Interview de … Flavien Legeay (VC Arpajon)

Ancien coureur 1ère catégorie de l’AS Corbeil-Essonnes, Flavien Legeay, 30 ans s’est confié à l’équipe de Radio Peloton. Passé également par le CS Brétigny, le fils de Bruno Legeay, nouveau directeur sportif au sein du Paris Cycliste Olympique, revient sur ses années vélo.

« Le vélo, c’est l’épanouissement total »

 

Radio Peloton :Flavien, cela fait maintenant trois que l’on ne vous a pas vu avec un dossard en compétition…

Flavien Legeay : Ma dernière vraie saison s’est finie en 2016 , puis en changeant de travail pour un poste un peu plus prenant et passionnant, mon temps libre s’est fortement réduit au point de ne plus pouvoir m’entraîner suffisamment pour courir.

Radio Peloton : Qu’est ce que vous retenez de vos années vélo ?

Flavien Legeay :Le vélo c’est l’épanouissement total : on se fixe des objectifs, on travaille dur pour les atteindre, avec plus ou moins de succès mais on en tire toujours quelque chose. On fait forcément de belles rencontres avec des passionnés qui partagent leur savoir, je ne vais pas tous les citer de risque d’en oublier.

Radio Peloton : Les compétitions doivent vous manquer…

Flavien Legeay : Totalement ! J’ai toujours une licence d’ailleurs au cas où j’arrive à aligner quelques sorties !

Radio Peloton : Que restera votre plus beau souvenir en compétition ?

Flavien Legeay : Je vais en donner un par décennie de pratique : 2006 Paris Roubaix juniors avec l’Ile -de -France, on arrive sur le vélodrome à un groupe de 27 pour la gagne. Bon j’étais cuit et je fais 26e mais super moment. Le second en 2014, gagner le classement général du Triangle Sud Berry avec mon frère, Gaylord qui le remporte en pass, c’est fou ce que l’euphorie est décuplée quand tu as bataillé une semaine entière.

 

Radio Peloton : En quoi consiste votre pratique sportive maintenant Flavien ?

Flavien Legeay : Elle est très aléatoire hormis le foot à 5 du dimanche. J’essaie d’enchaîner le home trainer mais ça peut durer un mois puis plus rien le suivant.

Radio Peloton : Quel coureur vous a le plus impressionné sportivement en compétition ?

Flavien Legeay : En compétition, je suis obligé de dire Tony Gallopin, même si hors compétition c’est Yoann Offredo. Nous avons le même âge, j’ai pu voir sa progression jusqu’en junior où il avait déjà tout d’un grand, il était excellent rouleur, grimpait de mieux en mieux et avait surtout la science de la course. On avait beau anticipé ses attaques, il trouvait toujours un moyen de reboucher une ou deux minutes puis contrer immédiatement, il forçait déjà le respect et en plus il était humble !

 

Photo : Loïc Manceau.

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Interview de… Greg Hallop (Team Crédit Mutuel/Garage premier)

A 23 ans, Greg Hallop a fait le choix de quitter le Team Peltrax-CS Dammarie-lès-Lys après deux saisons pour rejoindre Le Team Crédit Mutuel/Garage premier en Martinique. L’estonien revient sur son début d’année sous ses nouvelles couleurs.

« Je veux gagner des courses »

Radio Peloton : Greg, comment s’est passée votre adaptation en Martinique ?

Greg Hallop : Tout s’est très bien passé, je commence à m’habituer aux températures chaudes. J’ai déjà fait trois courses. A la première, j’ai terminé sixième, je gagne la première avant de prendre la dixième place sur la troisième. Je suis content de mon début de saison, j’epsère maintenant poursuivre sur cette dynamique.

