Interview de… Jordan Sarrou (Team Absolut Absalon – La Chance)

Récent champion de France élite XCO, Jordan Sarrou est licencié au club parisien de la Chance mais également pensionnaire du Team Absolut Absalon. Cinquième du classement final de la coupe du Monde 2019 en XCO, le pilote de 28 ans sera présent le 13 septembre prochain au championnat d’Île-de-France de VTT à Buthiers (Seine-et-Marne).

 

«Très heureux d’avoir remporté le championnat de France »

 

Radio Peloton : Jordan, vous êtes pensionnaire du club parisien de la Chance…

Jordan Sarrou : Je n’avais pas d’affinités avec un club en particulier avant de rejoindre la Chance. Julien et Fabrice m’ont parlé de leur projet. J’ai adhéré tout de suite à leur mode de fonctionnement.

Radio Peloton : Vous êtes devenu champion de France élite XCO le mois dernier aux Ménuires…

Jordan Sarrou : Je suis très heureux d’avoir remporté le championnat de France c’était un objectif cette saison. J’ai été acteur et pris les choses en main et ça a payé. Physiquement j’étais fort, je me suis isolé rapidement en tête c’était le plan et ça a marché.

Radio Peloton : Qu’avez-vous pensé du parcours proposé aux Ménuires ?

 

Jordan Sarrou : C’était un parcours montagneux avec une longue montée et une autre plus courte. Ça manquait un peu de technique pour un championnat de France. Mais les montées me correspondaient bien et puis j’aime bien l’altitude.

Radio Peloton : En quoi va consister la suite de votre saison ?

Jordan Sarrou : Je vais m’entraîner à la maison puis enchaîner quelques compétitions jusqu’à mi-octobre. J’ai des ambitions sur les manches de coupe du monde à Nove- Mesto et surtout le championnat du monde en Autriche à Leogang.

 

 

Propos recueillis par Loïc Manceau.

Lire la suite

Interview de… Paul Vanotti (Paris Cycliste Olympique/ Melun Cyclisme Organisation)

A 28 ans, Paul Vanotti faisait partie des franciliens à suivre cette saison. Coureur licencié en 3e catégorie au Paris Cycliste Olympique et en 1ère catégorie Ufolep au Melun Cyclisme Organisation, le longiligne rouleur est prêt à raccrocher un dossard dans moins d’une semaine à Satory (Yvelines).

 

«J’ai toujours gardé un goût pour l’effort solitaire et les vélos de chrono »

 

Radio Peloton : Paul, depuis combien de temps pratiquez-vous le cyclisme en compétition ?

Paul Vanotti : J’ai commencé le VTT en FFC à 15 ans en complément du triathlon, avec les études j’ai arrêté la compétition pendant presque quatre ans. J’ai à peine maintenu une pratique régulière mais quand l’occasion s’est présentée en 2014 j’ai repris au Vitrolles Vélo Club où j’ai découvert le cyclisme sur piste grâce à son président Thierry Henny. Ça a été une remise à zéro complète, je n’avais jamais touché autre chose qu’un VTT mais je n’ai pas hésité à me lancer sur la compétition piste/route.

Radio Peloton : Vous avez ensuite pris la direction du Nord de la France…

Paul Vanotti : Après un déménagement à Lille, j’ai de nouveau changement de club : La Pédale Madeleinoise. C’est une structure très orientée vers la piste historiquement, il y a un encadrement génial (merci Lucien Cloet) et la proximité avec le STAB vélodrome de Roubaix rendait la pratique accessible avec trois séances par semaine pour ma part. C’est à partir de cette période (2015) où j’ai commencé à apparaître régulièrement sur les courses en vélodrome, cependant je ne courais pas encore sur route, je passais beaucoup de temps sur les critériums en pignon fixe (Redhook, RadRace, NL Crit Séries …).

Radio Peloton : Pourquoi avoir opté pour une double licence Ufolep et FFC ?

Paul Vanotti : J’ai toujours été en 3e catégorie FFC pour la pratique sur piste, en 2017 quand j’ai voulu essayer le CX que j’ai découvert l’UFOLEP, il y avait plus de courses dans le 59 et elles étaient moins éloignées que celles en FFC. Lors de mon arrivée en région Parisienne en 2018 je me suis dirigé vers le PCO (Paris Cycliste Olympique et son président Christian Masola), choix logique pour le côté pluridisciplinaire affirmé du club. J’ai gardé la double licence pour pouvoir profiter d’un menu de courses plus large ce qui me permettait de jongler avec des manches de la coupe d’hiver au Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines (Yvelines) et des cyclo-cross.

