Interview de… Florian Hoarau (Team 94 Cycling)

Pensionnaire du Team 94 Cycling et du Pôle Espoirs de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), Florian Hoarau s’est imposé cette année sur la course 3e catégorie du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine). Le Réunionnais pratique le cyclisme depuis maintenant trois saisons.

« Ca ira mieux pour cet été »

Radio Peloton : Comment te sens au Team 94 Cycling ?

Florian Hoarau : Je me sens bien dans la Team 94 parce qu’au final ce n’est pas que mon club ici mais un peu comme ma deuxième famille qui m’ont accueilli depuis mon arrivée en Métropole et je sais que je pourrais toujours compter sur eux.

Radio Peloton : En quoi penses-tu avoir progressé cette saison ?

Florian Hoarau : Tout d’abord j’ai progressé physiquement sur la route mais je pense surtout avoir progressé sur ma façon de courir sur la piste car à mon arrivée ici en métropole j’en pratiquais depuis peu et on m’a donc beaucoup appris sur le point tactique que comporte la piste.

Radio Peloton : Tu t’es imposé cette année notamment au Plessis-Robinson…

Florian Hoarau : Mon début de saison 2018 est mitigé, j’ai fait pas mal de places d’honneur, une belle deuxième place à le Route d’Éole Junior et deux victoires en 3ème catégorie et juniors mais j’ai eu pas beaucoup de malchance.J’espère donc que ça ira mieux pour cet été.

Radio Peloton : Tu es aussi pensionnaire du Pôle Espoirs de Châtenay-Malabry…

Florian Hoarau : Mon année là-bas s’est bien passée .Avec Stéphane Izoré, mon entraîneur, on a continué à travailler sur mes lacunes mais aussi mes qualités et au niveau scolaire tout est mis en œuvre pour qu’on réussisse donc une belle année au CREPS.

 

Radio Peloton : L’été s’annonce chargé pour ta part …

Florian Hoarau : Pour cet été mes ambitions sont de bien figurer à la coupe de France de la Trambouze fin Juillet et surtout d’aller chercher un titre au Championnat de France sur piste et pourquoi aussi un sur la route en Août, si je suis dans la sélection.

Radio Peloton : Quel serait ton plus grand rêve dans le vélo ?

Florian Hoarau : Mon plus grand rêve dans le vélo serait bien évidemment de passer pro mais le chemin est encore long avant de peut-être y parvenir.

 

Photo : Loïc Manceau.

Lire la suite

Interview de… Quentin Tougard (Team Chatou Cyclisme)

Quentin Tougard, pensionnaire du Team Chatou Cyclisme, nous expose sa passion pour le cyclisme dès le plus jeune âge, ses objectifs ou encore son admiration pour Thibault Pinot.

« Je fais ma meilleure saison » 

 

RP : Comment avez-vous débuté le cyclisme ?

QT : J’ai débuté le cyclisme en plusieurs temps : pendant 1 an et demi à l’âge de 11-12 ans puis j’ai voulu essayer d’autres sports. Puis j’y suis revenu à 17 ans mais commencer à cet âge, la différence de niveau se fait énormément ressentir donc ça m’a découragé et j’ai relaissé le vélo de côté avant de reprendre définitivement et de m’y mettre à fond à 19 ans (j’en ai 27 aujourd’hui).

RP : Quelle est sa place actuellement dans votre vie ?

QT : Le vélo occupe une part très importante de ma vie aujourd’hui (trop importante même si on demande à ma femme ) : 4 à 5 sorties par semaine quand je peux, course quasiment tous les week-end. C’est autant un besoin physique que psychologique.

RP : Êtes vous satisfait de votre saison en cours ?

QT : Je fais ma meilleure saison depuis que j’ai commencé le vélo : 2 victoires en D1 en 4 courses dès le début de saison, montée en 3 et quelques placettes en 3 depuis.

RP : Quels sont vos souhaits dans les prochaines années ?

QT : Pour les prochaines saisons, je dirais bien que la montée en 2 pourrait être un objectif mais je crois que je manquerais de temps pour avoir l’entraînement adéquat. Sinon je me suis fixé de faire une cyclo de montagne par an dans lesquelles je vise à chaque fois une place et un temps.

