très bonne équipe départementale avec des coureurs d’expèriences comme Christophe Malet, Sébastien Touzard notamment.

Radio Peloton : Vous avez arreté le cyclisme en compétition pendant deux ans…

Romain Mounat : J’ai été stoppé dans ma carrière cycliste par une mononucléose… De plus j’avais décidé de privilégier les études comme beaucoup de jeunes de ma génération. Je suivais néanmoins toujours les résultats de mes anciens coéquipiers, amis ou adversaires

Romain Mounat et Christophe Hamon
Romain Mounat à gauche avec son ami et coéquipier de l’EC Montgeron-Vigneux, Christophe Hamon- photo Loic Manceau.

 

Radio Peloton : Qu’espérez vous avec cette reprise des courses ?

Romain Mounat : Je ne veux pas mettre la charrue avant les bœufs. L’essentiel est avant tout de retrouver des bonnes sensations afin de jouer un rôle prépondérant sur les courses au fur et à mesure de la saison.

Radio Peloton : Vous avez une affection particulière pour certains types de parcours ?

Romain Mounat : Avec mes 62 kilos actuels, j’ai plutôt un profil de grimpeur. C’est pour cela que des circuits comme la Trétoire ou Villeneuve-sur-Bellot sont en tête de liste. Néanmoins il me faut retrouver le rythme de la compétition, je m’attache à faire tous les circuits en début de saison.

Radio Peloton : On vous verra au départ du championnat de l’Essonne et d’Ile-de-France cette année ?

Romain Mounat : Je ne pense pas etre au départ du championnat de l’Essonne, le 5 juin à Boutigny-sur-Essonne, surtout avec des 2e catégories au départ. Ce jour là je pense etre sur la course de Rungis MIN(94).Concernant le championnat d’Ile-de-France tout dépendra du parcours. Je ne me prends pas la tête sur le calendrier. Je prends les courses les unes après les autres.

 

Photo : Loic Manceau.

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Lafaye à l’export

Coureur formé au VC Savigny-sur-Orge, Quentin Lafaye, 24 ans continue à faire du cyclisme en compétition sous le maillot du VC Chateaulin (Finistère) en 3e catégorie avec toujours la même passion pour ce sport.
Radio Peloton : Quentin, que devenez-vous depuis votre départ du VC Savigny il y a deux ans?

Quentin Lafaye : J’ai déménagé une première fois dans le sud du Finistère, une seconde fois à St Etienne, et je m’apprête à revenir dans le Finistère. Cette année, comme l’an passé, je reste en 3e catégorie au VC Châteaulin.
Radio Peloton : Vous avez enfin réussi à remporter une victoire en terre bretonne ?
Quentin Lafaye : Aujourd’hui Au sens strict du terme, je termine 2015 avec trois places dans les quinze premiers. Mais j’ai très peu couru pour moi, et mes « victoires » sont ailleurs que dans mon classement brut. Dans le Finistère, la façon de courir est très particulière, mais avec le collectif qu’on a à Châteaulin, on a réussi à tirer notre épingle du jeu à plusieurs reprises et j’espère que l’on continuera sur cette lancée.

Radio Peloton : Que retenez-vous de vos années au VC Savigny?
Quentin Lafaye : Énormément de choses. Un premier club, c’est l’endroit où on se construit en tant que coureur. J’ai été vraiment bien entouré pendant ces années, et c’est de là qu’est née mon « obsession » pour le collectif. Je suis resté très proche de beaucoup de coureurs et de dirigeants passés par Savigny. Si je devais retenir une chose, c’est cet esprit de groupe qui a fait les belles heures du club ces dernières années.

Radio Peloton :Un retour dans l’équipe est-il possible un jour ?
Quentin Lafaye :Il ne faut jamais dire « jamais », mais ça me paraît compliqué. J’ai vraiment trouvé ma place dans la Finistère, à Châteaulin, et j’y suis vraiment bien. Après, le vélo ne fait pas tout, et si je devais revenir en région parisienne pour des raisons professionnelles, c’est évident que reviendrais dans l’équipe.
Radio Peloton : A choisir entre courir en Bretagne ou courir en IDF ?
Quentin Lafaye :En Bretagne, bien sûr. Attention, il y a de très beaux parcours en île-de-France, et même certains auxquels je suis très attaché. Mais la Bretagne est une terre de vélo, et ce n’est pas qu’une réputation. Il y a beaucoup de courses, et les parcours sont aussi variés que sélectifs, sans parler de l’ambiance. J’y ai trouvé bon nombre de parcours taillés pour des coureurs offensifs, et c’est un aspect du vélo que j’apprécie particulièrement.