Radio Peloton : Vous êtes donc au Paris Cycliste Olympique en 3e catégorie FFC et au Melun Cyclisme Organisation en 1ère catégorie Ufolep…

Paul Vanotti : Après un an à courir en UFOLEP sous les couleurs du PCO le constat était simple. Malheureusement l’UFOLEP 75 n’existe pas, j’ai participé aux trois championnats nationaux 2019 : CX, Route, CLM et j’étais le seul représentant du comité. Le cyclisme restant un sport d’équipe ou en tout cas un sport qui se pratique en groupe, la décision d’aller vers un comité plus étoffé a été simple. Ayant beaucoup couru avec les membres du MCO (Melun Cyclisme Organisation et son président Philippe Chabot) en 2019 je me suis naturellement tourné vers eux pour la saison 2020.

 

Radio Peloton : Vous pratiquez le cyclisme sur piste, le cyclo-cross et la route, que vous apporte cette pluridisciplinarité ?

Paul Vanotti : Comme évoqué plus haut, c’est avec la pratique du pignon fixe et ses courses ,presque sauvages au début, que j’ai pris goût à la compétition. Le cyclisme sur route a eu pendant longtemps une image ennuyante à mes yeux, contrairement à la piste et ses courses courtes et animées. Aujourd’hui, je trouve mon compte dans la diversité, l’hiver est moins monotone au vélodrome et dans les sous-bois que sur des sorties foncières par 2°C. (sourires)

Radio Peloton : Si vous aviez à choisir entre l’une des trois ?

Paul Vanotti : Choix difficile, je vais sortir la carte joker, le contre-la-montre. Depuis mes débuts en triathlon j’ai toujours gardé un goût pour l’effort solitaire et les vélos de chrono. Un effort seul devant sur une course en peloton n’aura que peu de chances de payer mais en CLM où le credo pourrait se résumer à « appuyer plus fort pour appuyer moins longtemps » je trouve mon bonheur, il faut maîtriser le plus de paramètre possible pour proposer la meilleure performance.

Radio Peloton : En quoi a consisté votre activité sportive durant la période du Covid-19 ?

Paul Vanotti : Pendant la période de confinement, j’ai pu rouler avec mon équipe The Punchers Club, une des premières équipes d’Ecycling en France. Nous avons pu arpenter les routes virtuelles de Zwift et maintenir un entraînement quasi quotidien. Nous avons pu organiser des meetings via l’application avec des pros comme Mathilde Gros, Rémi Cavagna ou encore l’aventurier Stéven Le Hyaric.

https://sport.francetvinfo.fr/cyclisme/entre-cyclisme-et-e-sport-punchers-club-premiere-equipe-francaise-de-e-cycling

Radio Peloton : Nouveau départ de la saison sur route prévue le 19 juillet à Satory (Yvelines)…

Paul Vanotti : Depuis une semaine tout semble s’accélérer, les communiqués tombent, des courses sont annoncées en FFC, UFOLEP et on voit fleurir des confrontations chronométrées. Tout le monde a hâte de reprendre, cela se ressent à l’entraînement dans les zones très fréquentées (Longchamps, Vincennes …). Nous avons passé une (non) saison 2020 particulière et je pense à tous les clubs organisateurs vont chercher à proposer des courses. Le fait de décaler ou non la saison (avancer/reculer) doit avant tout être discuté entre les clubs, les comités et les préfectures afin que chacun y trouve son compte.

 

Radio Peloton : Que pensez-vous de l’idée d’un décalage de la saison de cyclo-cross ?

Paul Vanotti : Pour le côté fun par contre j’aimerais voir des CX en été/automne sur des formats peut-être différents de ce que l’on a l’habitude de voir, cela pourrait redonner vie à une discipline assez peu connue surtout avec la mode actuelle du gravel ; il y a peut-être des choses à explorer de ce côté.

Radio Peloton : Vous aurez quand même des objectifs cette année…

Paul Vanotti : Parmi les courses annoncées une a retenu mon attention, les championnats nationaux CLM UFOLEP dès 19 et 20 septembre à Sault (Vaucluse). Ce devait être un de mes gros objectifs de l’année, après une cinquième place l’an dernier pour une première participation j’avais envie de retenter ma chance. Depuis le déconfinement j’ai énormément roulé en vélo de chrono pariant sur le fait que nous reverrons probablement plus de courses individuelles que de courses en peloton sur la fin de la saison. Je reste prudent, la situation peut encore évoluer mais cela me donne au moins un objectif sur lequel se concentrer. D’ici là j’espère pouvoir retourner rouler à la Cipale avec le PCO et peut-être aurons-nous la chance d’avoir des compétitions sur piste en extérieur.

