Interview de … Rachel Prudent (Team 94 Cycling)

Rachel Prudent fait partie de ces dirigeant(e)s investies au bord des routes pour faire vivre le cyclisme. Licenciée au Team 94 Cycling, elle est également la mère de Farrah Prudent, championne d’Île-de-France minimes sur route.

« Pratiquer régulièrement le cyclisme en loisir »

Radio Peloton : Rachel, pourquoi t’es tu investie dans le cyclisme ?

Rachel Prudent : Je n’ai pas choisi ce sport , c’est ma fille qui a voulu s’inscrire dans un club de cyclisme. Je me suis donc investie dans le vélo il y a trois ans en tant que dirigeante au sein du Team 94

Radio Peloton : As-tu touché à d’autres sports que le cyclisme par le passé ?

Rachel Prudent : Avant le cyclisme je pratiquais le Jiu-jitsu.

Rachel Prudent (Photo : Sébastien Karpp).

 

Radio Peloton : Tu as contribué au développement d’une section loisir au sein du Team 94 Cycling…

Rachel Prudent : Depuis deux ans j’ai pu mettre en place une section vélo loisir exclusivement réservée aux femmes ce qui me permet de pratiquer régulièrement le cyclisme en loisir .

Radio Peloton : Tu es également commissaire sur certaines courses, ce n’est pas compliqué de jongler entre les différentes casquettes ?

Rachel Prudent : Concernant la gestion de maman de coureur je ne fais que suivre le protocole appliqué par le club .Cette année je suis commissaire stagiaire, je suis encore dans l’apprentissage et l’observation.

Radio Peloton : Que reste pour le moment ton plus beau souvenir de l’année 2018 ?

Rachel Prudent : Sans hésiter le titre de championne d’Île-de-France minimes de ma fille à Evry. Elle a commencé le vélo il y a quatre ans dans ce club. Mon plus beau rêve serait que ma fille réussisse dans son projet sportif afin d’avoir des résultats dans ce qui se fait dans le plus haut niveau.

Photo : Sébastien Karpp.

 

 

Lire la suite

Interview de … Florian Maitre (Vendée U)

Ancien coureur du CSM Clamart, Florian Maitre (Vendée U), multiple champion d’Europe et de France sur piste, se confie sur ses débuts sur piste, sa saison en cours ou encore le Tour de France !

 

« Une saison très formatrice » 

Radio Peloton : Vous êtes routier et pistard, comment avez-vous commencé chacune de ces pratiques ?

Florian Maitre : J’ai commencé la route tout naturellement dès que je me suis engagé dans mon premier club en pupille 1 qui m’a formé pendant 10 années, le CSM Clamart en région parisienne. J »ai découvert la piste en minime 1 lors d’entraînements hivernaux à l’INSEP puis forcément j’ai commencé les compétitions sur piste dans la foulée.

RP : Avez-vous une préférence entre ces deux disciplines ?

FM : Je n’ai pas de préférence entre ces deux disciplines.

RP : Que retenez vous de votre saison en cours ?

FM : Je dirai que c’est une saison très formatrice car on court énormément de courses en classe 2. Forcément c’est plus dur de réussir à briller à ce niveau là mais c’est comme ça qu’on progresse et qu’on passe des paliers.

 

 

RP : Après avoir eu de nombreux titres de champions de France et d’Europe sur piste, visez-vous le titre mondial ?

FM : Il y a encore une marche pour qu’on puisse espérer viser le titre. On est une équipe qui manque d’expérience donc c’est pas évident mais forcément, ce serait un rêve de devenir champion de monde piste un jour.

RP : Avez-vous une idole dans le monde du vélo ?

FM : Non dans le monde du vélo je n’ai pas d’idole mais il y a des coureurs qui m’impressionnent par leur polyvalence comme Julian Alaphilippe ou Peter Sagan. Après mon idole reste Martin Fourcade car il est vraiment impressionnant dans sa discipline depuis pas mal d’années.

RP : Le Tour de France part de Vendée cette année, quels sont vos ressentis ?