 

RP : Avez-vous une « bête noire » dans les courses ?

QT : Je n’ai pas de bête noire ou en tout cas pas encore, on ne tombe pas à toutes les courses forcement sur les mêmes coureurs quand on joue la gagne.

RP : Possédez-vous une idole dans le monde du vélo ?

QT : Mon coureur du moment c’est Thibault Pinot, que j’admire depuis sa victoire d’étape sur le Tour de France 2012.

Propos recueillis par Etienne Servillat.

Lire la suite

Interview … d’Eric Modolo (USM Gagny)

C’est l’un des coureurs D1 les plus réguliers cette saison sur la région parisienne ! Eric Modolo, pensionnaire de l’USM Gagny veut continuer sur cette dynamique jusqu’à la fin de la saison.

« J’ai franchi un cap »

Radio Peloton : Depuis combien de temps pratiques-tu le vélo en compétition ?

Eric Modolo : Je fais du vélo en compétition depuis l’âge de 16 ans. Tout a commencé à une randonnée cycliste avec mon père en cyclotourisme… On a traversé le Massif Central .C’est à partir de ce moment là que j’ai dit à mon père que je voulais faire du vélo.

Radio Peloton : Qu’est ce que tu as appris du vélo jusqu’à maintenant ?

Eric Modolo : Cette pratique me sert au quotidien… Je ne suis pas déçu de ce sport exigeant. Au contraire il me sert dans ma vie courante. Tomber se relever, échec après échec redevenir encore plus fort…

Radio Peloton : Tu évolues actuellement en D1…

Eric Modolo : J’ai commencé en D1 sur les conseils de mon président. Je le remercie d’ailleurs. Si j’avais commencé en 3e catégorie, je pense que je n’aurais pas eu la même motivation et envie.

Radio Peloton : On sent d’ailleurs que tu as progressé logiquement par rapport à l’an dernier…

Eric Modolo : Je me suis amélioré par rapport à ma première année je me faisais larguer tous les dimanches pendant un an. J’ai pu compter sur le soutien de mes parents et amis du club qui ont toujours été derrière moi pour ne pas que je me décourage.

 

 

Radio Peloton : Pourquoi l’USM Gagny ?

Eric Modolo : C’est le club le plus proche de chez moi ! Les clubs se font rares actuellement dans le secteur. Je me sens super bien dans cette équipe.

Radio Peloton : Que retiens-tu de ta première partie de saison ?

Eric Modolo : J’ai franchi un cap tout en me faisant plaisir. Je suis en progression, mais une gagne me ferait du bien, même si je suis satisfait de mes places d’honneurs. Il me manque peut-être un peu de caractère pour obtenir de meilleurs résultats.

Radio Peloton : Quel coureur t’a le plus impressionné depuis que tu fais du vélo ?

Eric Modolo : Sans hésiter, Théo Nonnez. C’est un coureur complet. Avec ma volonté et ma persévérance j’espère un jour me rapprocher de ses capacités sur le vélo. Je suis ambitieux, mais il me reste énormément de travail avant toute chose.

Lire la suite

Interview …d’Adrien Garel (Vital Concept CC)

Néo-professionnel dans la formation Vital Concept CC, l’Yvelinois Adrien Garel, 22 ans revient sur ses débuts dans les pelotons professionnels. Le coureur formé au VC Maurepas-Elancourt a notamment disputé Paris-Roubaix, cette année.

« L’ambiance est très bonne dans l’équipe »

Radio Peloton : Adrien, comment juges-tu ta première partie de saison ?

Adrien Garel : Elle fut compliquée, elle a bien commencé avec l’Etoile de Bessèges où j’ai bien travaillé pour l’équipe. J’ai enchaîné avec mes premiers mondiaux piste. Après le retour sur des grosses classiques belges au mois de mars a été plus compliqué. J’ai vraiment vu la différence de niveau.

Radio Peloton : C’est vraiment ça qui t’a le plus impressionné ?