 

Photo : Loïc Manceau.

Lire la suite

Interview de … Robin Malet (EC Montgeron-Vigneux)

 

A 23 ans, Robin Malet est revanchard en cette année 2020 ! Après une saison 2019 marquée par une lourde qui lui a occasionné un arrêt prématuré des compétitions, le polyvalent coureur de l’EC Montgeron-Vigneux attend avec impatience la reprise des courses cyclistes.

« Il faut toujours rester ambitieux « 

 

Radio Peloton : Robin, vous effectuez votre 18e année dans les rangs de l’EC Montgeron-Vigneux…

Robin Malet : L’ambiance est bonne au sein du club. Il y a une vraie osmose entre coureurs et dirigeants. C’est un club familial mais qui reste compétitif.

Radio Peloton : Comment s’est passé le confinement de votre côté ?

Robin Malet : J’ai travaillé une bonne partie du confinement, après j’ai eu des jours de vacances. Pendant un mois, j’ai coupé avec le vélo avant de rouler un peu sur home-trainer, comme beaucoup.

Radio Peloton : Vous avez reprise de plus belle après le déconfinement…

Robin Malet : C’est clair, nous avons retrouvé notre espace de liberté qu’est la route. J’ai d’abord repris en individuel puis avec les copains en attendant le retour des compétitions.

Radio Peloton : Qu’attendez-vous de ce retour des courses ?

Robin Malet : La saison devrait reprendre cet été elle sera particulière les coureurs auront tous les crocs. J’aimerais bien en claquer une il faut toujours rester ambitieux mais bon faut être un peu réaliste aussi.

Radio Peloton : L’année 2019 a été quasi-blanche pour vous …

Robin Malet : Avec une chute en avril 2019, je n’ai pas pu rouler pendant plus de 7 mois. J’ai bien galéré pour la rééducation et la reprise. Je faisais 30 kilomètres, j’étais vidé. Mais là ça va beaucoup mieux. J’ai encore et j’aurais toujours des séquelles mais bon le but est de reprendre c’est le principal.

Radio Peloton: Quel est votre coureur professionnel préféré en activité  ?

Robin Malet : Comme beaucoup de monde, Julian Alaphlippe (Deceuninck-Quick-Step). J’aime sa classe sur le vélo, les différences qu’il arrive à faire avec son punch . Dans le même registre, j’aime bien aussi Philippe Gilbert (Lotto-Soudal) pour l’ensemble de sa carrière et sa longévité au plus haut- niveau.

 

Photo : Loïc Manceau. 

Lire la suite

Interview de… Yann Le Boudec (VC Lucéen)

Yann Le Boudec attendait avec impatience cette année 2020 ! A 24 ans, l’yvelinois avait fait le choix de quitter le VC Montigny-le-Bretonneux à l’intersaison pour rejoindre le VC Lucéen (Eure-et-Loir).

 

« Gagner en 2e catégorie »

 

Radio Peloton : Yann, vous avez quitté le VC Montigny-le-Bretonneux en début d’année…

Yann Le Boudec : En passant en 2e catégorie, je cherchais un nouveau challenge afin de découvrir le haut-niveau en tant que coureur. Le projet du VC Luceen était très intéressant car ils montaient cette année leur équipe de DN3. Il n’y a pas beaucoup de projet de la sorte en région parisienne donc quand j’ai eu l’opportunité d’intégrer l’équipe, je n’ai pas hésité. Je connaissais déjà plusieurs coureurs et je n’ai pas été déçu. Il y a vraiment un super état d’esprit, impulsé par le président Christian Fulbert et les directeurs sportifs.

Radio Peloton : Que retenez-vous de votre passage au VC Montigny-le-Bretonneux ?

Yann Le Boudec :Beaucoup de bons souvenirs entre les courses, les stages et les entraînements mais aussi et surtout beaucoup de bons amis.

Radio Peloton : Votre entame de saison a été très courte avec l’épisode covid-19…

Yann Le Boudec : Je ne suis rentré que le 2 mars du championnat du monde piste à Berlin, donc je n’ai pu participer qu’à une seule course avant le confinement. C’était plutôt une reprise pour moi et je n’avais pas de réelles ambitions. Je comptais arriver en forme un peu plus tard dans la saison.