Radio Peloton :Comment jugez-vous votre début de saison ?
Quentin Lafaye :Catastrophique…J’ai enchaîné les ennuis sur les 3 premières courses, et je suis arrivé sur la 4e en manque de rythme. Sur des circuits difficiles, ça ne pardonne pas. Et puis courir seul n’a jamais été mon fort. Mais j’ai hâte de retrouver les routes finistériennes, mes coéquipiers, et pourquoi pas la forme, si possible. J’aurai un vrai deuxième début de saison au mois d’avril.

Radio Peloton :Une victoire en 2016 c’est l’objectif ?
Quentin Lafaye :En 2016 pourquoi pas… Comme tout le monde j’ai coché des courses dans le calendrier, mais en 3e catégorie, c’est au jour le jour. À Châteaulin, on a la chance d’avoir de très bons juniors, et comme l’an passé, je serai là pour leur apporter mon soutien. C’est mon objectif principal, plus que la satisfaction de mes ambitions personnelles. L’an passé, sur les courses où j’ai le mieux figuré, nous étions toujours au moins deux de l’équipe dans l’échappée. Ce sont des moments très particuliers, très forts, et j’espère avant tout revivre ça cette saison.

Radio Peloton : Quel coureur vous a le plus impressionné en région parisienne ?
Quentin Lafaye : C’est difficile à dire, il y a beaucoup de critères qui entrent en jeu. Un coureur comme Yannis Yssaad, par exemple, force le respect par ses qualités cyclistes et humaines. Il fait partie de ces coureurs qui ont tout gagné chez les jeunes, tout en gardant la tête froide en sachant que rien n’est acquis à l’avance. Il y a aussi eu Kenny Elissonde, qui faisait de belles choses quand on courrait ensemble, et qui continue aujourd’hui (sa victoire à l’Angliru reste mon meilleur souvenir cycliste en tant que téléspectateur). En neuf ans, j’ai croisé beaucoup de coureurs qui forcent le respect par leur caractère bien plus que par le palmarès. Ils le savent et se reconnaîtront sans doute.

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Grosjant, la victoire en tête

Julien Grosjant est une référence dans les pelotons amateurs franciliens ! A 26 ans, le coureur de la Pédale Combs-la-Villaise, formé en 2003 à l’EC Montgeron-Vigneux, est devenu un maillon essentiel du club du président Antoine Poncet. En 2016, il essayera de retrouver le chemin de la victoire qui ne veut plus s’offrir à lui.

Radio Peloton : Julien, comment analysez-vous votre saison 2015 ?

Julien Grosjant : C’est clairement une saison en demi-teinte, mais je n’ai pas vraiment de regrets car le mot d’ordre pour moi, c’est désormais le plaisir. La gestion entre mes cours et mon boulot n’est pas toujours simple. Alors, le peu de temps libre qu’il me reste, je le passe à courir à pied ou à rouler. Mais je n’ai pas le temps de faire de grandes sorties vélo la semaine. C’est peut-être cela qui m’a manqué pour être plus performant sur des 3e catégories. Les juniors qui ont des objectifs à moyen terme plus élevés que cette catégorie s’entraînent fort et sont difficile à battre

Radio Peloton: Deux ans sans victoire c’est long…

J.G : C’est même frustrant, je termine encore une fois la saison sans victoire, j’ai dû faire toutes les places entre deux et dix mais pas la première. C’est certain que ça commence à manquer. Mais comme je l’expliquais précédemment, je ne mets pas tous les atouts de mon coté et je ne mise pas tout sur le vélo, donc on ne peut pas tout avoir.

Radio Peloton : Est-ce que, selon vous, Combs-la-Ville méritait mieux comme saison en 3e catégorie ?

J.G : Si Combs méritait une meilleure saison, je ne sais pas, mais ce qui est sûr c’est que j’aurais aimé faire parler du club en gagnant des courses. Avec mon acolyte et ami Carl Gabilondo, nous n’avons pas su lever les bras. Ce n’est que partie remise même si Carl a fait le choix de rejoindre l’US Créteil pour la saison 2016. Malgré cela, le club a enregistré de belles victoires chez les jeunes avec l’école de vélo d’Aurélie Moussard. Un titre de Champion de Seine-et-Marne chez les D1 avec Cyril Mordelet, une victoire chez les départementaux avec Tristan Néhémie aux Challenges du CIF et une deuxième place collective en prime. Beaucoup de clubs auraient aimé avoir un tel bilan. De plus, Combs revient à la quatorzième place des clubs franciliens, ce qui n’est pas rien.