Adrien Garel : En effet, c’est le cap qu’il y a à passer une fois chez les professionnels et encore plus sur les courses de niveau World Tour.

Radio Peloton : On sent une véritable osmose dans la formation Vital Concept…

Adrien Garel : L’ambiance est très bonne dans l’équipe, je me suis vite senti à l’aise, on rigole beaucoup à côté du vélo ce qui permet de bien décompresser après les courses.

Radio Peloton : As-tu des regrets sur ce début d’année ?

Adrien Garel : Pas foncièrement, peut-être le scratch du championnat du monde mais cela sert aussi pour l avenir.

Radio Peloton : La fin mai s’annonce chargée de ton côté…

Adrien Garel : Je vais faire Grand Prix Marcel Kint (Belgique)et les Boucles de l’Aulne mais après je ne connais pas encore mon programme du mois de juin.

Radio Peloton : Fin juin, tu vas participer au championnat de France élite « à domicile » du côté de Mantes-la-Jolie…

Adrien Garel : J’ai découvert le parcours à la mi-avril. Il est assez compliqué à décrire, il ne comporte pas de grosses difficultés mais je pense qu’il sera très usant sur le long terme. C’est à la maison alors c’est sur que cela aura une saveur particulière. Résultat ou non je compte bien profiter de cette journée.

Radio Peloton : Tu suis toujours les résultats de ton club formateur ?

Adrien Garel : Bien évidemment, je continue à prendre des nouvelles auprès du président du VCESQY, Thierry Fabre. C’est toujours important de garder contact et des valeurs de partage comme les leurs.

 

Photo : Christophe Dague.

Lire la suite

Interview de… Christophe Carmel (AS Corbeil-Essonnes / La Grande Vigie)

Christophe Carmel présente la particularité comme de plus en plus de coureurs, de courir en FFC avec l’AS Corbeil-Essonnes et la Grande Vigie en Ufolep. Le rouleur sprinteur de 34 ans a accepté de se confier à l’équipe de Radio Peloton.

« Sur la bonne voie »

Radio Peloton : Comment juges-tu ton début de saison ?

Christophe Carmel : Je pense être sur la bonne voie puisque depuis que je fais du vélo en France, c’est la première fois que j’entame une saison avec beaucoup d’ambition. Je démarre cette saison 2018 avec une touche positive dans la compétition.

Radio Peloton : Proportionnellement cours-tu plus en Ufolep qu’en FFC ?

Christophe Carmel :Pour cette année je pense courir plus en UFOLEP qu’en FFC.

Radio Peloton : Si oui, pourquoi privilégier plus une fédération qu’une autre ?

Christophe Carmel :Il est vrai que j’ai beaucoup plus d’affinités avec les coureurs en UFOLEP ,chose que je ne cache pas mais ce n’est pas pour autant que je délaisse les compétiteurs en FFC.

Radio Peloton : Que restes-tu ton plus beau souvenir de cette partie de saison ?

Christophe Carmel :Mes plus beaux souvenirs pour cette année ce sont les multiples victoires que le club de la Grande Vigie a obtenues en première catégorie et surtout mon premier titre au championnat de Paris qui est tout récent. D’ailleurs comme je l’ai dit précédemment, sans l’équipe j’aurai eu beaucoup de mal à l’obtenir.

 

 

Radio Peloton : Comment te sens-tu à la Grande Vigie ?

Christophe Carmel :Je pense avoir fait le bon choix en intégrant la grande famille de la Grande Vigie où je me sens très à l’aise et je me consacre pleinement à ma passion.

Radio Peloton : Quels sont tes objectifs en cette deuxième partie de saison ?

Christophe Carmel : L’objectif principal est de toujours briller parmi les cinq premiers au classement général et de faire parler du maillot.

Radio Peloton : Comment vois-tu l’avenir du vélo dans dix ans ?

Christophe Carmel :Je pense que dans les années à venir il sera de plus en plus compliqué à mettre en place des manifestations sportives sur les routes et même pour les coureurs de s’entraîner correctement. De ce fait je tire mon chapeau à tous les organisateurs qui sont présents à ce jour, parce que l’organisation d’une manifestation n’est pas forcément évidente.