Radio Peloton : Vous portez les couleurs du Le Team Crédit Mutuel/Garage premier…

Greg Hallop : J’ai choisi cette équipe parce que je voulais acquérir une autre expérience du cyclisme. J’ai eu peu d’occasions de continuer en métropole, venir en Martinique est un nouveau challenge. J’aime découvrir de nouveaux endroits dans le monde, c’est aussi pourquoi j’ai pris cette décision.

 

 

Radio Peloton : Que retenez-vous de vos deux années au Team Peltrax-CSD ?

Greg Hallop : J’ai passé de bons moments avec les coéquipiers avec qui je vivais à Dammarie-lès-Lys. J’ai aimé le fonctionnement de l’équipe et sa volonté de toujours vouloir grandir. L’encadrement a toujours fait en sorte que tout se passe bien. J’ai aussi commencé à parler français là-bas et à découvrir la culture locale. Outre l’expérience sportive, c’est aussi une expérience de vie.

Radio Peloton : Quelles sont vos ambitions cette saison Greg ?

Greg Hallop : Je veux gagner des courses et j’ai notamment en tête de remporter une étape sur le prochain Tour de la Martinique. Approcher du top cinq au championnat d’Estonie est aussi dans mes ambitions.

Radio Peloton : Avec du recul, comment analysez-vous votre saison 2018?

Greg Hallop : Je suis vraiment content de ma saison 2018. Je n’ai jamais été aussi en forme pendant toute la saison. J’ai commencé à m’entraîner avec le capteur de puissance en mars et cela a fait une grande différence.

Photo : Loïc Manceau.

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Interview de …Clémence Mariaccia (COCF Courcouronnes)

Clémence Mariaccia fait partie des nouvelles recrues du COCF Courcouronnes ! A 26 ans, l’essonnienne va découvrir ses premières compétitions sur route au sein de la formation lauréate des Challenges du Comité d’Île-de-France l’an dernier sur le parcours de Sourdun (Seine-et-Marne).

« J’aime la compétition »

Radio Peloton : Clémence, vous avez pris votre première licence de cyclisme en compétition cette année…

Clémence Mariaccia : Cela fait maintenant trois ans que je suis licenciée dans un club de triathlon (US Palaiseau). J’y ai découvert ce sport et j’adore. J’ai également découvert le vélo de route, que je n’avais jamais pratiqué jusqu’alors, moi qui viens de la gymnastique artistique.

Radio Peloton : Qu’est ce qui vous a plu dans le cyclisme ?

Clémence Mariaccia : J’ai adoré le vélo dès les premières sorties et les sensations que la pratique procure. Après quelques courses, je me suis rendue compte que dès trois disciplines du triathlon, le vélo était celle pour laquelle j’avais les meilleures capacités, ce qui m’a donné envie de progresser. En septembre j’ai participé à ma première course de vélo route en tant que non licenciée à la pass cyclisme « course des Demois’elles » à Courcouronnes. J’ai vraiment accroché.

Radio Peloton : Qu’avez-vous découvert lors de cette première compétition ?

Clémence Mariaccia : C’est très différent du vélo sur un triathlon je dirais même que c’est pratiquement un sport différent! J’ai trouvé cela très « stratégique » et technique, plus que ce à quoi je m’attendais. Je me suis aussi rendue compte qu’il y avait du travail! (sourires). Cela m’a donné envie d’en savoir plus sur cette discipline. J’aime la compétition que je connais depuis toute petite cela me stimule.

Clémence Mariaccia (COCF Courcouronnes). Photo : COCF Courcouronnes.

 

Radio Peloton : Vous avez donc choisi de porter les couleurs du COCF Courcouronnes en 2019…

Clémence Mariaccia :J’avais déjà suivi les filles du COCF sur la dernière étape du tour en J-1 et c’est une amie, licenciée dans ce club, qui m’a parlé de la course Pass Cyclisme organisée par le COCF. J’habite assez loin de Courcouronnes alors je me suis d’abord renseignée dans les clubs autour de chez moi. Malheureusement aucun n’avait de « structure » adaptée pour me recevoir. On m’a gentiment proposé des solutions : m’entraîner avec les jeunes garçons, me faire des programmes adaptés, etc. J’ai senti que j’étais « la bienvenue » mais j’ai eu peur de me sentir un peu trop « isolée ». Courcouronnes a donc été la meilleure solution pour répondre à mes attentes! Pour le moment je ne suis pas déçue, même s’il y a du niveau…!

