Interview de … Robin Malet (EC Montgeron-Vigneux)

 

A 23 ans, Robin Malet est revanchard en cette année 2020 ! Après une saison 2019 marquée par une lourde qui lui a occasionné un arrêt prématuré des compétitions, le polyvalent coureur de l’EC Montgeron-Vigneux attend avec impatience la reprise des courses cyclistes.

« Il faut toujours rester ambitieux « 

 

Radio Peloton : Robin, vous effectuez votre 18e année dans les rangs de l’EC Montgeron-Vigneux…

Robin Malet : L’ambiance est bonne au sein du club. Il y a une vraie osmose entre coureurs et dirigeants. C’est un club familial mais qui reste compétitif.

Radio Peloton : Comment s’est passé le confinement de votre côté ?

Robin Malet : J’ai travaillé une bonne partie du confinement, après j’ai eu des jours de vacances. Pendant un mois, j’ai coupé avec le vélo avant de rouler un peu sur home-trainer, comme beaucoup.

Radio Peloton : Vous avez reprise de plus belle après le déconfinement…

Robin Malet : C’est clair, nous avons retrouvé notre espace de liberté qu’est la route. J’ai d’abord repris en individuel puis avec les copains en attendant le retour des compétitions.

Radio Peloton : Qu’attendez-vous de ce retour des courses ?

Robin Malet : La saison devrait reprendre cet été elle sera particulière les coureurs auront tous les crocs. J’aimerais bien en claquer une il faut toujours rester ambitieux mais bon faut être un peu réaliste aussi.

Radio Peloton : L’année 2019 a été quasi-blanche pour vous …

Robin Malet : Avec une chute en avril 2019, je n’ai pas pu rouler pendant plus de 7 mois. J’ai bien galéré pour la rééducation et la reprise. Je faisais 30 kilomètres, j’étais vidé. Mais là ça va beaucoup mieux. J’ai encore et j’aurais toujours des séquelles mais bon le but est de reprendre c’est le principal.

Radio Peloton: Quel est votre coureur professionnel préféré en activité  ?

Robin Malet : Comme beaucoup de monde, Julian Alaphlippe (Deceuninck-Quick-Step). J’aime sa classe sur le vélo, les différences qu’il arrive à faire avec son punch . Dans le même registre, j’aime bien aussi Philippe Gilbert (Lotto-Soudal) pour l’ensemble de sa carrière et sa longévité au plus haut- niveau.

 

Photo : Loïc Manceau. 

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Diedler par amour du VCFA

Le Vélo Club de Fontainebleau-Avon a pour vocation d’avoir un socle de coureurs fidèles depuis nombreuses années à ses valeurs. C’est notamment le cas d’Eric Crapard, Loïc Jacquart, Bertrand Rouyau mais aussi Gautier Diedler. Le jeune seine-et-marnais est arrivée il y a maintenant trois ans dans la structure présidée par Stéphane Colas. « Le VCFA m’a tout appris, les dirigeants, encadrants, ont toujours été là pour que j’aille de l’avant. J’ai été très vite intégré grâce à Stephane Colas et Bernard Letscher ainsi que par les autres bénévoles » s’enthousiaste le coureur espoir conscient que 2020 aurait pu être l’année du VCFA en 3e catégorie. « Je me sens très bien dans le club, on avait une bonne équipe avec les recrutements de l’hiver malheureusement la saison s’est stoppée au bout de deux courses avec la pandémie mondiale de Covid-19 » précise Diedler qui n’a pas pour autant mis le sport de côté durant la période de confinement.« Mais maintenant je vais repartir sur une préparation sur le vélo pour retrouver ma condition physique de début mars en allant m’entraîner avec mon ami et coéquipier Baptiste Monteil » poursuit le polyvalent coureur seine-et-marnais. Motivé à l’idée de reprendre les compétitions dans les prochaines semaines, Gautier Diedler espère réaliser une bonne deuxième partie de saison avec pour ambition de s’imposer en 3e catégorie à l’instar de son coéquipier Jordan Piau, déjà vainqueur à deux reprises en 2020. « Cette deuxième partie de saison sera l’occasion d’essayer d’être à l’avant des courses et pourquoi pas de se rapprocher de cet objectif » avance cet inconditionnel du coureur professionnel français de la Deceuninck-Quick Step, Julian Alaphlippe.