FM : C’est une bonne chose pour l’équipe Direct Énergie. Ils vont avoir énormément de pression mais je pense qu’ils vont avoir beaucoup de plaisir de courir à domicile en début de Tour de France. Surtout que l’on sait qu’il y a énormément d’engouement autour du vélo dans l’Ouest de la France. Je pense qu’il va y avoir beaucoup de public.

Propos recueillis par Etienne Servillat.

 

Photo : Gérard Briand. 

Lire la suite

Interview de… Pierre Ricci (Paris Cycliste Olympique)

A 29 ans, Pierre Ricci a participé au Tour de Guyane avec sa formation du Paris Cycliste Olympique. Le coureur 1ère catégorie disputait sa première course à étapes dans un département d’outre mer et revient sur cette expérience.

« C’est énorme »

Radio Peloton : Pierre, vous venez de finir le Tour de Guyane…

Pierre Ricci : Ce fut une très belle expérience sportive de participer à ce 29e tour de Guyane qui est très bien organisé à tout point de vue. Cela m’a permis d’acquérir de la caisse en cette fin de saison après un mois et demi sans compétition suite à une opération.

Radio Peloton : Qu’est ce qui vous avez le plus impressionné lors de cette épreuve ?

Pierre Ricci : L’évènement médiatique en lui-même. Il y avait beaucoup de motos caméras sur la route avec l’hélicoptère juste au-dessus, C’est énorme. La presse guyanaise a également bien couvert cette épreuve. Côté sport, quelque soit la nationalité des coureurs, il y avait beaucoup d’entraide.

 

 

Radio Peloton : Que retenez-vous sportivement et individuellement de ce Tour de Guyane ?

Pierre Ricci : Je retiens surtout la première étape. Faire de longues distances sous un climat tropical, je ne l’avais pas fait depuis un certains temps. Cela a été un déblocage pour les trois jours suivants avant d’être un peu moins bien sur la fin de course. J’étais venu sur ce Tour pour aider l’équipe et rouler pour notre sprinteur, ce que je pense avoir réussi à faire.

Radio Peloton : Et collectivement ?

Pierre Ricci : Il y a une pointe de déception de revenir sans la moindre gagne mais nous avons fait une place de deux et de nombreux top dix. On a montré le maillot.

Radio Peloton : Comment voyez-vous votre fin de saison ?

Pierre Ricci : Je vais me mettre au service de l’équipe afin de faire gagner un de mes coéquipiers. J’espère prendre beaucoup de plaisir sur les courses avant de potentiellement redescendre en 2e catégorie la saison prochaine.

 

Photo : Loïc Manceau.

Lire la suite

Interview de… Jérémy Lecroq (Vital-Concept CC)

Jérémy Lecroq a fait cet hiver le choix de la toute nouvelle formation Vital Concept. Et l’ancien junior d’Argenteuil Val de Seine n’est clairement pas déçu de ce choix. Après une victoire en début de saison au GP de Lilliers et un titre national en poursuite par équipe, l’homme de Jérôme Pineau peut se tourner sereinement vers sa fin de saison, la 2e chez les pros.

 

« J’ai passé un cap cette année grâce au gros programme de début de saison que j’ai eu avec notamment les classiques »

 

RadioPeloton: Jérémy, tu as choisi la nouvelle formation Vital Concept à l’intersaison, es-tu pleinement satisfait de ce choix ?

Jérémy Lecroq: Je suis entièrement satisfait de ce choix. C’est une équipe qui m’apporte beaucoup, tant sur les entraînements que sur les compétitions. Nous sommes très bien entourés et nous nous sentons tirés vers le haut. C’est ma deuxième saison chez les pros. J’ai passé un cap cette année grâce au gros programme de début de saison que j’ai eu avec, notamment, les classiques. Je suis vraiment content d’avoir pu entrer dans cette équipe

RP: Comment se passe ta saison ?

J.L: Ma saison est plutôt bonne dans l’ensemble, malgré ma grosse chute au Tour de Belgique le 23 mai. Ce coude cassé m’a écarté du peloton pendant près de 2 mois et demi. Cela m’a permis de souffler un grand coup pour repartir plus motivé pour la fin de saison. En plus de quoi, j’ai apporté une victoire pour l’équipe Vital Concept à Lilliers en début de saison, de quoi booster ma motivation. J’ai ,par ailleurs, participé aux plus belles classiques avec le Tour des Flandres et Paris Roubaix. Je continue d’apprendre et de progresser tout en essayant d’apporter des résultats pour l’équipe. J’espère que cette fin de saison sera aussi bonne son le début.

