Guénéguès, l’écriture comme fil conducteur

Anne-Sophie Guénéguès fait partie de ses amoureuses des lettres et des mots ! Native de Nantes, c’est finalement à Paris qu’elle pose ses valises après un long détour de vie par la Normandie toujours guidé par le milieu de la littérature. « Nous n’avions pas de télévision et avec mes deux sœurs, les jeux de société étaient notre principale activité. Cependant, lire nous permettait de nous isoler de la fratrie. Cela tombe bien, la bibliothèque familiale était chargée en divers ouvrages » se remémore celle qui dès l’enfance s’est plongée dans les livres de Boris Vian et consorts. L’écriture a finalement éclaté comme une évidence pour Anne-Sophie Guénéguès. « Depuis toute petite, j’ai toujours écrit, que cela soit des chansons, des poèmes, des petites histoires ou encore des courts textes. Et puis au début de ma trentaine, certains évènements de vies ont bouleversé un peu mon quotidien. Je voulais laisser une trace de mon passage sur terre. J’ai alors décidé de franchir le pas en proposant dans un premier temps, un texte à un éditeur » se souvient la néo-parisienne. Si les retours sont plutôt positifs autour de ce dernier, c’est finalement un recueil de nouvelles qui va naitre de cette première ébauche. La carrière littéraire d’Anne-Sophie Guénéguès était lancée. De là, l’autrice francilienne va osciller entre les nouvelles, les romans à intervalles réguliers. Son dernier recueil « Espace temps » est d’ailleurs sorti en novembre dernier. « S’il y a beaucoup de fictif dans les ouvrages que je publie, l’émotion et la sincérité de la plume sont bien réelles » souligne la quinquagénaire parisienne. Également éditrice indépendante spécialisée notamment dans l’accompagnement de projets littéraires, Anne-Sophie Guénéguès ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « Je sais que mon travail est apprécié par mon lectorat. J’aimerais bien un jour retrouver certains de mes ouvrages à grande échelle nationale » confie celle qui sera présente sur de nombreux salons du livre en 2026 à l’image de ceux de Courville-sur-Eure et Pierres (Eure-et-Loir), Presles (Val d’Oise) ainsi que Saint- Chéron (Essonne).

Anne-Sophie Guénéguès en quelques chiffres :

Un roman : En attendant, L’Andriague, 2024. Finaliste du concours du premier roman (prix Jean Anglade), organisé par Les Presses de la Cité, en 2022. Lauréat du concours Les Murmures littéraires, 2022. Gagnant du prix Guillaume-de-Loris.

Une pièce de théâtre
Donc, on se dit tout ? (Nombre7 éditions, 2023)

Quatre recueils de nouvelles :
L’Espace-temps (Nombre7 éditions, 2020)
Être(s) (Nombre7 éditions, 2020)
Jacque et autres choix de grands (éditions Persée, 2010).
Pensées intérieures et autres limites (éditions Persée, 2007)

Six nouvelles jeunesse (ouvrages collectifs) :
« Les 400 coups », dans Pas de nouvelles, bonnes nouvelles (SaperliVpopette, 2020)
« Trouver chaussure à son pied », dans Nouvelles du front (SaperliVpopette, 2018)
« La politesse accidentée », dans Nouvelles formules (SaperliVpopette, 2017)
« La planète blanche », dans Nouvelles fraîches (SaperliVpopette, 2015)
« Le bec dans l’eau », dans Nouvelles vagues (SaperliVpopette, 2014)
« La balle de tennis », dans Nouvelles lunes (SaperliVpopette, 2012)

Une nouvelle : « À distance », dans un ouvrage collectif : La Vengeance (Edilivre, 2010).

Trois essais en co-écriture avec Franck Leblond : La Raison des cloches ou l’Arborescence d’une conscience (2010) et La Philosophie ou les armes (2013) et De la graine d’énergie (2016). Tous aux productions OTK.

Un roman policier : Une Tombe trop bien fleurie (Éditions du Net, 2014) né de l’Académie Balzac 2014 : elle était des vingt auteurs qui l’ont écrit en vingt jours. Elle en a rédigé la plupart des dialogues.