 

Photo : Loïc Manceau.

Lire la suite

Interview de… Damien Charni (Paris Cycliste Olympique)

Cela fait plus de quinze ans que Damien Charni écume les courses franciliennes ! A 27 ans, le coureur 3e catégorie du Paris Cycliste Olympique a vu évoluer son sport mais aussi les mentalités dans les pelotons de la région parisienne.

« Plus de réussite pour la seconde partie de saison »

Radio Peloton : Damien, Comment vois-tu l’évolution du cyclisme depuis tes débuts en compétition ?

Damien Charni : Je fais deux différences, le cyclisme professionnel et le cyclisme amateur. Du côté des professionnels je trouve qu’on a un cyclisme plus humain, plus offensif. Les français reviennent sur le devant de la scène international et ça fait plaisir. Lorsque j’ai commencé le vélo en 2004 on avait vraiment l’impression d’avoir un cyclisme à deux vitesses et les français étaient loin des meilleurs. Aujourd’hui les niveaux sont beaucoup plus homogènes.

Radio Peloton : Et chez les amateurs ?

Damien Charni : Au niveau amateur je constate qu’il y a de moins en moins de courses au calendrier. Je me souviens qu’à l’époque il y avait toujours deux ou trois courses “Régionale” (la 3ème Catégorie actuelle) en Ile-de-France et il y avait toujours une centaine de coureurs au départ. Aujourd’hui on se retrouve avec des week-ends sans une seule course 3ème catégorie en Ile-de-France, on est même obligés de fusionner les championnats 2ème catégorie et 3ème catégorie pour avoir assez de coureurs au départ. C’est assez contradictoire avec la nouvelle vague de pratiquants qui envahissent les pelotons depuis quelques années. Il n’y a qu’a voir le nombreux d’inscrits sur les grandes cyclosportives.

Radio Peloton : Quelle analyse portes-tu sur ton début de saison ?

Damien Charni : Je suis plutôt satisfait. Début avril 2016 j’ai été opéré d’une double fracture radius-cubitus du poignet gauche suite à une chute bête à Clamart. Suite à cela j’ai dû arrêter le vélo six mois et j’ai enchaîné sur un long voyage en Asie du Sud Est. C’était une superbe expérience ! J’ai repris le vélo en août 2017 après 16 mois sans vélo, c’était très dur. De septembre 2017 à février 2018 j’ai alterné vélo et athlétisme que j’ai pratiqué en compétition avec des Cross et des 10k sur route, ça m’a permit de travailler le cardio mais je manquais vraiment de force. Je pensais donc être vraiment dans le dur avec une reprise de l’entraînement spécifique vélo seulement fin février mais c’est revenu plus vite que prévu.

 

 

Radio Peloton : En effet, tu as collectionné les places d’honneurs …

Damien Charni : J’ai rapidement fait des top 10 en FSGT car il n’y avait pas de courses en 3ème catégorie en Ile-de-France. Mon mois de juin est plutôt réussi avec une 4ème place à Satory, une 7ème place à Sarcelles sur une course vraiment dure. Je pense monter en puissance et être au top en septembre.

Radio Peloton : Et toujours pas de gagne en 2018…

Damien Charni : Il me manque du temps. Avec le boulot c’est très compliqué de rouler. Je n’ai que 4 à 5 heures d’entraînement hebdomadaire. Je ne peux pas faire de longues sorties et je sens en fin de course que je suis un peu juste à cause de cela. Néanmoins je pense qu’en restant régulier et sérieux je devrais faire une bonne fin de saison et être au top pour 2019.

Radio Peloton : Plus globalement juges-tu de bonne facture le début d’année du PCO en 3e catégorie ?

Damien Charni : On a une équipe super homogène. Au départ d’une course on a toujours 3 ou 4 coureurs qui sont favoris et c’est un vrai avantage. On est régulièrement bien placés avec toujours deux coureurs dans les dix premiers mais il nous a manqué un peu de réussite pour l’emporter. Alexis Massard a fait 2ème à Rungis, Thomas De Pujo a connu le même résultat à Gurcy-le-Chatel et j’en passe. La cohésion est bonne et en gardant cette dynamique on devrait avoir plus de réussite pour la seconde partie de saison.