RP: Quelle course t’a le plus marqué cette année ?

JL: La course qui m’a le plus marqué, c’est forcément Paris Roubaix, le jour de mon anniversaire. C’était juste magnifique. Avec du recul, je me dis que c’est vraiment que du plaisir cette course, même si, sur le vélo, j’avais envie de tout arrêter tellement c’était dur. Mais au final, j’ai été porté par la foule et l’ambiance est juste incroyable quand tu en as fini avec ce mythe. L’entrée dans la trouée d’Arenberg c’était incroyable, pour nous les coureurs. C’est comme un sprint massif. L’arrivée est comme à l’entrée du secteur alors qu’il reste 100km à parcourir! Pourtant, tout le monde veut rentrer en tête car tout le monde sait que c’est un secteur très important. J’ai réussis à rentrer 6eme, et c’est là que j’ai compris que c’était un secteur à part. Les spectateurs hurlaient. J’avais les frissons sur le vélo…

RP: Quel est ton programme pour la deuxième partie de la saison ?

JL: Je ne connais pas encore la totalité de mon programme de fin de saison, je serai au Tour du Poitou Charentes* puis je verrai ensuite avec mes directeurs sportifs. J’espère que je serai aligné sur Paris Bourges et Paris Tours car ce sont des courses qui me correspondent bien.

RP: Quel bilan de ces France piste ?

JL: Je n’ai pas forcément de bilan à tirer de ces France pistes. L’objectif, c’était de venir pour continuer à m’entraîner dur pour les prochaines courses qui arrivent. C’était que du bonus pour moi. Après, forcément, je me suis pris au jeu. Et ça m’a permis de décrocher mon premier titre national dans la poursuite par équipe avec une bande de potes (Corentin/Adrien/marc et moi). On n’avait jamais roulé ensemble sur piste puis on a réussi à faire le record de la piste en 4’04. C’était vraiment super: des moments magiques entre copains, de sacrés souvenirs. Ensuite j’ ai été un peu déçu par  ma course aux points car j’étais vraiment bien mais j’ai manqué d’expérience. Après avoir mis le tour, j’ai mis pratiquement les 50 suivants avant de pouvoir remarquer des points. Pendant ce temps là, d’autres coureurs ont pris un tour, donc revenus à ma hauteur puis ont continué à marquer des points. C’est dommage car avec un peu plus d’expérience, j’aurais pu décrocher une médaille. Mais au final,pas de regrets, j’ai passé une super semaine sur la piste, je me suis bien entraîné et c’était l’objectif..

 

RP: Quel pronostic pour la victoire finale sur la Vuelta ?

JL: Pour la victoire sur la Vuelta, je ne sais pas qui est au départ comme favoris alors je ne préfère pas me prononcer. Par contre, en tant que sprinteur, je peux dire que Viviani gagnera 4 étapes 😜

 

*  En ce moment même sur le Tour de Poitou Charentes 2018, Jérémy Lecroq a pris ce matin la 4e place de la 3e étape sur une épreuve dominée pour le moment par Arnaud Démare.

 

Photo de couverture: Maïté Coriette

Photo d’illustration: Fan Club Jérémy Lecroq

Lire la suite

Radio Peloton présente Archypel Excluvise

Partenaire de Radio Peloton, Archypel Exclusive est un centre Miha Bodytec située au 9 rue Pascal (Paris 5) entre Mouffetard et les Gobelins. Mathilde et Pascal sont là pour répondre à vos besoins.

« Chaque individu est unique »

Radio Peloton : Pouvez-vous nous expliquer d’Archypel Exclusive ?

Archypel Exclusive : L’enseigne existe depuis six ans maintenant, mais le centre de Paris 5 a un an et demi. Nous sommes un centre d’amincissement, de bien être et de remise en forme basé sur les nouvelles technologies.