Radio Peloton : Quels sont vos plus beaux souvenirs de l’année 2015 ?

J.G : Je n’ai pas forcément de bons souvenirs, mais le plus mauvais restera le Championnat d’Ile-de-France 2e et 3e catégories à Fublaines (Seine-et-Marne). Je l’avais coché pour jouer le titre en 3e catégorie et je suis passé au travers suite à un problème mécanique avec mon groupe électrique qui m’a écarté de la course. J’avais les boules. On ne peut pas dire que j’ai joué de chance non plus cette saison. Le Tour des Yvelines restera un bon moment pour l’ambiance qui a régné dans l’équipe et dans le staff.

Radio Peloton : Vous avez commencé le vélo au milieu des années 2000, comment le voyez-vous au milieu des années 2010 ?

J.G : Je vois les années passer, les coureurs de moins en moins nombreux en 3e catégorie et les courses disparaître. C’est souvent les mêmes clubs qui organisent et heureusement qu’ils sont toujours là. Le cyclisme sur route se cantonne à un cercle de plus en plus fermé. C’est bien qu’une structure comme le Team Peltrax existe dans le département, cela permet aux coureurs du département d’avoir un point d’appui de référence. Il faut aussi parler des clubs formateurs, il y a 10,15 ans, on se battait pour un prix d’équipe. Maintenant, on se retrouve sur certaines épreuves avec des clubs qui ont d’office le prix d’équipe rien qu’avant la course, par manque de coureurs dans les autres clubs. Quand j’ai débuté le vélo à l’ECMV en 2003 on avait terminé la saison avec 20 prix d’équipe, mais il y avait une dizaine d’équipe alignées pour cela ! L’année prochaine à Combs, on aura un groupe renforcé justement dans cette optique de redonner une dynamique pour batailler contre les autres équipes.

Radio Peloton: En 2016, Julien, c’est forcément la gagne que vous allez viser…

J.G : Je n’ai pas su le faire en 3e catégorie, mais j’espère le faire en 2e catégorie en 2016. Je sais que cela ne sera pas facile, mais je vais tout faire pour atteindre ce but. J’ai également l’objectif de participer à mon premier IronMan à Embrun (Hautes-Alpes) au mois d’août.

Photo : Gérard Briand.

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Bravard s’éclate à Toucy

Vainqueur sur le Tour Yonne Nord en 2e catégorie, le francilien Guillaume Bravard (VC Toucy) fait un début de saison remarqué. L’ancien coureur du CM Aubervilliers 93 pourrait bien marcher sur les pas de son frère Antoine, coureur 1ère catégorie au club de Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme.

Radio Peloton : Guillaume,pourquoi avoir rejoint le VC Toucy à l’intersaison ?
Guillaume Bravard : Pour mes années juniors j’ai rejoint le CM Aubervilliers 93, lors de ces deux saisons je me suis beaucoup amusé grâce aux copains. Cependant à la fin de l’année j’ai appris qu’un bon nombre partait du club c’est pourquoi j’ai choisi de rejoindre le VC Toucy. De plus mon frère qui était la bas la saison passée m’a dit que c’était un bon club avec une ambiance bon enfant, j’ai suivi ses conseils. L’équipe mise beaucoup sur la jeunesse et laisse sa chance à tout le monde c’est ce qui m’a plu.
Radio Peloton : Vous avez l’air épanoui dans cette formation…
Guillaume Bravard : L’ambiance de l’équipe est excellente ! On s’est retrouvé la première fois lors d’un stage de cohésion et l’entente entre les coureurs s’est faite naturellement. À mon goût le cyclisme est un sport très difficile c’est pourquoi j’aime rigoler et partager de bons moments avec les gars de l’équipe.
Radio Peloton : Privilégier une équipe francilienne n’était pas ce à quoi vous aspiriez ?
Guillaume Bravard : Je ne suis pas forcément le genre de coureur à m’attacher à une région particulièrement. Il est avant tout important d’être dans un club où l’on se sent bien et Je me sens bien dans ma nouvelle formation.