 

 

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Duc studieux

Maxence Duc espérait beaucoup de la première partie de saison de l’année 2020 ! Pour sa deuxième année dans la catégorie des juniors, le pensionnaire du Team 94 Cycling prend son mal en patience en attendant une éventuelle reprise des compétitions lors de la deuxième partie de l’année. « J’ai hâte que les compétitions reprennent c’est assez frustrant de rater l’année de junior 2 qui est très importante pour progresser » exprime l’ancien coureur de la Pédale Combs-la-Villaise très attentif à une éventuelle reprise des compétitions par des contre-la-montre. « C’est un effort que j’apprécie beaucoup. De même le report des championnats de France de piste en fin d’année est une très bonne nouvelle car ils auraient pu être totalement annulés La deuxième partie de saison est très importante pour moi car ce seront les seuls résultats sur lesquels les équipes pourront se baser pour recruter des coureurs. Il faut donc réussir à être très performant » prévient le protégé du président Patrice Lerus , craintif quand à une évolution significative du niveau dans les pelotons. Fan de rouleurs comme Niki Terpstra, Remco Evenepoel ou encore Victor Campenaerts, Maxence Duc espère mettre à profiter ses qualités de rouleur pour briller sur la fin de saison et ainsi mettre à profit ses nombreuses séances de home-trainer effectuées durant la période de confinement.

 

Photo : Maxence Duc (Team 94 Cycling) à l’époque sous les couleurs de la Pédale Combs-la-Villaise.

 

 

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Siger dans l’incertitude

Jean-Pierre Siger attendait beaucoup de cette saison 2020 ! Pensionnaire de l’ES Stains depuis plus de 17 ans, ce féru des anneaux franciliens s’est retrouvé comme tout le monde en stand-by durant la pandémie mondiale de Covid-19. « Je ne dirais pas que je suis un spécialiste de la piste, je prends du plaisir dans cette discipline en tentant de m’améliorer dans ma catégorie d’âge » confie le guadeloupéen motivé en début d’année après un stage d’avant-saison effectué fin février. Jean-Pierre Siger a mis à profit le confinement pour s’adonner à sa passion cycliste que très partiellement avec seulement cinq heures de selle sur home-trainer. « J’ai profité de cette période forcée pour faire quelques travaux dans mon logis » affirme le pensionnaire de l’ESS encore dans l’incertitude quant à l’éventualité de disputé certaines courses cette année. « Je ne sais vraiment pas si je disputerai des compétitions, je n’ai pas mis les fesses sur mon vélo de manière assidue, pourtant je voulais faire des résultats aux championnats masters sur piste, on verra si la motivation revient » prévient Siger.

 

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Bon anniversaire !

Passé par l’AS Corbeil-Essonnes et le VC Savigny-sur-Orge, Florentin Techer souhaite bon anniversaire à son père en ce 3 juin 2020 …

« Mon père, mon héros sportif ….
Né à Dijon (Côte d’Or), peu après la fin de la seconde guerre mondiale, le 3 juin 1945, mon père a passé la première partie de sa vie auprès de ses parents Yvonne et Henri dans la préfecture bourguignonne.
Il les a quittés pour l’armée où il a fait son service à Cahors (Lot).
Après avoir fait ses classes, Robert s’est marié puis installé en Alsace jusqu’à son arrivée en 1971 à 26 ans, en région parisienne à Maisons- Alfort (Val-de-Marne) en tant que maître-nageur et à Draveil à l’ouverture de la piscine de Mainville sous bulle l’hiver et découverte l’été, de son ouverture jusqu’à sa fermeture en 1997.
En tant que Chef de Bassin, il a enseigné la natation à de nombreux enfants et adultes avec passion à l’image de Maria Aspuria, qu’il a entraîné jusqu’aux Championnats de France du 100 m dos ainsi qu’Aline Mathieu sept ans après.
Il a également accompagné d’autres jeunes aux championnats départementaux et régionaux. Jean-Luc Lerest fait partie des nombreux enfants passés entre les ordres de mon père et sont aujourd’hui des maîtres-nageurs Sauveteurs. Ce dernier a notamment fini quatre fois 4ème au championnat de France des Maîtres à 49 ans. Inspiré par les exploits de Georges Belaubre, il lance à Draveil le triathlon.
En juin 1995, il a même enfourché son vélo sur Paris -Nice amateurs, pour rendre hommage à sa maman décédée en mai. Il avait fini classé 438 sur 811 au départ
Retraité depuis novembre 2007, il continue à transmettre sa passion aux jeunes qu’il entraîne à la piscine de Corbeil-Essonnes (Essonne) avec toujours tout autant de passion.