Radio Peloton : Vous avez six machines disponibles dans votre centre…

Archypel Exclusive : En effet, nous mettons à disposition de notre clientèle du Mya Boditech, de la Gym Métabolique active et passive, une Mya Capsules, une Cryolipolise. Nous proposons également des soins LED.

Radio Peloton : Pouvez-vous nous décrire chaque machine ?

Archypel Exclusive : Le Mya Boditech est de l’electrostimulation. Cela consiste notamment à remuscler le corps ou le réparer. Exemple 20 minutes avec cette machine correspond à 4h de sport.

La Gym Métabollique active se pratique sur un vélo infrarouge à chaleur. Le but étant de libérer les toxines, éliminer les molécules d’eau afin d’optimiser la performance. Ce système est aussi utilisé dans la récupération sportive.

La Mya Capsule est utilisé dans le cadre de techniques amincissantes à travers des ultrasons, le but étant de vider les cellules de graisse.

Idem pour la Cryolipolise, qui consiste à tuer la graisse par le froid, c’est l’une de nos machines phares à l’approche de l’été.

Le soin LED n’est pas encore répandu. Pourtant cette machine permet le traitement dermatologique notamment pour atténuer les vergétures, l’ecxema , les rougeurs ou les tâches du corps.

Nous sommes également en relation avec un chiropracteur et un posturologue.

La Gym Métabollique passive consiste à régener le corps dans une cabine UV. C’est un parfait complément au Mya Boditech.

Radio Peloton : D’autres machines pourraient intégrer votre structure ?

Archypel Exclusive : En septembre, nous nous doterons de l’HIFU visage. Cette dernière consiste à faire du lifting électronique.

Radio Peloton : Quels types de programmes proposez-vous ?

Archypel Exclusive : Dans un premier temps, nous proposons un bilan corporel et scientifique afin d’évaluer les besoins de la personne. Chaque individu est unique est à des besoins différents. Nous sommes dans une logique d’accompagnement tout en étant à l’écoute des sportifs. Nos programmes varient en fonction de la demande. A noter que nous procédons toujours du rendez-vous.

Radio Peloton : Quel est le plus important pour vous à l’heure actuelle ?

Archypel Exclusive : Que la personne qui rentre dans notre centre prenne du plaisir dans sa pratique sportive. Nous avons un vécu dans le sport de haut-niveau et nous savons l’exigence qu’il peut y avoir pour atteindre des objectifs. Nous sommes une structure où l’aspect humain est également important. La relation de confiance est primordiale. Nous avons toujours un œil bienveillant sur nos clients.

Radio Peloton : Quelles sont vos perspectives à moyen terme ?

Archypel Exclusive : L’objectif est d’ouvrir d’autres centres à moyen terme en petite couronne parisienne. Mais on ne veut pas mettre la charrue avant les bœufs. Nous procédons étape par étape.

 

 

Plus d’informations sur le site : 

Centre Miha Bodytec : Archypel Exclusive

Lire la suite

Interview de … Amandine Laclare (Pédale Combs la Villaise)

Amandine Laclare est une de ces jeunes coureuses franciliennes que l’on a l’habitude de voir batailler sur les diverses Coupes d’Ile de France Féminines. Avec un palmarès déjà bien garni, la Seine et Marnaise se prépare à découvrir une autre facette du cyclisme: la piste.

« Me voila aujourd’hui toujours aussi heureuse de pratiquer ce sport devenu ma passion »

 

RP: Amandine, comment en es tu venue à pratiquer le cyclisme ?

AL: J’ai commencé le cyclisme à mes 8ans avec mon père. On m’a ensuite inscrite dans un club cyclotouriste pendant 5ans; puis mon père m’a proposé le cyclisme en compétition ce que j’ai accepté de tester. Me voila aujourd’hui toujours aussi heureuse de pratiquer ce sport devenu ma passion.

RP: Comment se passe ta saison 2018 ?

AL: Ma saison 2018 se passe bien. J’ai pu voir tout au long des épreuves que je prenais de l’assurance sur les courses et que je m’améliorais. De plus, cette année j’ai testé la piste ce qui me plaît énormément. J’envisage de continuer cet hiver.

RP: As-tu atteint tes objectifs ?