 

Radio Peloton : Comment avez-vous géré cette période de confinement ?

Yann Le Boudec : Mes activités professionnelles avec l’équipe de France étant un peu à l’arrêt, j’ai eu beaucoup de temps libre pour bien m’entraîner sur home traîner et en PPG. De ce côté là, le confinement m’a été bénéfique car j’en ressors bien plus en forme physiquement. Sinon, j’en ai profité pour travailler et développer mon activité d’entraîneur et de coach avec notamment la création de mon site internet (ylbcoaching.fr)

Radio Peloton : En quoi consiste votre rôle auprès de l’équipe de France de cyclisme sur piste ?

Yann Le Boudec : Je suis analyste performance pour l’équipe de France endurance. Je travaille principalement sur de l’analyse vidéo, les aspects tactiques et techniques, ainsi que de l’analyse de données par rapport à ce que l’on peut récupérer via les capteurs de puissance sur les vélos des coureurs. L’objectif est de traiter efficacement ces données afin de ne rendre aux entraîneurs et aux coureurs que les informations utiles qui permettront d’optimiser la performance.

Radio Peloton : Comment se passe ce début de déconfinement pour vous ?

Yann Le Boudec : C’était très plaisant de pouvoir ressortir de nouveau et de retrouver un peu de liberté. Comme tous les cyclistes, j’ai profité du beau temps pour rouler de nouveau à l’extérieur. J’ai pu revoir également la famille et quelques proches que je n’avais pas vu depuis Mars.

Radio Peloton : Beaucoup d’incertitudes subsistent quant à la suite de la saison…

Yann Le Boudec : Évidement, comme tous les compétiteurs, j’aimerai que la saison reprenne en Août, comme cela est annoncé. Mais j’ai quand même un peu de mal à me projeter sur la fin de saison. Même si la situation sanitaire s’améliore, pour moi il reste encore pas mal d’incertitudes. Pour l’instant je m’entraîne surtout dans une logique de progression, sans réellement penser aux courses. Comme ça je ne serai pas trop déçu en cas de saison blanche.

Radio Peloton : Vous aviez défini des ambitions en début d’année…

Yann Le Boudec : Je devais aider au maximum l’équipe et ses leaders sur les courses élites et 1ere catégorie, ainsi que de pouvoir faire de bons résultats et de gagner en 2ème catégorie. Pour l’instant, après la première manche sur la Vienne Classic, l’équipe est 1ere en Coupe de France DN3. Il ne reste plus qu’une seule manche au programme en Septembre, le GP de la Tomate. On ira donc là-bas ambitieux afin de défendre au mieux cette première place.

 

Photo : Loïc Manceau.

 

Lire la suite

Interview de… Guillaume Orsal ( EC Montgeron-Vigneux)

Guillaume Orsal attendait avec impatience cette saison 2020 ! A 18 ans, le coureur D2 de l’EC Montgeron-Vigneux a fait contre mauvaise fortune, bon cœur en cette période de confinement en attendant la reprise des compétitions sur la région parisienne.

« Remettre un dossard me manque »

Radio Peloton : Guillaume, comment s’est passée cette période de confinement pour vous ?

Guillaume Orsal : Comme beaucoup, cela a été compliqué à gérer entre les cours et la vie personnelle. J’ai néanmoins opté pour des séances de home-trainer certains soirs afin de garder une conduite sportive. J’ai aussi privilégié la récupération en me levant assez tard (sourires).

Radio Peloton : Vous pouvez de nouveau effectuer des sorties en plein-air depuis ce lundi…

Guillaume Orsal : Le cyclisme est un sport avec son espace de liberté, je vais pouvoir de nouveau m’adonner à ma passion, tout en respectant les gestes barrières mis en place.

Radio Peloton : Espérez-vous recourir cette saison ?

Guillaume Orsal : J’aimerai bien, je n’ai pas fait une préparation hivernale pour rien et même s’il faut repartir de zéro, remettre un dossard me manque. On parle de juillet ou d’août pour reprendre les compétitions mais tout cela reste suspendu à l’évolution du covid-19. La santé de tous doit être avant tout prioritaire.

Radio Peloton : Vous avez eu vos coéquipiers de l’EC Montgeron-Vigneux durant ce confinement ?

Guillaume Orsal : De manière épisodique, je dois dire que je me suis un peu déconnecté des réseaux sociaux et même du cyclisme afin de recharger les batteries au maximum.