Bon anniversaire Robert ! »

Florentin T

L’équipe de Radio Peloton se joint à ce message pour souhaiter un très bel anniversaire à Robert !

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Interview de… Yann Le Boudec (VC Lucéen)

Yann Le Boudec attendait avec impatience cette année 2020 ! A 24 ans, l’yvelinois avait fait le choix de quitter le VC Montigny-le-Bretonneux à l’intersaison pour rejoindre le VC Lucéen (Eure-et-Loir).

 

« Gagner en 2e catégorie »

 

Radio Peloton : Yann, vous avez quitté le VC Montigny-le-Bretonneux en début d’année…

Yann Le Boudec : En passant en 2e catégorie, je cherchais un nouveau challenge afin de découvrir le haut-niveau en tant que coureur. Le projet du VC Luceen était très intéressant car ils montaient cette année leur équipe de DN3. Il n’y a pas beaucoup de projet de la sorte en région parisienne donc quand j’ai eu l’opportunité d’intégrer l’équipe, je n’ai pas hésité. Je connaissais déjà plusieurs coureurs et je n’ai pas été déçu. Il y a vraiment un super état d’esprit, impulsé par le président Christian Fulbert et les directeurs sportifs.

Radio Peloton : Que retenez-vous de votre passage au VC Montigny-le-Bretonneux ?

Yann Le Boudec :Beaucoup de bons souvenirs entre les courses, les stages et les entraînements mais aussi et surtout beaucoup de bons amis.

Radio Peloton : Votre entame de saison a été très courte avec l’épisode covid-19…

Yann Le Boudec : Je ne suis rentré que le 2 mars du championnat du monde piste à Berlin, donc je n’ai pu participer qu’à une seule course avant le confinement. C’était plutôt une reprise pour moi et je n’avais pas de réelles ambitions. Je comptais arriver en forme un peu plus tard dans la saison.

 

Radio Peloton : Comment avez-vous géré cette période de confinement ?

Yann Le Boudec : Mes activités professionnelles avec l’équipe de France étant un peu à l’arrêt, j’ai eu beaucoup de temps libre pour bien m’entraîner sur home traîner et en PPG. De ce côté là, le confinement m’a été bénéfique car j’en ressors bien plus en forme physiquement. Sinon, j’en ai profité pour travailler et développer mon activité d’entraîneur et de coach avec notamment la création de mon site internet (ylbcoaching.fr)

Radio Peloton : En quoi consiste votre rôle auprès de l’équipe de France de cyclisme sur piste ?

Yann Le Boudec : Je suis analyste performance pour l’équipe de France endurance. Je travaille principalement sur de l’analyse vidéo, les aspects tactiques et techniques, ainsi que de l’analyse de données par rapport à ce que l’on peut récupérer via les capteurs de puissance sur les vélos des coureurs. L’objectif est de traiter efficacement ces données afin de ne rendre aux entraîneurs et aux coureurs que les informations utiles qui permettront d’optimiser la performance.

Radio Peloton : Comment se passe ce début de déconfinement pour vous ?

Yann Le Boudec : C’était très plaisant de pouvoir ressortir de nouveau et de retrouver un peu de liberté. Comme tous les cyclistes, j’ai profité du beau temps pour rouler de nouveau à l’extérieur. J’ai pu revoir également la famille et quelques proches que je n’avais pas vu depuis Mars.

Radio Peloton : Beaucoup d’incertitudes subsistent quant à la suite de la saison…

Yann Le Boudec : Évidement, comme tous les compétiteurs, j’aimerai que la saison reprenne en Août, comme cela est annoncé. Mais j’ai quand même un peu de mal à me projeter sur la fin de saison. Même si la situation sanitaire s’améliore, pour moi il reste encore pas mal d’incertitudes. Pour l’instant je m’entraîne surtout dans une logique de progression, sans réellement penser aux courses. Comme ça je ne serai pas trop déçu en cas de saison blanche.