 

 

Radio Peloton : N’est ce pas difficile de jongler avec votre pratique du triathlon ?

Clémence Mariaccia :Les entraînements de triathlon sont assez libres et au départ je souhaitais m’inscrire dans un club de cyclisme afin de trouver un « cadre » et des conseils un peu plus personnalisés pour progresser. Je pense aussi que cela va m’apporter de la technique et plus de confiance sur le vélo.

Radio Peloton : Quelles sont vos références en triathlon ?

Clémence Mariaccia : Je suis pratiquement novice en triathlon alors côté références… Je fais surtout des triathlons S et quelques M. Je suis plus à l’aise sur les courtes distances et les efforts « intenses mais courts », merci la gymnastique. J’ai fais quelques années de natation synchronisée et de water-polo donc je suis à l’aise dans l’eau mais pas excellente. Comme je le disais c’est généralement en vélo que je me défends le mieux. En course à pied je traîne une blessure que je me suis enfin décidée à résorber depuis plusieurs mois, en cours donc…

Radio Peloton : Quelles sont vos attentes de la pratique cycliste ?

Clémence Mariaccia : J’attends de ma pratique du cyclisme de progresser d’une part, de découvrir cette discipline assez normée et technique plus en profondeur. Je me rends compte que c’est presque un sport d’équipe et cela me motive également beaucoup! C’est un sport individuel d’une certaine manière mais dans lequel vous ne pouvez rien faire sans votre équipe et parfois même sans vos concurrents… Je trouve cela très intéressant. Je pense que « le groupe » peut me faire progresser et puis c’est toujours plus motivant de s’entraîner à plusieurs! Je cherche également à me dépasser mais surtout à prendre du plaisir… j’adore la sensation de bien être que je ressens par moment sur le vélo. J’aime aussi le côté compétition, mais toujours dans la bonne humeur!

Radio Peloton : En quoi consiste votre intersaison hivernale ?

Clémence Mariaccia : Je fais pas mal de VTT car j’adore ça! C’est complètement différent du vélo de route mais je m’amuse vraiment, ça me donne envie de tester le cyclocross à l’avenir…!
Sinon j’essaye aussi de rouler en vélo de route malgré le froid, la pluie et le vent…et de mouliner, apparemment c’est ce qu’il faut faire en hiver (sourires). Je fais un peu de home-trainer mais je n’aime pas tellement ça…comme beaucoup, je pense.

Radio Peloton : Vous avez donc découvert les entraînements collectifs sur route…

Clémence Mariaccia : Ils me plaisent aussi beaucoup car ils sont très bien adaptés pour nous et permettent de progresser. J’essaye d’appliquer les conseils donnés dans mes sorties. Malheureusement comme c’est assez loin de chez moi je n’y vais pas tous les week-ends mais cela fait partie de mes résolutions 2019! Et bien sûr je complète avec la natation, un peu de renforcement et mes séances de kiné pour la course à pied. Côté alimentation je dirais que je m’adapte à la saison. (sourires).

Radio Peloton : Avec quels objectifs pour la saison à venir Clémence ?

Clémence Mariaccia : J’ai envie de découvrir la discipline et de voir si j’y trouve ma place. J’ai quelques appréhensions sur la distance des courses car je suis plus à l’aise sur des distances courtes : 30 à 50 kilomètres, mais je verrai bien! J’ai l’objectif de progresser et de me sentir réellement utile lors des courses, tout en prenant du plaisir, je trouve que c’est déjà un bel objectif .J’ai à minima cinq courses à faire durant la saison, à caler entre les triathlons.