AL: Pour le moment j’ai accompli certains de mes objectifs.  Mais je découvre, m’améliore et emmagasine un maximum de connaissances pour progresser.

RP: En as-tu déterminé en 2e partie de saison ?

AL: Bien évidemment, si nous n’avions pas d’objectif nous ne pourions pas avancer. Je pense que comme tout le monde, j’espère gagner les courses à venir. Mais j’espère également réaliser un podium pour ensuite m’attaquer à la saison piste sereinement.

RP: Qui t’entoure à l’entrainement comme sur les courses ?

AL: Lors de mes entraînements je suis entourée de toutes les personnes de Combs la Ville, ou même d’amis qui on pratiqué la compétition; Sur les courses, il s’agit principalement de mon père qui est toujours présent pour moi, pour m’encourager et me soutenir.

RP: N’est ce pas trop difficile d’être esseulée face à des clubs alignant plusieurs filles ?

AL: Il est vrai que d’être seule dans mon club peut me faire défaut face à d’autres clubs mais c’est un challenge supplémentaire qu’il faut réussir gérer.

RP: Quel est ton coureur préféré ?

AL: Je n’ai pas vraiment de coureur préféré mais si je devais choisir, je dirais Peter Sagan. Il m’impressionne dans ses performances et sa maîtrise du vélo .

 

RP: Le mot de la fin; quelles ambitions pour 2019?

AL: En 2019 je rentre en junior donc un niveau avec les femmes inconnu pour moi, la première des choses sera de m’habituer à leur façon de rouler et puis de progresser en fonction de ce qui me manque.

Lire la suite

Interview de… Cindy Pomares (COCF Courcouronnes)

A 28 ans Cindy Pomares est une athlète accomplie, licenciée au club de Poitiers triathlon, au Racing Club de France en natation, au RMA en athlétisme et au COCF Coucouronnes en cyclisme traditionnel .

«J’ai énormément de choses à apprendre »

Radio Peloton : Pourquoi avoir rejoint le COCF Courcourones depuis maintenant deux saisons ?

Cindy Pomares : Suite à une mutation professionnelle en région parisienne, j’ai quitté la Bretagne ou j’avais fait mes premières armes en Cyclisme, en recherchant un club parisien. J’avais eu la chance de partager une sortie de l’aventure « Donnons des Elle J-1 » , lors du Tour de France 2015. Le Club de Courcouronnes et son offre de DN a conforté mon projet de performance croisé (Triathlon / Cyclisme). C’est une équipe de Girl Power, 100% féminine et aux projets multiples. Le projet de compétition et l’opportunité de pouvoir participer au circuit Coupe de France est l’essentiel atout pour mon aventure.

Radio Peloton : Comment jugez-vous votre première partie de saison ?

Cindy Pomares : Cette saison est porteuse de véritables changements, nouveautés et enseignements. Je viens de débuter une collaboration, avec Sébastien Chavanel (TrainingPic) qui gère mon entrainement, et portant déjà ses fruits. J’ai réussi à construire à mes côtés un staff de professionnels passionnés et ultra compétents dans leur discipline, ce qui me permet de gravir des marches au quotidien. Je suis heureuse de ma 3e place au championnat régional de contre-la-montre, et d’avoir pu me confronter aux meilleures spécialistes lors du championnat de France. Les réactions de mes coachs, férus de DATA, face à des valeurs en progression me poussent à croire que mon début de saison est correct !

 

Radio Peloton : Vous présentez la particularité de pratiquer d’autres disciplines, lesquelles ?

Cindy Pomares : Mon quotidien tourne autour de mon projet de performance et de la recherche d »un équilibre entre Entraînement- Plaisir- et Expertise. Etant Triathlète en 1ère Division au Club du Stade Poitevin, j’ai évidemment moins d’heures de selle que la majorité du peloton mais je reste persuadée du transfert entre les disciplines et du fait que cela me laisse un véritable axe de progression.

Radio Peloton : Quelles sont vos ambitions en cette deuxième partie de saison ?