Radio Peloton : Vous aviez défini des ambitions en début d’année…

Yann Le Boudec : Je devais aider au maximum l’équipe et ses leaders sur les courses élites et 1ere catégorie, ainsi que de pouvoir faire de bons résultats et de gagner en 2ème catégorie. Pour l’instant, après la première manche sur la Vienne Classic, l’équipe est 1ere en Coupe de France DN3. Il ne reste plus qu’une seule manche au programme en Septembre, le GP de la Tomate. On ira donc là-bas ambitieux afin de défendre au mieux cette première place.

 

Photo : Loïc Manceau.

 

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Interview de… Guillaume Orsal ( EC Montgeron-Vigneux)

Guillaume Orsal attendait avec impatience cette saison 2020 ! A 18 ans, le coureur D2 de l’EC Montgeron-Vigneux a fait contre mauvaise fortune, bon cœur en cette période de confinement en attendant la reprise des compétitions sur la région parisienne.

« Remettre un dossard me manque »

Radio Peloton : Guillaume, comment s’est passée cette période de confinement pour vous ?

Guillaume Orsal : Comme beaucoup, cela a été compliqué à gérer entre les cours et la vie personnelle. J’ai néanmoins opté pour des séances de home-trainer certains soirs afin de garder une conduite sportive. J’ai aussi privilégié la récupération en me levant assez tard (sourires).

Radio Peloton : Vous pouvez de nouveau effectuer des sorties en plein-air depuis ce lundi…

Guillaume Orsal : Le cyclisme est un sport avec son espace de liberté, je vais pouvoir de nouveau m’adonner à ma passion, tout en respectant les gestes barrières mis en place.

Radio Peloton : Espérez-vous recourir cette saison ?

Guillaume Orsal : J’aimerai bien, je n’ai pas fait une préparation hivernale pour rien et même s’il faut repartir de zéro, remettre un dossard me manque. On parle de juillet ou d’août pour reprendre les compétitions mais tout cela reste suspendu à l’évolution du covid-19. La santé de tous doit être avant tout prioritaire.

Radio Peloton : Vous avez eu vos coéquipiers de l’EC Montgeron-Vigneux durant ce confinement ?

Guillaume Orsal : De manière épisodique, je dois dire que je me suis un peu déconnecté des réseaux sociaux et même du cyclisme afin de recharger les batteries au maximum.

 

Photo : Loïc Manceau.

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Interview de… Michel Vanvynckt (CSM Puteaux)

Vainqueur cette année du Grand Prix Cycliste du Mée-sur-Seine chez les départementaux FFC en cyclo-cross, Michel Vanvynckt (CSM Puteaux) fait partie des coureurs atypiques du peloton francilien. L’essonnien de 42 ans s’est prêté au jeu de l’interview rétro de Radio Peloton.

 

Radio Peloton : Quelle est votre course préférée chez les professionnels ?

Michel Vanvynckt : Le Tour des Flandres.L’usure est progressive, les monts courts mais ultra intenses, les meilleurs s’expliquent à la fin sans coéquipier.

Radio Peloton : Que reste votre meilleur souvenir vélocipédique toutes disciplines confondues à la TV ?

Michel Vanvynckt : Finale de l’Omnium hommes des Jeux Olympiques de Rio en 2016, lutte au couteau jusqu’au dernier sprint de la dernière épreuve.

Radio Peloton : De quelle marque était le cadre de votre premier vélo ?

Michel Vanvynckt : Pas le souvenir, un BMX probablement. Mon premier vélo de route était un Gitane.

Radio Peloton : Quel coureur de votre génération vous a le plus impressionné ?

Michel Vanvynckt : Loïc Lamouller, en minimes et cadets, après en Juniors j’ai arrêté ! Il avait environ 30 victoires dans chaque catégorie, quasiment toutes en échappées solitaires car loin d’être le meilleur sprinter.

Radio Peloton : Quels équipements cyclistes vous faisaient rêver dans votre jeunesse ?