 

Photo : Loïc Manceau.

Lire la suite

Interview de… Michel Vanvynckt (CSM Puteaux)

Vainqueur cette année du Grand Prix Cycliste du Mée-sur-Seine chez les départementaux FFC en cyclo-cross, Michel Vanvynckt (CSM Puteaux) fait partie des coureurs atypiques du peloton francilien. L’essonnien de 42 ans s’est prêté au jeu de l’interview rétro de Radio Peloton.

 

Radio Peloton : Quelle est votre course préférée chez les professionnels ?

Michel Vanvynckt : Le Tour des Flandres.L’usure est progressive, les monts courts mais ultra intenses, les meilleurs s’expliquent à la fin sans coéquipier.

Radio Peloton : Que reste votre meilleur souvenir vélocipédique toutes disciplines confondues à la TV ?

Michel Vanvynckt : Finale de l’Omnium hommes des Jeux Olympiques de Rio en 2016, lutte au couteau jusqu’au dernier sprint de la dernière épreuve.

Radio Peloton : De quelle marque était le cadre de votre premier vélo ?

Michel Vanvynckt : Pas le souvenir, un BMX probablement. Mon premier vélo de route était un Gitane.

Radio Peloton : Quel coureur de votre génération vous a le plus impressionné ?

Michel Vanvynckt : Loïc Lamouller, en minimes et cadets, après en Juniors j’ai arrêté ! Il avait environ 30 victoires dans chaque catégorie, quasiment toutes en échappées solitaires car loin d’être le meilleur sprinter.

Radio Peloton : Quels équipements cyclistes vous faisaient rêver dans votre jeunesse ?

Michel Vanvynckt : Maillot Super U, cadre Colnago de Mapei, chaussures Time. Les lignes du maillot Super U étaient pures. Fignon le rendait magnifique ! Le Colnago sublimissimo, quelle finition ! Les Time blanches et deux bandes rouges, une beauté pure.

 

Radio Peloton : Quel était votre coureur professionnel préféré quand vous avez commencé le vélo ?

Michel Vanynckt : Greg Fignon! Je ne compte pas les secondes pour départager! (sourires).

Radio Peloton : Et chez les professionnels actuels ?

Michel Vanvynckt : Mathieu Van Der Poel.

Radio Peloton : Eric Vanderaerden ou Moreno Argentin ?

Michel Vanvynckt : Vanderaerden au sprint!

Radio Peloton : Banesto ou Gewiss ?

Michel Vanvynckt : Banesto.

Radio Peloton : Bernard Thevenet ou Laurent Jalabert ?

Michel Vanvynckt : JAJA! Je n’ai pas connu Thevenet en tant que coureur je dois dire.

 

Photo : Loïc Manceau.

Lire la suite

Interview de… Frej

Frej trace sa route ! Après avoir écumé les courses cyclistes durant de nombreuses années, Geoffray Fargetas roule sa bosse dans le domaine musical. A 25 ans, l’ancien coureur du CSM Clamart 92 et de l’AC Boulogne-Billancourt ne se donne aucune limite. Prêt à chantonner du Frej cet été ?

 

« Que ce soit sur un vélo ou dans un studio, j’ai le même état d’esprit »

 

Radio Peloton : Geoffray, vous avez pratiqué le cyclisme en compétition en région parisienne…

Geoffray Fargetas : J’ai connu deux clubs, le CSM Clamart 92 et l’AC Boulogne-Billancourt. A chaque fois l’ambiance était bonne et a contribué à mon évolution progressive des minimes à l’échelon régionale avec trois victoires individuelles. Tout cela ce sont des très bons souvenirs.

Radio Peloton : Quelles valeurs vous ont apportées cette pratique sportive ?

Geoffray Fargetas : En premier-lieu, je dirais l’abnégation et le fair-play tout comme le fait d’aller au bout des choses et se surpasser en toutes circonstances. Le cyclisme est surement le plus formateur à ce niveau. Il m’a aussi apporté le savoir- vivre. Je pense notamment aux stages d’avant-saison très forgeur collectivement dans un sport réputé assez individuel.

Radio Peloton : Vous avez quitté les pelotons cyclistes il y a maintenant quatre ans…

Geoffray Fargetas : Je suis toujours l’actualité du cyclisme. Je ne m’entraîne plus, mais la majorité de mes déplacements se font toujours à vélo. C’est écologique, plus économique, plus rapide et plus agréable que les transports en commun.

Radio Peloton : Quelles sont les similitudes entre la compétition cycliste et votre pratique musicale ?