Radio Peloton : Vous vous attendiez à gagner aussi tôt dans la saison ?
Guillaume Bravard : Je m’y attendais oui et non. D’un côté je n’ai pas beaucoup le temps de m’entraîner avec les cours donc au niveau des kilomètres j’avais un peu peur d’être court. Mais j’ai tout de même été sérieux tout l’hiver et lors du stage en Espagne avec l’équipe j’ai pu me rassurer sur mon niveau et engranger les kilomètres. Cependant le week-end juste avant, à Coulommiers j’ai pris une « claque » j’étais incapable de rester dans les roues. Je ne savais plus où me mettre. Mais grâce à mes parents, mon frère et mes amis je me suis re-motivé pour la course d’après. C’est simple dans les dix derniers kilomètres du TYN j’ai pensé à une personne et c’est à mon avis ce qui m’a donné la force de finir,j’avais des crampes depuis le dernier grimpeur .
Radio Peloton : Y-a-t-il une grosse différence entre la manière de courir en Bourgogne et celle en Ile-de-France ?
Guillaume Bravard : À mon goût il n’y a pas de grosse différence entre la manière de courir en Bourgogne et celle en Île de France. En effet beaucoup de coureurs franciliens sont présents au départ des courses provinciales, on retrouve très souvent les mêmes coureurs tout au long de la saison.
Radio Peloton : Que visez-vous cette année Guillaume ?
Guillaume Bravard : Les études occupent une place importante dans mon quotidien j’ai très peu de temps pour m’entraîner. L’objectif est donc de réussir mes études. D’un point de vu sportif mon objectif est de monter en 1ère catégorie au cours de la saison. Mais je prends avant tout du plaisir avec mon équipe et je vais tout faire pour aider les copains à gagner. J’espère pouvoir découvrir les manches du Challenge national espoirs qui m’apporteront de l’expérience tout comme les courses Élites auxquelles je vais participer avec le VC Toucy.

Photo : Alex Roma.

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Riebel prend de l’envergure

Passé de l’EC Montgeron-Vigneux(91) au VCA le Bourget(93) à l’intersaison Mathieu Riebel, 19 ans, effectue un début de saison remarqué avec déjà deux places dans les dix premiers en 1ère catégorie, lui qui est 2e catégorie. Le champion de France de l’américaine junior sera à suivre cette année.

Radio Peloton : Mathieu, comment se passe votre adaptation au VCA le Bourget ?

Mathieu Riebel : L’ambiance est très bonne, je ne regrette vraiment pas mon choix d’équipe. On est une équipe jeune composée de jeunes donc le courant passe bien entre nous.

Radio Peloton : Vous effectuez un début de saison remarqué…

Mathieu Riebel : C’est un peu une surprise pour moi. J’arrive avec beaucoup d’envie et de motivation. J’ai fait beaucoup de foncier pour me remettre plus sérieusement à la route sachant que le niveau serait plus relevé.

Radio Peloton : Cela veut dire que vous abandonnez la piste pour cette année ?

Mathieu Riebel : La piste m’a beaucoup apporté , mais je serai moins sur les vélodromes cette année. Je ferais tout de même les championnats d’Ile-de-France, peut-être la coupe de France de l’américaine et DN, si je suis sélectionné.

Radio Peloton : La victoire fait forcément partie de vos objectifs…

Mathieu Riebel : Bien sur, je me fixe au minimum de remporter une course en 2e catégorie, mais je ne cracherais pas sur l’idée de gagner une course en 1ère catégorie, mon début de saison m’a rassuré dans ce sens.

Radio Peloton : Sans négliger la coupe de France DN3…

Mathieu Riebel : C’est notre première année à ce niveau, l’objectif est de bien figurer, de montrer que l’on n’est pas là par hasard. A titre personnel, j’espère pouvoir découvrir les manches du Challenge National Espoir cette année, pourquoi ne pas viser une sélection au France route ? On n’en n’est pas encore là et la saison est encore longue.

Radio Peloton : Quel est votre programme de courses pour les semaines à venir ?

Mathieu Riebel : Je serai à Poilly-les-Gien, la semaine prochaine avant d’enchaîner avec Paris-Vallangoujard, la Gainsbarre et Paris-Pussay.

Photo : Martial Denais.

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L’année Bideau ?

A 26 ans, Sandrine Bideau (Montrichard VC 41) fait partie des valeurs sures du cyclisme français. La francilienne participera sous les couleurs de l’équipe de France dame à la première manche de coupe du Monde,le Trophée Alfredo Binda à Cittiglio (Italie), dimanche prochain.

Radio Peloton : Sandrine, comment s’est passée votre préparation hivernale ?

Sandrine Bideau : Ma reprise fut difficile, j’ai dû repartir de zéro suite à ma chute au Tour de Bretagne mi-juillet. Les conséquences, plus d’un mois de repos à cause d’une contusion au niveau de mon ancienne fracture du bassin. J’ai pu reprendre le sport début septembre et commencer ma préparation.