 

Photo : COCF Courcouronnes.

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Interview… d’Eric Ibouth (EC Montgeron-Vigneux)

Eric Ibouth fait partie des nouvelles recrues de l’EC Montgeron pour la saison 2019 ! A 26 ans, le coureur originaire de la Réunion et formé au VC Saint-Denis va découvrir ses premières courses franciliennes d’ici un mois et demain, avec déjà une certaine impatience.

« Prendre du plaisir sur le vélo »

 

Radio Peloton : Eric, vous avez rejoint l’EC Montgeron-Vigneux à l’intersaison…

Eric Ibouth : Les enfants de mon cousin, Jean-Marc Moutoussamy sont licenciés au club. Il m’avait dit beaucoup de bien de l’EC Montgeron-Vigneux. C’était donc pour moi logique de rejoindre cette formation. L’accueil a été très familial et chaleureux de la part des coureurs et du staff.

 

Radio Peloton : Qu’est ce que vous aimez dans le cyclisme ?

Eric Ibouth : Je suis très attaché à la notion de collectif mais également à la notion de plaisir tout en puisant dans ses réserves physiques et mentales.

Radio Peloton : Quel était votre coureur cycliste professionnel préféré ?

Eric Ibouth : Lance Armstrong. Je garde des souvenirs d’enfance où l’américain placé des démarrages impressionnants. Ses duels avec l’allemand Jan Ullrich dans les cols restent encore dans ma mémoire.

Radio Peloton : Comment s’est passée votre adaptation sur la région parisienne ?

Eric Ibouth : C’est un nouveau mode de vie. Tout est assez centralisé avec les transports en commun, il n’y a pas toujours nécessité à prendre la voiture pour aller à droite à gauche. Bon par contre le temps me change de la Réunion (sourires), mais comme dit la famille, il vaut mieux avoir bien chaud que froid. Ma famille et mes amis sont là aussi pour faciliter mon adaptation.

Radio Peloton : Quels sont vos objectifs pour cette année Eric ?

Eric Ibouth : Nous avons un bon groupe en 3e catégorie. Je veux me mettre au service de l’équipe lorsque cela sera nécessaire mais avant tout, prendre du plaisir sur le vélo. Avec mon travail à Orly, je ne serai pas forcément là sur toutes les courses.

 

Photo : Loïc Manceau.

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Interview de … Michaël Sabourin (Team Peltrax-CS Dammarie-lès-Lys)

A l’entame de sa troisième saison en tant que coureur 3e catégorie au Team Peltrax-CS Dammarie-lès-Lys, Michaël Sabourin s’est confié à l’équipe de Radio Peloton sur deux de ses passions, le cyclisme et la peinture. A 41 ans, le protégé du président Eric Arnaud a notamment fréquenté les clubs de l’US Nemours-Saint-Pierre, de Sénart-Combs, de Souppes-sur-Loing, de Sens et de Pont-sur-Yonne Cyclisme.

 

« Être là pour aider l’équipe »

Radio Peloton : Michaël, depuis combien de temps pratiques-tu le cyclisme en compétition ?

 

Michaël Sabourin : Je pratique le cyclisme depuis 1997,avec une coupure de quatre ans pour raisons professionnelles. Des Formations et montée grade chez les pompiers paris ou aujourd’hui je suis sergent chef.

 

Radio Peloton : Pourquoi ce sport et pas un autre ?

 

Michaël Sabourin : Il m’apporte beaucoup mentalement, on fait le vide des heures durant. Pompiers de Paris n’est pas un métier toujours facile, malheureusement l’actualité vous le montre encore. La pratique du cyclisme a beaucoup de correspondance avec ce métier. Effort, rigueur, humilité, partage, cohésion, respect.

Radio Peloton : Comment te sens-tu au Team Peltrax-CSD ?