Geoffray Fargetas : Il y a beaucoup de similitudes. Déjà la confiance en soi est l’intime conviction de pouvoir y arriver. La musique demande énormément de travail dans l’ombre, et la patience est le mot clef, comme dans le cyclisme. Dans ces conditions, en règle générale, le résultat finit par arriver à un moment ou un autre. Il faut savoir être à l’affût des opportunités, et agir aux moments les plus stratégiques. En réalité, que ce soit sur un vélo ou dans un studio, j’ai le même état d’esprit, celui de me préparer au mieux pour réussir.

 

 

Radio Peloton : Votre pseudo musical est Frej…


Geoffray Fargetas : Cela vient tout simplement de la mère de mon meilleur pote qui est d’ailleurs le guitariste du groupe. Elle m’a toujours appelé comme cela en « verlan ». Geoffray en verlan apparemment cela donnerait « Frej » (sourires).

Radio Peloton : Quelles sont vos sources d’inspirations musicales ?

Geoffray Fargetas : Elles sont multiples, allant de la musique classique, au Rap US, en passant par la pop-rock des années 70’, la funk ou encore l’électro actuelle. Après, mes références, mes « bibles musicales », mes modèles sont Les Beatles, Lenny Kravitz ou encore James Brown.

Radio Peloton : Vos chansons sont d’ailleurs orientées vers la langue de Shakespeare…

Geoffray Fargetas : L’anglais est la langue universelle et l’horizon y est beaucoup plus vaste. Chanter en français, malheureusement, ne permet pas (ou très peu) de s’exporter. Je chante également en anglais car, je trouve cette langue beaucoup plus mélodique à l’oreille, et je me sens plus à l’aise.

Radio Peloton : Chanter sur certains événements sportifs en région parisienne, cela peut être une éventualité ?

Geoffray Fargetas : Bien sûr, sur des grands événements et s’il y a du monde, je n’y vois pas d’inconvénients, au contraire !

 

FREJ (photo DR)

Radio Peloton : Et en tant que coureur sur une compétition cycliste ?

Geoffray Fargetas :  Concilier musique et compétition n’est pas compatible car ce sont deux choses qui prennent l’intégralité de mon temps, mon énergie, mes pensées. Je pense que l’on ne peut pas faire deux choses à 200%. Donc me revoir en tant que compétiteur non, mais quelques tours à Longchamps, oui. (sourires)

Photo : Gérard Briand.

 

Lire la suite

Interview de… Francis Gillain (TCED/ESMP/Team 94 Cycling)

A 41 ans, Francis Gillain fait partie des coureurs qui ont su se mettre en évidence dans les trois fédérations (FFC, FSGT, Ufolep) au cours de cette saison sur route 2019. L’ancien sociétaire de l’ASMIN Rungis et du Paris Cycliste Olympique veut poursuivre sur cette dynamique en 2020.

« J’ai pris énormément de plaisir tout au long de l’année »

 

Radio Peloton : Francis, comment jugez-vous votre saison sur route 2019 ?

Francis Gillain : Je tire un bilan très positif de cette saison 2019, tant au niveau des résultats que des sensations et du plaisir ressenti. J’ai été présent tout au long de l’année, à tous mes objectifs. Je clôture l’année sur une gagne au sprint à Gretz-Armainvilliers, ce qui est loin d’être mon point fort. Je finis frais et peux me projeter sereinement sur 2020 et ainsi commencer de suite le travail hivernal.

Radio Peloton : Vous avez remporté de nombreux succès tout au long de l’année…

Francis Gillain : Je n’ai pas le décompte exact. Entre les cyclosportives et les trois fédérations, je dois être à une douzaine de victoires cette année dont plusieurs titres départementaux et régionaux.

Radio Peloton : On a l’impression que vous avez retrouvé une forme de motivation Francis ?

Francis Gillain : Effectivement, j’ai pris énormément de plaisir tout au long de l’année, grâce à la bonne ambiance de mes trois clubs (L’ES Maintenton -Pierres en FSGT, le Team Cycliste en Danseuse en Ufolep et le Team 94 Cycling en FFC). Le côté humain est toujours super important à notre niveau dorénavant. J’ai également retrouvé mon frangin à son niveau d’avant, d’où un surplus de motivation partagé. Nous avons commencé l’année par un stage avec les juniors de la Team 94, je pense qu’après le bon hiver effectué, cette semaine vendéenne nous a lancé sur de bons rails.