Cindy Pomares : Je viens d’achever ma première partie de saison par une 9e place aux championnats du Monde Aquathlon au Danemark. Ma fin de saison sera orientée vers les grands prix de 1ère Division Triathlon et les coupes de France. J’ai énormément de choses à apprendre et le circuit DN est le meilleur endroit pour développer les qualités physiques, techniques et tactiques. Mais je vois déjà à plus long terme. Cette saison est axée apprentissages, la saison prochaine, il faudra penser résultats.

Radio Peloton : Aura-t-on l’occasion de vous voir dans d’autres disciplines du vélo avant la fin de saison ?

Cindy Pomares : Le vélo prend une place de plus en plus importante dans ma vie de sportive, mettant en lumière des valeurs d’abnégation, d’audace et d’expertise qui me sont chères. Sous l’égide d’Alexandre Prudhomme, j’ai découvert la piste cet hiver et ça a clairement été un véritable bonus dans ma préparation. Je compte bien m’y investir davantage et si l’occasion se présente prendre le départ de quelques cyclo-cross cet hiver pour faire passer les froides températures (et travailler ma technique accessoirement).

 

Photo : Nicolas Vaucouleur /Vélostar Actu .

 

Lire la suite

Interview de… Steffi Jamoneau (VC Lucéen)

Steffi Jamoneau est toujours sur le vélo ! A 27 ans, l’ancienne pensionnaire du CM Aubervilliers 93, aujourd’hui au VC Lucéen s’aligne au départ des courses sur piste et sur route avec toujours la même envie.

« Retrouver de belles sensations » 

Radio Peloton : Steffi, qu’est ce qui t’a motivé à reprendre le vélo ?

Steffi Jamoneau : Je n’ai pas arrêté le vélo, j’ai juste eu une maladie qui m’a empêcher de pratiquer l’an dernier, la coqueluche.

Radio Peloton : Pourquoi avoir fait le choix de signer au VC Lucéen ?

Steffi Jamoneau : En plus des raisons pratiques car étant un club de mon agglo, le VCL est un club familial. C’était le club de mon frère, et j’en ai toujours eu des bons échos. Je ne regrette vraiment pas, j’y suis traitée comme une princesse !

 

Radio Peloton :  Quels souvenirs gardes-tu de ta période francilienne ?

Steffi Jamoneau : À l’époque le vélo paraissait facile. On dominait avec l’équipe. Mais je ne regrette pas mon parcours qui a suivi qui m’a donné l’occasion de faire de nouvelles rencontres et de vivre de superbes expériences.

Radio Peloton :  Comment juges-tu ta première moitié de saison ?

Steffi Jamoneau : C’est délicat. Je ne suis pas déçue car j’ai failli arrêter le vélo l’an dernier vu que je ne me voyais plus repartir. De plus j’ai faite 2 chutes (février et juin) survenues quand je commençais à avoir de belles sensations et me faisant repartir de zéro à chaque fois. Maintenant cette année et surtout consacrée à ma remise en route, l’an prochain j’aurais sûrement plus d’ ambitions.

Radio Peloton : Tu t’es malgré tout illustrée sur piste …

Steffi Jamoneau : Comme dis précédemment, cette année j’ai surtout cherché à reprendre du plaisir sur le vélo.J’ai gagné le week-end courant de l’été en pass après une 4ème puis une 2nde place en courses filles. Quant à la piste, j’ai gagné le scratch et la vitesse par équipe au championnat régional piste auparavant.

 

Radio Peloton : Pourquoi avoir disputé certaines courses sur la région parisienne cette année ?

Steffi Jamoneau : J’habite à Chartres donc je suis à 1h de la région parisienne. C’est pour cela qu’il m’arrive de m’y rendre.

Radio Peloton : D’ailleurs tu as été projetée à terre durant la nocturne de Montgeron, peux-tu nous raconter les circonstances de ta chute ?

Steffi Jamoneau : Simplement un passant inattentif qui a traversé à la sortie d’un virage quand j’arrivais et je lui ai donc rentré dedans et suis passée par dessus mon guidon.

Radio Peloton : En quoi va consister ton calendrier de courses en août ?

Steffi Jamoneau : Je suis actuellement au championnat de France piste à Hyères, suivi de la Pictocharentaise (coupe de France).

Radio Peloton : Avec quelles ambitions ?