Radio Peloton : Vous entamez votre deuxième saison au sein de la DN région Centre…

Sandrine Bideau : Malgré ma blessure, la saison 2015 s’est bien passée pour moi que ce soit avec mon club ou la DN, je ne voyais pas de raison de changer.

Radio Peloton : Quel est votre avis sur le cyclisme féminin actuel ?

Sandrine Bideau : Je pense que ces dernières années, le cyclisme féminin évolue dans le bon sens, on commence à s’y intéresser un peu plus, en France nous avons maintenant les championnats de France retransmis à la télévision, la manche de coupe du monde à Plouay et la course By le tour avant l’arrivée du Tour de France c’est déjà un bon avancement. Après c’est sûr que si l’on compare le cyclisme féminin et le cyclisme masculin, il ’a un grand fossé…

Radio Peloton : Justement…Comment réduire ce fossé?

Sandrine Bideau : Je pense qu’il y’a eu quelques améliorations déjà. Cette année nous avons un World Tour comme chez les hommes. il faudrait continuer à créer de nouvelles courses.
Mais le vrai point c’est surtout la médiatisation, et le manque d’investissement financier pour les équipes. A l’étranger, c’est un peu plus développer niveau structure, en France nous n’avons qu’une équipe UCI, qui prend de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure des années, mais il faudrait beaucoup plus de moyens financiers pour permettre aux filles de vivre de leur passion. L’idéal serait que des équipes masculines puissent également avoir une équipe féminine, c’est déjà le cas à l’étranger, pourquoi pas en France ?

Radio Peloton : Est-ce compliqué d’être une fille dans le cyclisme ?
Sandrine Bideau : Ce qui est compliqué, c’est de pouvoir se consacrer totalement au cyclisme, sachant que nous devons concilier vie professionnelle et sportive.

Radio Peloton : La première manche de la coupe de France a d’ailleurs eu lieu dimanche dernier à Chambéry (73)…
Sandrine Bideau : L’équipe n’a pas eu de chance, on a perdu 2 équipières en début de course (sur chute et sur problème mécanique). Ça ne nous a pas avantagé. Ce n’est que la première manche de la coupe de France, même si on aurait voulu faire mieux, il y’aura d’autres occasions, la saison est longue !

Radio Peloton : Vous allez participer à votre troisième manche de coupe du Monde dimanche prochain en Italie…

Sandrine Bideau : Ce sera seulement ma quatrième course de la saison et ma première course à ce niveau depuis un petit moment…Je ne sais pas ce que je suis capable de faire à titre personnel mais je ferais de mon mieux. Après, il y’a des jeunes dans l’équipe, je suis là aussi et surtout pour les aider !

Radio Peloton : Qu’ambitionnez-vous Sandrine cette année ?

Sandrine Bideau : J’espère faire une aussi bonne saison qu’en 2015 autant sur le plan personnel qu’avec l’équipe ! Pourquoi ne pas viser une victoire sur une manche de coupe de France par exemple ?

Radio Peloton : A 26 ans quel est votre plus grand reve dans le cyclisme ?

Sandrine Bideau : Mon plus grand rêve dans ce sport? C’est une bonne question …je dirais d’être championne de France ! Mais je vais devoir tuer pas mal de filles si je veux le réaliser… j’hésite encore ! (Rires).

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Valentine Rieb et le renouveau du Cyclisme Artistique en Ile-de France

Originaire d’Alsace, Valentine Rieb,23 ans, est arrivée sur la région parisienne l’année dernière avec dans ses bagages une discipline toute entière pour le CIF: le Cyclisme Artistique! Pratiquante à la STEP Geispolsheim de 1997 à 2013, elle fait depuis 2015 le bonheur du CSM Puteaux (Hauts-de-Seine) où sa troisième place au Championnat de France élite femme la même année a généré une émulation dans le club alto-séquanais. L’Alsacienne entraîne des pratiquants de tous âges au sein du club du président Raymond Plaza. Elle est également en charge de l’organisation du championnat de France de cyclisme artistique « minime et élite » et de cycle-balle « élite » à Puteaux les 22,23 octobre 2016 et du Trophée de Puteaux qui regroupera le 28 mai du cycle-balle, du cyclisme artistique, et éventuellement du polo-vélo en salle.