 

Radio Peloton : Qu’est ce qui a changé pour vous en cette année 2019 ?

Francis Gillain : J’ai réalisé un hiver sérieux à base de renforcement et de musculation, mais peu de kilomètres sur la route avec beaucoup de récupération cette saison et du travail qualitatif, ce qui m’a permis de réaliser une année complète son creux. Une victoire a permis rapidement de se libérer et de retrouver les sensations. Je finis sur une note positive avec de bonnes choses sur les CLM de fin de saison, ce que j’avais totalement perdu ces dernières années, cause de grande frustration.

Radio Peloton : Que restera votre plus beau souvenir de l’année 2019 ?

Francis Gillain : C’est difficile à dire. Je pense que la victoire de mon frère Christian après une belle course d’équipe occupe une petite place à part. Sinon le plaisir du Championnat du Monde Gran Fondo en Pologne en courant pour la gagne devant ainsi que le podium du National FSGT malgré la très grosse déception d’avoir perdu le titre sur des circonstances défavorables de course à 50 mètres de la ligne. Il m’a fallu une bonne semaine pour m’en remettre et retrouver la motivation.

Radio Peloton : Vous étiez licencié dans trois clubs différents cette année, cela sera encore le cas en 2020 ?

Francis Gillain : Je poursuis l’aventure au Team Cycliste en en danseuse en Ufolep et Maintenon en FSGT. Pour des raisons de facilité, je risque d’y coupler la FFC également.C’était un peu compliqué cette année de jongler avec les maillots le week-end (sourires).

Radio Peloton : En quoi va consister votre intersaison ?

Francis Gillain : Tout comme l’année dernière, quelques footing, beaucoup de musculation mais peu de vélo. A l’image de l’année dernière ou j’étais arrivé au stage avec moins de 1000km. La fraîcheur et la récupération vont encore être à la base de cette intersaison.

Lire la suite

Interview de… Laëtitia Besnard (EC Vélizy 78)

A 41 ans, Laëtitia Besnard s’apprête à affronter un nouveau défi dans sa vie ! La nouvelle sociétaire de l’EC Vélizy 78 va tenter de battre le record de l’heure dans sa catégorie d’âge (40-44 ans) en mars prochain au Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines.

 

« Montrer que l’on peut faire du sport en compétition tout en étant sous traitement lourd »

Radio Peloton : Laëtitia, vous allez tenter un record de l’heure en début d’année 2020…

Laëtitia Besnard : Cela fait des années que j’y pense ! J’adore l’effort en solitaire. Depuis que je suis toute jeune, j’ai toujours été très sportive. On m’a toujours dit que ce n’était pas un joueur que j’avais, mais un moteur ! Et encore à 41 ans.

Radio Peloton : Vous êtes donc en pleine préparation pour ce défi…

Laëtitia Besnard : J’ai fait le choix d’en parler à Benjamin Edelin, ancien champion d’Europe de vitesse par équipe et champion du monde par équipe chez les juniors.Il m’a proposé de me préparer pour ce record, ce que j’aie accepté tout de suite. Il me fait travailler par cycles. Ces entraînements sont très variés et bien ciblés. Il travaille en binôme avec Julien Taillard, préparateur physique de l’équipe de France. Julien m’envoie mes séances de « gainage » à faire.

Radio Peloton : Vous avez dû vous adapter avec votre emploi du temps professionnel…

Laëtitia Besnard : J’ai dû apprendre les thermes techniques… et surtout à travailler avec un capteur de puissance ! Ce qui est tout nouveau pour moi… Et bien sûr, mon compagnon, Thierry Lebeau suit tout mon programme et mes séances. Cette année, je suis quelques semaines à Rennes en formation à l’EHESP et j’ai même mes séances à faire là-bas. Ils ont mes données en direct et avec mes sensations, mes ressentis. Benjamin travaille aussi beaucoup au ressenti. Il adapte mes entraînements en fonction de ce que je lui dis.

 

Radio Peloton : Pourquoi tenter ce record au Vélodrome National ?

Laëtitia Besnard : j’ai mes repères là-bas. Je m’y entraîne plusieurs fois par semaines et Benjamin entraîne sur pas mal de créneaux le week-end. Et puis j’aurais mes supporters. (sourires).

Radio Peloton : Ce record a également un double défi…

Laëtitia Besnard : Je veux montrer que l’on peut être malade, même si je n’aime pas dire que je suis malade, et pouvoir pratiquer du sport. D’ailleurs, je vais être en lien avec l’AFA, Association François Aupetit. Je vais montrer aux autres malades que l’on peut y arriver. C’est important de faire connaitre ces maladies (MICI), car ce sont des handicaps qui ne se voient pas physiquement.