Michaël Sabourin : Je me sens rajeuni, motivé comme jamais, un super club avec une structure et un encadrement qui conviennent à mon idée que je me fais du vélo. José Gouère m’avait déjà approché en 1999 alors que jetais national mais c’était l’année de mon service national obligatoire. Par correction, j’avais décliné la proposition sachant que dix mois durant je ne pourrais pas rouler. Malheureusement je crois que c’est la plus grosse erreur que j’ai faite. Intégrer la Peltrax à 20ans, m’aurait propulsé plus haut, c’est certain.

 

Radio Peloton : Tu fais figure d’ « ancien » dans la formation dammarienne …

Michaël Sabourin : Quand je vois tous ces jeunes qui intègrent l’équipe, ils ne savent pas la chance qu’ils ont. Quelque soit la catégorie, chacun a sa place. Tout est fait pour les coureurs, faut dire qu’on a des bénévoles dévoués totalement à soutenir aider encadrer leurs coureurs.

Radio Peloton : Avec du recul, comment juges-tu ta saison 2018 ?

Michaël Sabourin : pour un coureur pas tout jeune, je ne suis pas saignant, mais je me suis senti bien, et je fais tout pour rester au meilleur niveau que je puisse. J’ai préparé mes entraînements sérieusement, et le résultat est correct. Quelques petites places, un podium sur une course relevée, ou l’expérience a joué, du plaisir mais surtout être la pour aider l’équipe. A 40 ans j’ai préféré voir gagner des jeunes que de passer pour un vieux briscard.

 

Radio Peloton : A part le cyclisme, tu peints également des toiles…

Michaël Sabourin : j’ai toujours peint en autodidacte, j’ai souvent occupé mes soirées de garde, la nuit à peindre ou crayonner. Aller voir des expositions, les différents artistes ou différentes techniques vous enrichi et vous fait progresser. Le tout est de se lancer. Ne croyez pas que l’on peint comme ce que je réalise aujourd’hui dès le premier jour. Je ne compte pas les toiles ou les gens louchaient, ou un portrait de ma soeur méconnaissable. Je me suis essayé à beaucoup de techniques huile acrylique aquarelle sculpture.

Radio Peloton : Qu’est ce que tu aimes dans cette activité ?

Michaël Sabourin : J’aime tromper le regard. Croire de loin qu’il s’agisse d’une photo, pour au final de près constater que des tâches de couleurs donnent illusion.

Radio Peloton : Que reste ton plus beau souvenir parmi les toiles que tu as pu faire ?

Michaël Sabourin : Deux bons souvenirs deux belles rencontres. Deux coureurs supers sympathiques, généreux et au grand coeur. Jeremy Maison et Hugo Hofstetter. Le plaisir est né d’une toile que je leur ai réalisé, ils m’ont invité chez eux, on a partagé quelques sorties d’entraînement ensemble et depuis ils m’adressent de temps à autre un petit message.

Radio Peloton : Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Michaël Sabourin : Un peu tout, mais surtout l’expression les émotions du sport. Peindre une victoire n’est pas ma préférence. Mais un beau sourire, une accolade, la déception, la complicité sont mes sujets de prédilection.

 

 

Radio Peloton : Tu travailles sur une toile en particulier en ce moment ?

Michaël Sabourin : Actuellement je peins pour un ami, Lucas Plaisant qui adore mes créations. Sinon j’ai attaqué un coureur chouchou des français sur le Tour de France, que j’espère rencontrer prochainement. Je rêve de finaliser mon exposition dans un lieu insolite sur Paris (je cherche encore ou), ou lors du vernissage, j’aurais plaisir de convier tous ceux qui s’intéresse à ma passion. Nombre coureurs pros m’ont annoncé faire le déplacement pour l occasion. 

Radio Peloton : Quelles sont tes ambitions sportives et artistiques pour 2019 ?