Michel Vanvynckt : Maillot Super U, cadre Colnago de Mapei, chaussures Time. Les lignes du maillot Super U étaient pures. Fignon le rendait magnifique ! Le Colnago sublimissimo, quelle finition ! Les Time blanches et deux bandes rouges, une beauté pure.

 

Radio Peloton : Quel était votre coureur professionnel préféré quand vous avez commencé le vélo ?

Michel Vanynckt : Greg Fignon! Je ne compte pas les secondes pour départager! (sourires).

Radio Peloton : Et chez les professionnels actuels ?

Michel Vanvynckt : Mathieu Van Der Poel.

Radio Peloton : Eric Vanderaerden ou Moreno Argentin ?

Michel Vanvynckt : Vanderaerden au sprint!

Radio Peloton : Banesto ou Gewiss ?

Michel Vanvynckt : Banesto.

Radio Peloton : Bernard Thevenet ou Laurent Jalabert ?

Michel Vanvynckt : JAJA! Je n’ai pas connu Thevenet en tant que coureur je dois dire.

 

Photo : Loïc Manceau.

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Interview de… Clément Ollivier (Argenteuil VS 95)

2020 devait  être l’année de Clément Ollivier ! Pour sa deuxième année dans la catégorie junior, le coureur d’Argenteuil VS 95 était parmi les coureurs de sa génération à suivre de près cette saison. Dixième du classement final des Boucles de Seine-et-Marne juniors début mars, le val d’oisien prend son mal en patience durant cette période de pandémie mondiale du Covid-19.

 

«Je reste motivé pour faire une belle saison »

 

Radio Peloton : Clément, comment se passe le confinement de votre côté ?

Clément Ollivier : Il se se déroule relativement bien, j’arrive à m’occuper. J’ai la chance d’habiter en pavillon, je reste en contact avec mes professeurs donc je garde un lien scolaire, d’autant plus que c’est l’année du bac.

Radio Peloton : En quoi consiste votre activité sportive du moment ?

Clément Ollivier : Je ne fais pas énormément de vélo. Lorsque que j’en fais, c’est avec le home trainer et l’application zwift. Accompagné à cela je fais de la course à pied et de la musculation. C’est avant tout de l’entretien

Radio Peloton : Avez-vous le sentiment de repartir de zéro avant une éventuelle reprise des compétitions ?

Clément Ollivier : Repartir de zéro, non. En revanche, mes entraînements sont différents de ceux d’une saison de compétition. Cette situation est valable pour tous les coureurs donc nous serons tous, plus ou moins, au même niveau à la reprise.

Radio Peloton : Malgré l’absence de courses, votre motivation reste intacte…

Clément Ollivier : Je n’ai absolument pas de baisse de motivation. Dans un premier temps, la compétition devrait reprendre rapidement, de plus, elle devrait continuer jusqu’au 29 novembre donc la saison ne sera pas beaucoup plus courte. Deuxièmement, le beau temps et encore une fois ma chance de vivre en pavillon permet de garder un esprit positif. En effet, je peux faire mes activités physiques dans le jardin ou même aider mes parents pour s’occuper du jardin. Pour finir, je tiens à ajouter que j’aime beaucoup la compétition mais je ne fais pas du cyclisme uniquement pour gagner, il faut d’abord comprendre qu’il s’agit d’abnégation.

Radio Peloton : Il y a une belle équipe de juniors du côté d’Argenteuil VS 95 cette année…

Clément Ollivier : Nous sommes six coureurs. Ça va faire quelques années que nous courons ensemble, nous nous connaissons bien, avec les stages et les week-ends ensemble nous nous sommes soudés et avons développé un esprit collectif.

Radio Peloton : Vous avez eu l’occasion en février jusqu’à mi-mars…

Clément Ollivier : Le début de saison s’est avéré concluant, lors des Boucles de Seine -et -Marne nous avons réussi à courir ensemble et placer trois coureurs dans le top 10 du classement général.

Radio Peloton : Difficile de se fixer des objectifs avec les incertitudes du calendrier…

Clément Ollivier : Je reste motivé pour faire une belle saison. Cependant je n’ai pas une vision limpide du calendrier sur la fin de saison, c’est donc difficile de choisir des objectifs clairs. Tout cela dépendra de l’évolution du virus dans les mois à venir.

 

Photo : Gérard Briand. 