Radio Peloton : Vous avez su trouver l’énergie nécessaire pour vous remotiver…

Laëtitia Besnard : Ma gastroentérologue m’a félicitée en janvier car avec l’avancée de ma maladie, elle me disait que très peu de patients seraient comme moi… A pouvoir travailler comme je le fais et surtout avoir une volonté de raccrocher un dossard. Car en novembre, j’avais pris la décision de ne plus courir. J’étais trop usée.

 

Radio Peloton : Vous quittez le Sprinteur Club Féminin, rejoint à l’intersaison dernière…

Laëtitia Besnard : C’est officiel depuis la semaine dernière. J’ai intégré le club de l’EC Vélizy78 pour la FFC. J’ai beaucoup de copains dans ce club, et Jean-Michel Richefort m’a proposée de venir dans son club, et qu’il m’aiderait dans l’organisation de mon record. Sinon, je reste au Club de Mareil- sur -Mauldre (Yvelines) en FSGT.

Radio Peloton : Comment suivre votre record Laëtitia ?

Laëtitia Besnard : Je vais créer ma page Facebook et Instagram. On va aussi créer une cagnotte en ligne afin de financer une partie de mon record, et le surplus, si surplus il y a, ira à l’AFA. Je souhaite profiter de cette tentative de record pour la mettre en avant et montrer que l’on peut faire du sport en compétition tout en étant sous traitement lourd.

Radio Peloton : Avez-vous une appréhension particulière ?

Laëtitia Besnard : Appréhension… Oui ! D’avoir une crise et que l’on n’arrive pas à la maîtriser. Mais je garantie que même avec une crise, je serai bien sur le vélo le 7 mars 2020. (sourires).

 

Photo : Loïc Manceau. 

Lire la suite

Interview de… David Rémond (USM Gagny)

Petit à petit, David Rémond poursuit sa progression dans le milieu cycliste ! Après avoir débuté le cyclisme sur route au VC Torcy, le coureur de 20 ans porte depuis le début de l’année les couleurs de l’USM Gagny.

 

 

« J’ai réussi à trouver une certaine régularité »

 

Radio Peloton : David, vous êtes encore jeune dans le cyclisme de compétition…

David Rémond : J’ai commencé les courses en D1 l’année dernière au sein du VC Torcy, et j’étais quasiment le seul à courir. En fin de saison quand j’ai su que j’allais monter en 3ème catégorie j’ai appris que l’USM Gagny recrutait des coureurs de ma catégorie. J’ai pris contact avec Philippe Seguin le président du club, et m’y voilà aujourd’hui.

Radio Peloton : Sans regrets ?

David Rémond : Oui je ne regrette pas mon choix, l’ambiance est familiale, et Sébastien Papinaud, Johan Marbot, et Guillaume Dupouy et bien d’autres m’ont conseillé et partagé leur expérience. J’ai beaucoup appris, donc progressé. De plus, j’ai pu participer à de belles courses telles que le Tour des Yvelines.

 

Radio Peloton : Quel regard portez-vous sur votre saison 2019 ?

David Rémond : Malgré un bon entraînement et une bonne préparation grâce à mon entraîneur Stéphane Cognet, le début de saison était un peu difficile dû à mon manque d’expérience. Pour moi, le passage de la D1 à la 3e catégorie m’a marqué puisque le peloton était bien plus conséquent et le niveau plus relevé. J’étais prêt physiquement mais j’ai fait trop d’erreurs car je n’avais ni l’habitude ni l’expérience nécessaire. J’ai mis du temps à m’acclimater mais en fin de saison j’ai réussi à trouver une certaine régularité.

Radio Peloton : Que restera votre plus beau souvenir ?

David Rémond : Mon plus beau souvenir restera ma victoire à Guillerval en UFOLEP 1 car c’est une victoire qui s’est construite collectivement grâce à Sébastien, Johan et Guillaume.

Radio Peloton : Et le moins bon ?

David Rémond : Mon moins bon souvenir, c’est ma chute à Machault en 1-2-3 J le 17 avril, chute survenue en toute fin de course, inévitable car le peloton était lancé en pleine vitesse. Je m’en suis plutôt bien sorti par rapport à d’autres mais je pense que ça m’a un peu bloqué pour les courses suivantes.

 

 

Photo : Loïc Manceau. 

 

Lire la suite