Michaël Sabourin : 2019 est une année de la transmission de mon expérience cycliste et suivre les jeunes pour leur permettre de monter ou de s’approcher du podium. Mais surtout je fais le maximum pour soutenir, encourager à chaque entraînement mon ami Teo Quillet. Depuis l’an passé, je ne compte pas mes heures de selle à ses côtés, je crois finalement que le physique est une chose mais le réconfort mental et psychologique l’est tout autant. En 2019, je n’ai plus l’envie de rouler sous la flotte, et oui on vieilli, d’où mon nouveau surnom de Michael, l’homme en sucre (sourires).

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Interview de…Serge Profit (ESC Meaux)

A 49 ans, Serge Profit est arbitre national au sein de la Fédération Française de Cyclisme. Licencié à l’ESC Meaux présidé par Pascal Lignier, le Seine-et-Marnais est également coureur en D4.

« Pas déconnecté de la réalité du coureur »

Radio Peloton: Comment vous est venue votre vocation d ‘arbitre ?

Serge Profit : Je suis devenu arbitre un peu grâce à Romain Lamirand , puisqu’il était arbitre avant moi. Il me répétait de me présenter car il estimait que ça me conviendrait. Je savais aussi qu’il manquait d’arbitre en région parisienne.

Radio Peloton: Quel conseil donneriez-vous à des personnes qui veulent devenir arbitre sur des courses de vélo ?

Serge Profit : Déjà, qu’il fasse une journée complète avant avec un arbitre sur une organisation. Un genre d’immersion. Qu’ils n’hésitent pas à demander… Puis si ça leurs convient qu’ils fassent la formation.

Radio Peloton: Jusqu’à devenir arbitre, en quoi consistait votre investissement dans le milieu cycliste ?

Serge Profit : J’ai commencé à La Pédale Fertoise comme coureur, puis j’ai pris en charge les engagements des coureurs, aider aux entraînements des jeunes de l’école de vélo. Puis je suis passé vice-président et responsable sécurité.

Radio Peloton: Vous êtes également coureur de temps en temps …

Serge Profit : Courir est toujours un plaisir et ça permet de se retrouver de temps en temps de « l’autre côté de la course ». Les coureurs ont une autre approche de ma fonction grâce à ça, comme je suis encore coureur. Pour eux, je ne suis pas déconnecté de la réalité du coureur.

 

Radio Peloton: C’est une forme d’équilibre donc ?

Serge Profit : J’effectue plus d’arbitrage que de courses. Même si j’ai perdu en rythme c’est toujours un plaisir de courir. Je décompresse lors de mes courses comme pratiquant, je n’ai pas besoin d’être en alerte en permanence.

Radio Peloton: Qu’est ce qui est le plus compliqué en tant qu’arbitre selon vous ?

Serge Profit : Le plus compliqué est de faire comprendre à certains coureurs l’application des règlements et le bien fondé de ces règlements. Certains pensent que nous sommes là pour empêcher leur courses de se dérouler comme dans leurs souhaits. Hors il faut nous considérer comme conseiller technique.

Radio Peloton: Comment voyez-vous l’avenir du cyclisme dans dix ans ?

Serge Profit : C’est une très bonne question. Et Madame Irma me dit que dans 10 ans, la technologie nous aidera plus, il y aura plus de féminines , mais peut-être des difficultés accrues pour les organisateurs….. Ce sont les réponses de Madame Irma (sourires).

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Interview de… Michel N’So

Ancien coureur du CSM Epinay-sur-Seine et de la Roue d’Or Conflanaise, Michel N’So est passé du cyclisme de compétition au Muay Thai après dix ans dans le milieu cycliste. Le fils du président de l’EC Morsang-sur-Orge Félipe N’So revient sur son parcours.

« j’ai vraiment compris les exigences qu’il fallait pour être performant »

Radio Peloton : Michel, que retenez-vous de vos années dans le vélo ?