Radio Peloton : Valentine, pouvez-vous nous raconter votre parcours sportif?
Valentine Rieb : Dès l’âge de 5 ans, j’ai commencé à pratiquer le cyclisme artistique au sein du vélo club STEP Geispolsheim. J’ai également fait de la gymnastique pendant plus de 5 ans et du patinage artistique durant une dizaine d’années. En parallèle, j’ai joué de la musique pendant une quinzaine d’année au sein de la société de musique « Harmonie » de Blaesheim en tant que flutiste. Lorsque que j’étais encore en Alsace, je pratiquais également la danse folklorique

Radio Peloton : Comment avez-vous découvert le cyclisme artistique ?
Valentine Rieb : J’ai découvert le cyclisme artistique à l’âge de 5 ans, lors d’une démonstration à l’école primaire. C’est un sport qui m’a tout de suite plu. J’ai été ébahi par l’enchaînement des mouvements, cela paraît si simple, mais cela ne l’est pas toujours (rires).

Radio Peloton : Qu’est ce qui a motivé votre arrivé au CSM Puteaux ?
Valentine Rieb : A l’issue de mon dernier stage au sein du siège social de la compagnie d’assurance AGEAS France, (PARIS – La défense), j’ai été sollicitée pour un CDI qui a motivé mon installation en région parisienne. Le CSM Puteaux a été le premier club qui a montré son enthousiasme face à mon projet de monter une section de cyclisme artistique et le club est idéalement placé par rapport à mon travail.

Radio Peloton : Pour le grand public, peux-tu nous expliquer ce qu’est le cyclisme artistique ?
Valentine Rieb : Chaque programme présenté doit se réaliser dans un temps maximal de 5 minutes. Le nombre de figures est limité selon la catégorie et la discipline (entre 20 et 30 exercices).Lors d’une compétition, chaque participant doit présenter une fiche précisant l’ensemble des figures qu’il va réaliser dans l’ordre spécifié. Pour chacune des figures, un nombre de points est attribué et à chaque faute commise durant les cinq minutes du programme, des points sont retirés.

Radio Peloton : Quelles sont les figures présentées ?
Les figures présentées sont de différents types. Les « debouts » : se tenir debout sur la selle ou le guidon par exemple en réalisant un cercle, un demi-cercle, un « S » ou un « 8 » sur le terrain .Les « roulés » : maintenir une certaine position pendant un cercle, un demi-cercle, un « S » ou un « 8 » sur le terrain. Les « cabrés » : figures réalisés en ayant uniquement la roue arrière en contact avec le sol. Les « passages » : éléments permettant de pouvoir s’installer en « cabré ». Les « sauts » : éléments qui permettent de passer d’une situation à une autre sans toucher le sol et en gardant les deux roues en contact avec le sol.

Radio Peloton : Vous avez en plus un palmarès éloquent…
Valentine Rieb : En 2008, j’ai été sélectionnée pour la première fois en équipe de France. J’ai par ailleurs réalisé une meilleure performance au championnat d’Europe junior (92,03 points réalisés pour 103,60 points présentés) qui m’a valu la 9ème place du classement individuel féminin. En 2010, pour ma dernière année de sélection en équipe de France dans la catégorie junior, j’ai atteint la 9ème place du classement individuel féminin. En duo, Louise Rietsch et moi avons réussi à battre le duo autrichien qui présentait plus de points que nous initialement pour nous hisser sur la troisième marche du podium. Ma plus belle année fut 2012 avec deux titres de championne de France, en duo et en individuel. J’ai aussi participé à plusieurs championnats du monde.

Radio Peloton :Quels sont vos objectifs pour développer le cyclisme artistique en Ile-de-France?
Valentine Rieb : Actuellement, le CSM Puteaux compte 5 adhérents au cyclisme artistique. Quatre d’entre nous avons pour objectif de participer au championnat de France en octobre (le dernier est trop jeune). Etant seule pour entrainer, je n’ai pas la capacité d’en accueillir encore autant ! Je commence à former l’entourage de mes athlètes mais pour vraiment développer le cyclisme artistique dans la région, il faudrait former des personnes d’autres clubs (avis aux intéressés). Mon objectif est de stabiliser la discipline dans un premier temps au CSM Puteaux.

Radio Peloton : Comment pratique-t-on le cyclisme artistique ? seul ? En groupe ?
Valentine Rieb : Le cyclisme artistique peut se pratiquer à 1, à 2 ou à 4 ou à 6. Depuis 1998 je pratique l’individuel et j’ai aussi pratiqué le duo avec Louise Rietsch. J’aimais beaucoup cette discipline mais il n’y a personne en Ile-de-France pour la pratiquer avec moi ! Concernant le quadrille à 4, il n’y en a plus depuis quelques années en France et c’est une discipline qui demande une maîtrise parfait du cabré (roulé sur la roue arrière, en marche avant et en marche arrière).