Steffi Jamoneau : J’espère retrouver de belles sensations pour pouvoir bien conclure cette saison avec quelques beaux résultats.

 

Photo : Nicolas Vaucouleur/ Vélostar Actu.

 

 

Lire la suite

Interview de… Stéphane Lombard (EV Angers Doutre)

Licencié l’an dernier au VC Garennois, Stéphane Lombard a explosé aux yeux du grand public en remportant notamment la nocturne 1ère catégorie de Paris XIV. A 27 ans, le pensionnaire de l’EV Angers-Doutre revient sur sa belle saison 2018, stoppée il y a un mois.

« Le vélo pour moi, c’est un jeu »

 

Radio Peloton : Comment expliques-tu cette première partie de saison tonitruante pour ta première année en 1ère catégorie ?

Stéphane Lombard : Je pense que c’est un ensemble, je suis dans un club dans lequel je me sens bien, j’ai peu de temps pour rouler mais Simon Rauturier m’a bien préparée pour cette saison. Je pense aussi que je roule sur mes acquis de 2017 où j’avais plus le temps de m’entraîner et où Fabrice Pellegrin m’avait suivi toute l’année pour préparer le triathlon notamment. Après je reste toujours motivé et n’abandonne jamais donc même si je ne roule que 5-6h en moyenne par semaine avec une course de 4h ça fait 10h donc ça passe. Mon plan d’entraînement est basé sur la récupération, je ne joue plus trop avec la surcompensation, j’essaie de courir tous les dimanches et d’arriver reposé sur les courses.

Radio Peloton : Qu’est ce qui a changé pour toi à l’intersaison ?

Stéphane Lombard : Passant en 1ère catégorie et reprenant mes études d’ingénieur en alternance, j’ai hésité à laisser la route un moment pour faire une saison sans gros engagement en VTT ou découvrir autre chose comme le Xterra par exemple. Finalement j’ai décidé de faire cette année sur route, j’avais un objectif qui me motivais, tenter de décrocher une victoire en 1ère. J’ai alors cherché un club de DN3 familiale avec une vraie structure, j’ai trouvé mon bonheur à l’EVAD, tout le monde s’apporte beaucoup et les bénévoles font juste un travail immense. Il y a une bienveillance commune dans ce club. En plus l’EVAD a une vraie section cyclo cross et se développe sur le VTT donc c’était un plus pour moi qui vient de ces deux disciplines. J’ai aussi décidé d’être suivi par Simon, on a une approche similaire du vélo et il a été en 1ère catégorie 6 ans donc je savais que son suivi me correspondrait. Il sait que je sors pas mal, que j’ai un emploi du temps spécial, et que je fonctionne beaucoup au plaisir. Il me connaît vraiment bien et ça a été la clé de la préparation c’est certain. Je pense que l’intersaison a bien été gérée, une vraie coupure sans vélo, une bonne insertion dans le club puis des weekends vélo avec 4h le samedi, 5h le dimanche. Ça m’a permis de tenir la distance sur les élites du début de saison et prendre ces courses comme un entraînement général pour la suite. Quand l’on fait 4h à bloc dans les roues ça entraîne pas mal au final !

 

Radio Peloton : Le symbole pourrait être ta victoire à Paris 14 où tu as terminé en finisseur ?

Stéphane Lombard : Oui cette victoire est vraiment tombée au bon moment. Je courais après une gagne cette saison et je l’ai donc elle est réussite. J’avais remporté le titre départemental du CLM mais c’était difficile de la compter comme une victoire. J’avais essayé de faire le kilomètre à plusieurs reprises mais je me faisais reprendre à chaque fois. Mes coéquipiers me disaient que je devais arrêter ça car ça ne passerai jamais en première catégorie mais j’ai toujours cherché au fond de moi à lever les bras de cette façon. Je trouve ça hyper excitant d’être à une borne de la gagne, pire qu’à bloc, et de savoir le peloton ou l’échappé à tes trousses ! J’aime bien ce jeu, souvent je perds mais quand ça fonctionne ça compense largement les fois où je me fais reprendre.

Radio Peloton : Finalement, est-ce que tu n’as pas le regret d’avoir tenté la 1ère catégorie plus tôt ?