Michel N’So : C’est surtout l’esprit de camaraderie entre les gars. Il y avait toujours une bonne ambiance au départ des courses. Cette tension qui t’anime avant chaque coup de sifflet c’était excitant. Ce sport m’a appris beaucoup de chose sur moi et même et sur la vie en général.

Radio Peloton : Et sportivement ?

Michel N’So : je n’ai jamais gagné de courses, j’ai souvent fait des tops 10 en route et cyclo-cross. J’ai couru à l’époque en jeunes avec des mecs comme Yoann Offredo, Jimmy Turgis et Kevin Reza qui sont aujourd’hui des tops mondiaux. Ce qui était drôle c’est que j’étais nul à mes débuts et j’ai atteint mon meilleur niveau passé la vingtaine car c’est là que j’ai vraiment compris les exigences qu’il fallait pour être performant.

Radio Peloton : Vous êtes arrivé au cyclisme par votre père…

Michel N’So : Il a commencé le cyclisme à l’ECM aussi avec Jean-Philippe Minotte et il est toujours actif à ce jour. Je n’ai pas fait d’école de cyclisme ou quoi c’est lui qui m’a tout appris. Mon père dans le milieu tout le monde le connait. C’était un des premiers black dans le circuit donc il ne passait pas inaperçu (sourires).

Radio Peloton : Pourquoi avoir stoppé le cyclisme de compétition ?

Michel N’So : J’ai pris la décision d’arrêter car je n’avais plus l’envie ni la motivation. Ce que les gens ne savent pas en général, c’est que c’est un des sports les plus difficiles qui existe. Il faut une rigueur d’entrainement et une motivation sans faille à tous niveaux pour réussir ou ne serait-ce que juste pour être dans le coup. Moi je ne voulais pas devenir professionnel ou autre, mon objectif c’était de finir mes courses ‘dans le coup’ chaque week-end. Il faut savoir que je suis issu d’un quartier difficile à Mantes la Jolie et que le cyclisme n’est pas un sport populaire dans les banlieues du coup j’étais souvent seul pour aller m’entraîner et à la longue j’en ai eu marre.

Michel N’So à l’époque sous le maillot de la Roue d’Or Conflanaise (photo : Martial Denais).

 

Radio Peloton : Vous avez aussi pratiqué d’autres sports …

Michel N’So : En parallèle du vélo, je pratiquais la boxe et le handball. J’ai réussi à intégrer l’équipe de Mantes de hand en tant que joueur puis j’y ai trouvé ma place en tant que gardien de but titulaire. On était a un très bon niveau régional et j’ai fait pas mal de compétitions et de tournois de haut niveau.

Radio Peloton : Avant de vous tourner définitivement vers la boxe …

Michel N’So : J’ai trouvé mes vrais repères dans la boxe tout simplement parce que j’ai toujours aimé ça. J’ai toujours été un bagarreur dans l’âme et même pendant les courses de vélo, on me connaissait pour avoir un tempérament assez fort et un brin provocateur un peu du style à Nacer Bouhanni.

Radio Peloton : Qu’est ce vous aimez dans ce sport ?

Michel N’So : Dans ce sport ce que j’aime c’est que tu es seul face à toi même. Quand tu montes sur un ring tu affrontes un adversaire certes mais ton plus grand combat c’est contre toi-même. Ton coach va te donner quelques consignes mais c’est toi qui mène ton combat et la tu es seul personne ne pourra monter avec toi en cas de difficultés.

 

Radio Peloton : Quel parallèle faites-vous entre le cyclisme et la boxe ?