Radio Peloton : De quelles autres disciplines viennent les pratiquants de cyclisme artistique ?
Valentine Rieb : J’entraîne actuellement trois garçons et une fille. Quand j’ai commencé, il y avait beaucoup plus de filles à pratiquer cette discipline en France mais ça a beaucoup évolué depuis… Trois d’entre eux faisaient déjà partie du CSM Puteaux via l’école de vélo et le dernier est un artiste de cirque. Ce qui est surprenant c’est qu’ils ont vraiment des aptitudes différentes et avancent chacun à leur rythme. Je ne m’attendais pas à ce qu’ils évoluent aussi vite ! Le début est très prometteur.

Radio Peloton : Comment expliquez-vous que le cyclisme artistique soit populaire en Alsace et Rhône-Alpes, mais inexistant ailleurs?
Valentine Rieb : Le cyclisme artistique a été importé d’Alsace en Rhône Alpes par Paul Cabourg puis de Rhône-Alpes en Auvergne par Alain Do Duc. Comme c’est une sport qui est peu pratiqué et peu connu, il est difficile de trouver des entraineurs et des personnes motivées pour consacrer une grande partie de leur temps à ce sport.

Radio Peloton : Quels conseils donneriez-vous à une personne qui voudrait se lancer dans cette discipline?
Valentine Rieb : Quelqu’un qui veut se lancer dans le cyclisme artistique ne doit pas le faire seul, nous n’avons pas de casque mais nous apprenons à tomber pour ne pas se faire mal et puis les vélos ne sont pas de simples pignons fixes, la selle et le guidon ont une forme particulière pour être adapter aux différentes figures. Celui (ou celle) qui a envie de se lancer dans cette discipline peut venir essayer tous les mercredis et vendredis entre 12h15 et 14h dans le hall des sports sur l’Ile-de-Puteaux. La seule exigence requise est de savoir faire du vélo sans les petites roues, le reste s’apprend avec des heures de travail !

Propos recueillis par Michel Vanvynckt (avec L.M)

« Merci Valentine, et bravo pour ce que tu fais. En tant que cycliste multidisciplinaire j’ai adopté cette magnifique pratique, très différentes de mes autres, car là, aucune force appliquée sur le pédalage; Trouver le point d’ équilibre, et se lancer dans des mouvements tout en conservant celui-ci, est une aventure passionnante et qui, en bonus, me donnera plus d’ assurance et un gain de temps/d’ énergie dans toutes les autres disciplines » Michel Vanvynckt.

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Evenot danse la valse dans la Vienne

Le Val d’Oisien Killian Evenot (Dunkerque Littoral Cyclisme) n’a pas fait dans la demi-mesure pour s’imposer au sprint lors de la première manche de coupe de France DN3, la Vienne Classic, dimanche 6 mars. Le coureur de 21 ans devance deux autres franciliens, Boris Zimine (CM Aubervilliers 93) et Grégory Noel (AS Corbeil-Essonnes).

Radio Peloton : Killian, vous vous attendiez à remporter une manche de coupe de France DN3 ?

Killian Evenot : Je dirais, que j’espèrais gagner une manche de coupe de France DN3. Je savais que sur la Vienne Classic cela pouvait se faire. L’an dernier j’avais réglé le sprint du peloton. Je savais donc que le parcours pouvait me convenir et que la ligne droite d’arrivée était dans mes cordes.

Radio Peloton : Qu’est ce qui a fait la différence selon vous ?

Killian Evenot : Le mental et les conditions climatiques de la fin de course avec la pluie et la grêle. J’aime quand la course se durcit avec les éléments. Il faisait froid, très froid. A titre personnel, je ne sentais plus mes bras, mes pieds et mes jambes, j’avais besoin de me réchauffer en sprintant (rires).

Radio Peloton : Qu’ambitionnez-vous maintenant pour la suite de la saison ?

Killian Evenot : Je veux continuer à performer même si parfois, la forme ne sera pastoujours là. J’aiderai également mes coéquipiers à aller chercher la victoire. J’ai d’autres objectifs dans un coin de ma tête mais qui sont beaucoup plus tard dans la saison.

Radio Peloton : Ancien champion de France sur piste, on vous retrouvera dans cette discipline cette année ?

Killian Evenot : Je roule une à deux fois par semaine sur le Vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines (Yvelines), pour travailler les intensités, le geste de pédalage, l’explosivité, la vélocité enfin tout en fait (rires). Ca m’aide beaucoup pour la route, j’aime bien la piste de toute façon. Je pense reprendre les compétitions sur piste assez sérieusement, pour m’améliorer notamment sur la poursuite.