Radio Peloton : Justement, avec quelle motivation abordes-tu cette deuxième partie de saison ?

Damien Charni : Elle m’a toujours mieux réussie … Les coureurs qui ont fait un gros hiver et qui roulent beaucoup commencent généralement à fatiguer alors que pour moi c’est l’inverse. L’enchaînement des courses m’apporte le rythme et les kilomètres qui me manquent en début de saison. J’espère faire une belle course à Choisy-le-Roi avant de préparer l’Etape du Tour que je fais avec mes vieux amis Antoine Brunet, Thomas Buc et Alexis Massard. Je vais couper une semaine fin juillet et reprendre sérieusement en août pour être au top en septembre.

Radio Peloton : Quelles sont tes solutions pour attirer davantage de personnes vers la compétition cycliste ?

Damien Charni : C’est très compliqué comme question… Je pense qu’il faut surtout redynamiser l’image du vélo en général. L’acharnement médiatique qu’a vécu notre sport lui a fait perdre des fans et de l’intérêt. Le fait que des coureurs français puissent jouer la gagne sur de grandes courses et notamment sur le Tour de France est un vrai plus pour l’image du cyclisme. De nouveaux pratiquants participent également au renouveau du cyclisme : les cadres supérieurs qui se passionnent pour le vélo, les livreurs en fixies, les utilisateurs de vélo à assistance électrique. Depuis quelques temps je trouve que l’image du vélo a évolué dans le bon sens du terme, il faut profiter de cet engouement !

 

Photo :  Gérard Briand.

Lire la suite

Interview… d’Alexis Vathar (VC Vincennes/ Team HBS Cycling)

Le pensionnaire du VC Vincennes (FFC) et du Team HBS Cycling (UFOLEP) se confie sur son nouveau club, sa passion pour le cyclo-cross, son début de saison ou encore sur son coureur favori !

 

« Le cyclo-cross, c’est plus fun » 

Radio Peloton : Vous êtes devenu un nouveau coureur UFOLEP de l’équipe HBS Cycling, pourquoi ce choix ?

Alexis Vathar : En fait, j’ai commencé le cyclo cross au Vélo Club de Vincennes (où je suis toujours licencié en FFC), il y a quelques années en UFOLEP et FFC.
Je me suis rendu compte que dans le Val de Marne on est dépourvu de toutes compétitions départementales…
Avec les gars du Team HBS j’ai toujours eu un très bon contact sur les courses; on s’est livré de bonnes batailles les saisons d’avant et comme ils sont cools et qu’il y a un bon niveau j’ai sauté le pas cet hiver.

RP : En tant que pratiquant de cyclo-cross, préférez vous cette discipline à la route ?

AV : J’aime les deux, mais je trouve que le cyclo cross c’est plus fun, moins monotone que la route.Tu pars à bloc et tu essaies d’arriver à bloc. Tu livres un combat avec toi même pendant 50min ou 1h maxi, un peu comme sur un chrono.
Après même si au niveau technique je suis loin d’être le meilleur, je kiffe toujours autant; on peut dire que j’aime la boue même si y a des moments on galère un max.
Par contre, je n’abonnerai pas la route car tu retrouves tous les potes et tu fais de bonnes sorties. Après j’essaie de gagner une course par an si c’est possible.

RP : Êtes-vous satisfait de votre début de saison ?

AV : J’ai bien débuté l’année avec une gagne en cyclo cross en UFOLEP 2 mais je suis passé à côté du championnat régional (problème mécanique), même si j’ai encore du mal à rivaliser avec les meilleurs.
Au niveau de la route, j’ai pris mon temps par rapport à début 2017 où j’ai gagné à Chauffry en départemental.
Je n’ai fait qu’une course sur route en UFOLEP en mars, où j’ai couru à contre temps.
Après, j’ai fais aussi la cyclo tour des Flandres sur le 170Km.
La forme commence à refaire surface mais je suis loin d’avoir encore beaucoup de puissance. Je pense, enfin j’espère avoir le rythme grâce à ma saison de cyclo cross même si elle est déjà loin.
À l’année je ne fais que 6 ou 8 courses sur route maxi. Je cible mes courses, j’aime celles qui sont difficiles et sélectives, après les autres sont faites pour voir les potes et passer un bon moment.