Michel N’So : Il existe beaucoup de similitudes entre la boxe et le cyclisme. L’entrainement déjà. Moi je suis sur une base de 25h par semaine qui peut aller jusqu’à 30h lors de mes preparations de combats. On y alterne seances de courses à pied en travail de fond, d’endurance et de fractionné, elements que l’on travaille aussi en velo. Le coté alimentaire est aussi le meme. Il faut savoir qu’en kickboxing, on est assignés à des catégories de poids. Je boxe en 70kgs mais il peut m’arriver de boxer à 67 kgs. Du coup, le regime alimentaire est strict pour maintenir le poids tout au long de l’année pour garder une forme et une endurance musculaire et un rapport poids/puissance au top. Le stress avant de monter sur le ring est identique au à celui que tu as avant le coup de sifflet du départ. Pour finir la notion de dépassement de soi est similaire

Radio Peloton : Et puis le travail aussi pour atteindre ses objectifs…

Michel N’So : Le cyclisme est un sport qui à sa science de la course comme la boxe à sa science du combat. Beaucoup de gens regardent des courses de velo et voient seulement des gens pédaler mais ils ne savent pas à quel point ce sport est strategique tout comme en kickboxing on ne fait pas que se taper dessus. Chaque phase de combat à sa particularité.

Michel N’So est maintenant boxeur professionnel. (Photo: DR).

 

Radio Peloton : Et alors sportivement que donne votre reconversion ?

Michel N’So : A ce jour, j’ai un palmarès professionnel de 42 combats (29V 11D 2N). J’ai la chance de pouvoir boxer dans de grands évènements reconnus en France et à l’etranger comme le Glory ou le Muay Thai Grand Prix. J’ai eu l’opportunité de disputer un titre mondial au mois de juin dernier en Grèce contre un top mondial de ma catégorie. Je me suis incliné aux points mais j’ai beaucoup appris de ce combat et des exigences que ce sport demande pour performer au haut niveau

Radio Peloton : Avec quels objectifs ?

Michel N’So : Continuer de m’entraîner dur pour obtenir la version la plus parfaite de moi même pour continuer de boxer au plus haut niveau mondial.

 

Photos : Martial Denais et DR.

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Interview de… Sébastien Gallwa (Paris Cycliste Olympique)

A 45 ans, Sébastien Gallwa est investi en tant qu’entraîneur et dirigeant au Paris Cycliste Olympique depuis cinq ans. Le parisien est également photographe pour le site vélostar.fr.

« Transmettre ma passion pour le vélo »

Radio Peloton : Sébastien, qu’aimez vous dans le cyclisme de compétition ?

Sébastien Gallwa : J’aime cette pratique sportive qui demande beaucoup de mental, d’entraînement et de tactique. C’est ce que j’essaye de transmettre aux jeunes du Paris Cycliste Olympique que j’encadre. Ce sont des gamins extraordinaires, de tous niveaux. Je fais un bond de 40 ans en arrière quand j’étais à leur place. (sourires).

Radio Peloton : Le Paris Cycliste Olympique a également effectué sa première saison en DN3…

Sébastien Gallwa : C’était une première année, il pouvait y avoir d’autres attentes sportives, le bulgare Alexander Aleksiev a su se mettre en évidence sur de nombreuses courses et été assez régulier. On verra ce que donne la cuvée 2019.

 

 

Radio Peloton : Vous êtes également photographe pour le site vélostar.fr…

Sébastien Gallwa : J’aime immortaliser les moments et les partager. Le terrain n’est jamais le même et il faut trouver le bon endroit pour faire une belle photo. Paris-Roubaix 2018 restera mon plus grand moment avec l’entrée de Peter Sagan sur le vélodrome de Roubaix. Le slovaque champion du Monde, acclamé par la foule, c’était chouette.

 

Radio Peloton : Que représente pour vous la photographie ?

Sébastien Gallwa : La photographie est un plaisir, je veux continuer dans ce sens-là en allant sur de belles courses aux quatre coins de la France. Néanmoins, je suis conscient de mes lacunes et des progrès qu’il me reste à accomplir dans ce domaine. Je ne cherche pas à en faire mon métier mais à continuer à transmettre ma passion pour le vélo que cela avec un appareil ou sur mon deux-roues.

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