Stéphane Lombard : Je n’ai pas franchement eu le choix avec ma chute en fin de 1ère année espoir mais avec du recul le destin fait bien les choses. La première catégorie sans y avoir fait une saison complète je voyais à quoi ça ressemblait après mes années juniors. Ma chute m’a écarté des pelotons environ 5 ans mais m’a aussi permis de voyager et comprendre pas mal de choses sur moi et le monde qui m’entoure, rencontrer des amis que je n’aurais sans doute croisé, beaucoup de choses positives finalement. J’aurais sans doute pu avoir un meilleur niveau physique si je n’avais pas arrêté à 19 ans mais en tous les cas je n’avais pas le talent ni la résistance de mecs comme Barguil, Guyot, Elissonde, Cardis ou Coquard, j’ai fais mes années junior eux avec donc je pense cerner les fossés qu’il y a entre différents coureurs présents sur une même course. Le travail et la discipline ne font pas tout, il y a les aptitudes naturelles, la vie est ainsi faite et il faut en être conscient. En plus comme je l’ai dis avant, le vélo pour moi c’est un jeu, une passion, et je ne suis pas certain que l’on puisse tout mélanger, et garder cela en franchissant les autres paliers. La suite tout de suite

Radio Peloton : Quels sont tes objectifs en cette deuxième partie de saison ?

Stéphane Lombard : Ma saison est terminée depuis déjà un mois maintenant. Je suis à Malte pour une mission de 3 mois dans le cadre de mes études que j’ai repris fin 2017. J’ai arrêté complètement le sport 1 mois et là je reprends gentiment en faisant de la brasse au milieu des poissons, du footing et un peu de VTT pour découvrir l’île. Pile avant de partir j’ai réussi à remporter le titre de champion régional de la poursuite sur piste donc ça a été une belle cerise sur le gâteau pour moi et pour mon club. Pour l’année prochaine je ne sais pas encore, soit enchaîner sur une nouvelle saison, pour ça il me faudrait un nouvel objectif. Soit me faire un road trip en vélo ou m’entraîner pour des courses comme la French Divide ou la TCR, je déciderai ça un peu plus tard, au feeling.

 

Lire la suite

Interview de … Sébastien Vigier (US Créteil)

 

Champion d’Europe élite en titre de la vitesse individuelle et troisième au championnat du Monde sur cette même discipline en mars dernier à Apeldoorn (Pays-Bas), le Palaisien Sébastien Vigier (US Créteil) ,21 ans, effectuait son retour à la compétition à l’occasion du championnat d’Île-de-France début mai à Saint-Quentin-en-Yvelines (Yvelines) avec le titre en keirin et une médaille de bronze sur la vitesse individuelle.

« Conserver mes maillots »

Radio Peloton : Sébastien vous avez repris les compétitions début mai à Saint-Quentin-en-Yvelines…

Sébastien Vigier : C’était important d’être présent à l’occasion de cette épreuve régionale. Cela m’a donné l’occasion de faire quelques réglages notamment en termes de braquets. On retrouve également  des coureurs que nous n’avons pas vu depuis longtemps.

Radio Peloton : Votre année 2017 a été exceptionnelle avec vos titres au championnat d’Europe…

Sébastien Vigier : J’étais plus en forme au championnat d’Europe avec notamment deux titres en prime qu’au championnat du Monde. Nous avons justement discuté avec mon entraîneur Hermann Terryn pour voir les points qu’ils me restaient à renforcer pour être encore plus performant dans les prochaines années.

Radio Peloton : L’objectif sera de faire encore mieux pour cette nouvelle saison…

Sébastien Vigier : Déjà dans un premier temps, je veux conserver l’ensemble de mes maillots que cela soit à l’échelle nationale ou européenne. Je sais que cela ne sera pas forcément chose facile, mais je vais tout mettre en œuvre pour le faire. En principe je ne disputerai pas le championnat d’Europe espoirs, il y a une belle densité en équipe de France dans cette catégorie. J’ai aussi forcément dans un coin de ma tête d’un jour remporter un titre de champion du Monde, mais chaque chose en son temps.

 

Photo : Loïc Manceau.

 

 

Lire la suite