RP : Vous partagez votre vie entre la musique et le sport, quelle est la place du vélo dans votre vie ?

AV : J’ai comme seconde passion la musique, mais depuis l’année dernière je la mets un peu en stand by car les journées ne font que 24H.
Le vélo c’est une passion qui prend du temps et qui demande de la discipline donc moins de sorties avec les potes pour prendre l’apéro.
Le principal reste ma famille, donc il y a des week-ends sans vélo mais ce n’est pas grave car c’est bien aussi de couper de temps en temps et de faire autre chose que de pédaler à fond samedi et dimanche.

RP : Possédez-vous un champion(ne) cycliste vous-ayant fait rêver ?

AV : Les gens qui me connaissent bien vous diraient Tom Boonen. Je suis assez fan de ce gars et de la Quickstep, une équipe de guerriers.
Boonen est un immense champion avec un palmarès de dingue. J’avoue que le Paris Roubaix de 2016, j’ai cru à une 5ème victoire, il méritait…
Après au niveau Cyclo cross j’aime bien Mathieu Van der Poel, il a la classe et une technique de dingue sur le vélo, c’est un vrai exemple dans le cross.

Propos recueillis par Etienne Servillat.

 

Photo : Loïc Manceau.

Lire la suite

Interview… d’Amandine Laclare (Pédale Combs-la-Villaise)

Seule féminine de la Pédale Combs-la-Villaise chez les cadettes, Amandine Laclare s’est confiée à l’équipe de Radio Peloton sur son début de saison.

 

« La piste me plaît tout autant que la route « 

 

Radio Peloton : Amandine, quel bilan tires-tu après trois mois de compétition ?

Amandine Laclare :Mon début de saison est plutôt satisfaisant, en essayant de rester au maximum dans les premières d’île- de -France. Je me suis aussi diversifiée, faisant maintenant de la piste, un autre concept qui me plaît tout autant que la route.

Radio Peloton : Tu privilégies les courses féminines sur la région parisienne…

Amandine Laclare : Les courses féminines sont un beaux progrès pour le cyclisme féminin qui, il y a encore quelques années, n’était pas aussi développé. Les courses féminines sont complètement différentes de celle avec les garçons, les efforts, les tactiques de courses ou encore le nombre de participants est plus compliqué quand nous devons courir avec eux.

 Radio Peloton:  Qu’est ce qui te manque pour le moment afin d’obtenir de meilleurs résultats ?

Amandine Laclare : Selon moi, il me manque encore des entraînements et des coéquipières avec qui la course serait mieux gérée.

 

Radio Peloton : Que vises-tu sur le mois de juin ?

Amandine Laclare : Le mois de juin sera compliqué pour moi à cause du bac mais je ne perdrais pas l’objectif de faire un maximum de courses, féminines ou mixtes, et j’espère de pouvoir en gagner une.

Radio Peloton : Un mot sur le début de saison de tes coéquipiers de la PCV ?

Amandine Laclare : Je suis très fière de mes coéquipiers qui se donnent au maximum à chaque course. Malgré leurs études ou leur travail, ils arrivent à faire des performances qui m’impressionneras toujours autant.

Radio Peloton : Est-ce ta dernière saison à la Pédale Combs-la-Villaise ?

Amandine Laclare :C’est une possibilité que je garde dans un coin de ma tête. Il est vrai que rejoindre une plus grosse structure féminine serait bénéfique pour ma progression. L’avenir nous le dira.

 

Lire la suite

Interview… D’Alexandre Roma

Cela fait des années maintenant qu’Alexandre Roma écume les courses de vélo avec son appareil ! A 47 ans, l’Altoséquanais reste toujours aussi passionné par la petite-reine.