Photo : Gérard Briand.

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Leblond l’eden à l’Est

Lucas Leblond a pris le large ! Le sympathique coureur essonnien a quitté l’AS Corbeil-Essonnes à l’intersaison pour l’AC Bisontine formation qui dispute la Coupe de France DN2. A 21 ans, c’est une étape supplémentaire dans la carrière déjà bien remplie de l’Evryen

Radio Peloton : Que retenez-vous de vos années franciliennes ?
Lucas Leblond : Il y a eu beaucoup de rencontres. Quasiment tous les concurrents de ces dernières années sont des amis. C’est un petit pincement au coeur de se dire que je verrai beaucoup moins ceux qui ont participé à ma formation.

Radio Peloton :Pourquoi avoir rejoint l’AC Bisontine à l’intersaison ?

Lucas Leblond : J’ai rejoint l’AC Bisontine car j’ai commencé une formation à Besançon. C’est le club le plus proche, mais pas seulement. L’équipe est en DN2 et il y a un beau calendrier de course. De plus c’est un club qui se revendique formateur et qui s’appuie beaucoup sur ses bénévoles. Je retrouve un peu de l’ECMV dans ce club.
Radio Peloton :C’est donc l’EC Montgeron-Vigneux qui vous a le plus marqué en IDF ?
Lucas Leblond : L’ECMV m’a permis de grandir en me donnant l’amour du vélo et en me donnant un esprit d’équipe presque familial. D’ailleurs, l’école de vélo a beau daté d’il y a 10 ans on est encore en contact avec certains. On a souvent l’occasion de se retrouver dans les soirées organisées chez des amis, même si c’est plus compliqué pour moi maintenant que je suis à Besançon.

Lucas Leblond à l'époque sous les couleurs de l'AS Corbeil-Essonnes (photo Loic Manceau).
Lucas Leblond à l’époque sous les couleurs de l’AS Corbeil-Essonnes (photo Loic Manceau).

Radio Peloton : Votre circuit préféré en Ile-De-France ?
Lucas Leblond :Choisy en Brie(77). Un circuit en plaine, mais plein de faux-plats et il y a toujours beaucoup de vent. Je trouve que c’est celui qui met le plus en valeur mes qualités.

Radio Peloton : Comment se passe votre adaptation dans l’Est de la France ?
Lucas Leblond : A Besançon les gens sont très accueillants et paraissent plus joyeux qu’en région parisienne. Et puis après avoir goûté les fromages locaux, la raclette, la saucisse de Morteau et la galette bisontine, on s’y sent tout de suite bien !

Radio Peloton : Quelles sont vos ambitions pour 2016 ?
Cette année, je veux etre au niveau élite ne pas subir sur toutes les courses. Participer à la réussite des objectifs du club est très important pour moi, c’est une manière de rendre la pareille aux bénévoles pour tous leurs efforts. Sur le plan personnel, si je pouvais gagner sur une course régional je serais satisfait.

Radio Peloton : Si vous deviez refaire quelque chose dans votre  carrière cycliste cela serait ?

Lucas Leblond : Si je devais refaire quelque chose dans ma carrière cycliste ce serait de m’entraîner plus durement lors des années minimes et cadettes, ainsi que d’écouter un peu plus les conseils qu’on peut me donner. J’ai souvent pensé très bien connaître le cyclisme. Aujourd’hui je me rends compte que je me fourvoyais. On n’a jamais fini d’apprendre.

Radio Peloton : Sur quelles courses aura-t-on l’occasion de vous croiser dans le courant du mois de mars ?
Lucas Leblond : Les 5 et 6 Mars je devrais participer au circuit des 4 cantons et au criterium du printemps si mon genou aujourd’hui douloureux me le permet. le 13 mars Wittenheim, 20 Mars Châtillon-Dijon, 26 mars le prix Valentin, organisation du club et le 27 mars Annemasse-Bellegarde et retour pour finir en beauté.

Radio Peloton : Votre frère Alliaume est professionnel dans l’équipe luxembourgeoise du Team Differdange, qu’espères-tu pour lui en 2016 ?

Lucas Leblond : J’espère beaucoup de réussite pour mon frère. Toute la famille le soutient. J’espère que Differdange ne sera qu’une étape pour lui. Pour ça, il lui faudra gagner des courses cette saison !

 

photo (1):Coco photos vélo Corentin Guicheteau.

photo (2) : Loic Manceau.

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