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Interview de… Frej

Frej trace sa route ! Après avoir écumé les courses cyclistes durant de nombreuses années, Geoffray Fargetas roule sa bosse dans le domaine musical. A 25 ans, l’ancien coureur du CSM Clamart 92 et de l’AC Boulogne-Billancourt ne se donne aucune limite. Prêt à chantonner du Frej cet été ?

 

« Que ce soit sur un vélo ou dans un studio, j’ai le même état d’esprit »

 

Radio Peloton : Geoffray, vous avez pratiqué le cyclisme en compétition en région parisienne…

Geoffray Fargetas : J’ai connu deux clubs, le CSM Clamart 92 et l’AC Boulogne-Billancourt. A chaque fois l’ambiance était bonne et a contribué à mon évolution progressive des minimes à l’échelon régionale avec trois victoires individuelles. Tout cela ce sont des très bons souvenirs.

Radio Peloton : Quelles valeurs vous ont apportées cette pratique sportive ?

Geoffray Fargetas : En premier-lieu, je dirais l’abnégation et le fair-play tout comme le fait d’aller au bout des choses et se surpasser en toutes circonstances. Le cyclisme est surement le plus formateur à ce niveau. Il m’a aussi apporté le savoir- vivre. Je pense notamment aux stages d’avant-saison très forgeur collectivement dans un sport réputé assez individuel.

Radio Peloton : Vous avez quitté les pelotons cyclistes il y a maintenant quatre ans…

Geoffray Fargetas : Je suis toujours l’actualité du cyclisme. Je ne m’entraîne plus, mais la majorité de mes déplacements se font toujours à vélo. C’est écologique, plus économique, plus rapide et plus agréable que les transports en commun.

Radio Peloton : Quelles sont les similitudes entre la compétition cycliste et votre pratique musicale ?

Geoffray Fargetas : Il y a beaucoup de similitudes. Déjà la confiance en soi est l’intime conviction de pouvoir y arriver. La musique demande énormément de travail dans l’ombre, et la patience est le mot clef, comme dans le cyclisme. Dans ces conditions, en règle générale, le résultat finit par arriver à un moment ou un autre. Il faut savoir être à l’affût des opportunités, et agir aux moments les plus stratégiques. En réalité, que ce soit sur un vélo ou dans un studio, j’ai le même état d’esprit, celui de me préparer au mieux pour réussir.

 

 

Radio Peloton : Votre pseudo musical est Frej…


Geoffray Fargetas : Cela vient tout simplement de la mère de mon meilleur pote qui est d’ailleurs le guitariste du groupe. Elle m’a toujours appelé comme cela en « verlan ». Geoffray en verlan apparemment cela donnerait « Frej » (sourires).

Radio Peloton : Quelles sont vos sources d’inspirations musicales ?

Geoffray Fargetas : Elles sont multiples, allant de la musique classique, au Rap US, en passant par la pop-rock des années 70’, la funk ou encore l’électro actuelle. Après, mes références, mes « bibles musicales », mes modèles sont Les Beatles, Lenny Kravitz ou encore James Brown.

Radio Peloton : Vos chansons sont d’ailleurs orientées vers la langue de Shakespeare…

Geoffray Fargetas : L’anglais est la langue universelle et l’horizon y est beaucoup plus vaste. Chanter en français, malheureusement, ne permet pas (ou très peu) de s’exporter. Je chante également en anglais car, je trouve cette langue beaucoup plus mélodique à l’oreille, et je me sens plus à l’aise.

Radio Peloton : Chanter sur certains événements sportifs en région parisienne, cela peut être une éventualité ?

Geoffray Fargetas : Bien sûr, sur des grands événements et s’il y a du monde, je n’y vois pas d’inconvénients, au contraire !

 

FREJ (photo DR)

Radio Peloton : Et en tant que coureur sur une compétition cycliste ?

Geoffray Fargetas :  Concilier musique et compétition n’est pas compatible car ce sont deux choses qui prennent l’intégralité de mon temps, mon énergie, mes pensées. Je pense que l’on ne peut pas faire deux choses à 200%. Donc me revoir en tant que compétiteur non, mais quelques tours à Longchamps, oui. (sourires)

Photo : Gérard Briand.

 

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