« Restituer ce que je vois »

Radio Peloton : Alexandre, depuis combien de temps fais-tu des photos sur les courses de vélo ?

Alexandre Roma : En fait j’ai réellement démarré la photo le jour où j’ai commencé à faire des photos de courses de vélo, en 2010. Avant cela se limitait aux photos de vacances.

Radio Peloton : Tes deux fils, Julian et Jérémy ont débuté le cyclisme au CSM Puteaux…

Alexandre Roma : C’est grâce à mes deux fils qui ont eu un jour l’idée saugrenue de s’inscrire dans un club de vélo pour en faire leur sport (sourires). Au départ, je prenais des photos de mes enfants pour garder des souvenirs. Très vite je me suis pris au jeu. Je me suis passionné pour les courses cyclistes, ce qui n’était pas le cas auparavant, et, parallèlement j’ai pris goût à vouloir immortaliser ce à quoi j’assistais et raconter en image le déroulement des courses.

 

Radio Peloton : Qu’est ce que tu aimes dans la photo de vélo ?

Alexandre Roma : Mon plaisir est simplement d’assister à un événement et d’essayer de restituer ce que je vois. Je ne suis pas un professionnel, je n’ai pas de technique, je fais cela au feeling, juste pour le plaisir. Même si aujourd’hui j’essaie de réfléchir un peu plus à ce que je fais : je joue avec les réglages de l’appareil, je fais attention au cadre, à la lumière, au rendu de la photo avec le post-traitement, etc.. Les photos que je vais poster vont être vues, parfois appréciées, certains mêmes vont me laisser un message pour me le dire !
Et puis aujourd’hui j’essaie autant que possible de suivre les courses auxquelles participe Jeremy, mon fils, cela me permet de vadrouiller aux quatre coins de la France (dixit Loïc !)
Tout cela est un plaisir !

Radio Peloton : Quels sont tes plus beaux souvenirs sur les courses cyclistes ?

Alexandre Roma : J’ai plein de bons souvenirs. Je pense notamment à mes expériences sur moto, être dans la course c’est magique, ou à l’émotion quand on photographie une arrivée et que c’est son fils qui lève les bras .Il n’y a pas vraiment de mauvais moment, à part peut-être avoir ratée la photo de l’arrivée ! Même quand les conditions climatiques sont difficiles par exemple je prends plaisir à prendre des photos.

Radio Peloton : Tu es également présent sur d’autres sports que le vélo…

Alexandre Roma : De temps en temps je photographie la course à pied. Ça, c’est « à cause » de ma femme qui est une mordue de Running. J’aime bien, c’est différent. L’objectif n’est pas de restituer le déroulé de la course mais plutôt de figer des moments. Sur un marathon par exemple il peut y avoir jusqu’à 50000 participants, je vais donc chercher dans un premier temps à avoir les champions ensuite, je vais shooter un peu au hasard, je vais cibler les postures particulières, les tenues improbables, les comportements, les grimaces.

Radio Peloton : Quel serait ton plus grand rêve en tant que photographe ?

Alexandre Roma : J’ai plein de rêves de photos, mais pour rester sur le thème du cyclisme, j’aimerai bien intégrer une équipe professionnelle le temps d’une grande course à étapes et en faire un reportage photos.

Radio Peloton : Quel regard portes-tu sur l’évolution de la photographie sportive à travers les réseaux sociaux ?

Alexandre Roma : J’ai commencé à faire de la photo en même temps que l’essor des réseaux sociaux, c’est donc naturel pour moi de poster et de partager. Et c’est cela qui est intéressant, on peut partager avec le plus grand nombre. Et c’est cela qui est intéressant, on peut partager avec le plus grand nombre. Seule contrainte, être réactif, ce qui, pour ma part, n’est pas toujours le cas .Je poste quand je peux et j’arrive parfois bien après la bataille. D’autant plus qu’il y a une forte concurrence !! Il y a de plus en plus de bons et surtout de très bonnes photographes sur les courses. Je trouve cela plutôt cool qu’il y ait plein d’images de courses (ou autre) sur le net.

 

Photo : Martial Denais.

Lire la suite

Interview de … Jordan Grédoire (VCA du Bourget)

Licencié en 3e catégorie au VCA du Bourget, Jordan Grédoire fait partie des piliers de la formation séquano-dyonisienne. Le coureur de 25 ans aura notamment à cœur de s’illustrer le 27 mai prochain à l’occasion du Grand Prix Mathieu Riebel de Drancy, le 27 mai prochain.

« Je pense à la victoire »

Radio Peloton : Jordan, comment juges-tu ton début de saison ?

Jordan Grédoire : Il a été très très compliqué. Comme tout le monde le sait en octobre dernier nous avons perdu Mathieu sur le Tour de Nouvelle-Calédonie et cela m’a profondément touché. Il m’avait donné de nombreux conseils pour progresser, il m’avait aussi appris à lâcher prise et à prendre du plaisir sur le vélo. Je disais souvent que c’était devenu mon idole et que j’étais devenu un fan.

Durant l’hiver j’ai pensé arrêter le vélo, je n’avais pas de plaisir à monter dessus. Je pensais à lui constamment, et aujourd’hui encore il y a des jours ou c’est dur, mais heureusement mon club et mes amis sont là autour de moi. Le stage en Espagne avec le VCAB m’a beaucoup aidé. Pour la confiance les plus jeunes comme Silouane Dupuy ou Florian Picquot m’ont poussé et idem pour les plus ancien comme Anthony Baré ou Alex Berton-Mani qui ont une confiance aveugle en moi et qui on fait de moi leur capitaine de route, bien que je déteste ce rôle (sourires).

Radio Peloton :Qu’est ce qui te manque selon toi pour le moment afin d’obtenir de meilleurs résultats ?

Jordan Grédoire : De la confiance en moi. Tout le monde me le répète et pourtant rien n’y fait, je manque de confiance en moi, lorsque mon corps souffre j’ai tendance à l’écouter comme à Bry-sur-Marne l’an dernier. Physiquement je manque aussi de force, depuis quelques semaines. Avec mon entraîneur Anthony Baré nous travaillons sur cet aspect, mais attention cela ne veut pas dire que j’en manque…

Radio Peloton : Tu es comme un poisson dans l’eau au VCAB…

Jordan Grédoire : Je suis chez moi, le VCAB est devenu au fil des ans une seconde famille, j’ai chaque année une certaine appréhension du fait des nouveaux coureurs qui intègrent l’équipe et au final je n’ai encore jamais été déçu, depuis mon arrivé au club il y’a quatre ans. Il y a des hauts et des bas comme partout mais cela ne dure jamais longtemps.

 

Radio Peloton : En quoi ce mois de mai est important pour toi ?

Jordan Grédoire : Pour moi, le mois de mai rime avec courses qui s’enchaînent, et surtout les nocturnes que j’attends chaque année avec impatience. Je me plus plaisir sur ce type de courses
Je sais par la suite comment va se passer la suite de la saison. Avec l’enchaînement des courses c’est le mois où il faut être bien. Gérer la récupération est aussi primordial.

Radio Peloton : Quel est le coureur qui t’a le plus impressionné durant les premiers mois de compétition ?

Jordan Grédoire : Il y a bien un coureur qui m’a interpellé au début de saison par sa facilité avec trois courses 3ème catégorie, trois victoire et une montée de catégorie plus rapide que Sagan au sprint, c’est Pierre Mavier. Ce qui m’a impressionné ce ne sont pas les victoires mais la manière, de longues échappées, certaines en solitaire comme à Satory, j’ai eu l’occasion de courir avec lui et franchement, chapeau.

Radio Peloton : Quelles sont tes ambitions pour le reste de l’année ?

Jordan Grédoire : Comme tout le monde je pense à la victoire, il y a quelques courses que j’ai dans le viseur comme Drancy Bobigny, Vigneux et Montgeron, qui sont des courses en hommage à Mathieu.Il faudra de toute façon être présent, il y a aussi Bry-sur-marne où j’ai une revanche à prendre, pour le reste je prendrais les courses comme elles viennent pour moi le principal et la victoire du collectif.

Lire la suite