Sacha Erbel à l’heure américaine

Sacha Erbel fait partie des auteures Séquano-Dionysiennes de référence ! A 53 ans, la Francilienne s’est notamment orientée vers l’écriture de polars. « Mon goût pour l’écriture date d’il y a une quinzaine d’années. A force de lire des polars, je ‘ai commencé a me dire cela devait être grisant de les écrire, sans savoir si j’en étais capable.J’ai écrit cinq livres dont « Viscérales », mon 5e thriller, qui est paru le 2 avril aux éditions « Des livres et du rêve » » souligne Sacha Erbel dont les thématiques sont très ciblées. « On va de la Louisiane et le vaudou (L’emprise des sens et L’ombre de Nola), en passant par les crimes en série, le rapport a la mort dans la perte d’un être cher, le cheminement qui fait d’un etre humain, un monstre (EugèneTerredefeu, les larmes du Wendigo). Mon quatrième est un polar (La mort est parfois préférable aux editions Taurnada) traite aussi de l’endometriose, et de l’influence de la douleur sur le quotidien, notamment quand on est femme flic qui ne veut surtout pas montrer sa « faiblesse », qui n’en est pas, bien évidemment ». Dans « Viscérales », aux éditions Des livres et du rêve », le livre évoque la terreur enfantine, celle qui vient des tripes, la peur « viscerale ». Une petite bourgade du Maine se réveille à nouveau dans le sang 10 ans après le meurtre violent d’un psychiatre très controversé.Des corps desarticulés, des enfants cobayes. Pour comprendre, il faudra remonter aux origines du mal. « L’écriture est bien sûr une source de liberté parce qu’elle permet de traiter des sujets qui me sont chers et de néanmoins prendre de la distance avec ces sujets par l’intermédiaire de personnages de fiction et de l’histoire. Pour moi, l’écriture est un soupir, un bien-être! » souligne Sacha Erbel, très inspirée par le quotidien en général. « Du fait du hasard d’une rencontre, une situation, un lieu, un article de journal. Le quotidien est inspirant sur tellement de points!Je n’ai pas une mais plusieurs méthodes suivant le livre que j’écris. Mais de manière générale, je commence par faire des recherches sur le thème que je vais traiter. J’écris toutes ces recherches sur mon cahier. Ensuite, je rédige une sorte de synopsis avec le fil rouge de l’histoire. Puis je fais souvent d’autres recherches qui m’aident à enrichir encore l’intrigue. Ensuite je rédige directement sur mon ordinateur ». Pour autant, la région parisienne n’est pas forcément le terrain de prédilection de l’auteure francilienne. « Seul mon deuxième livre, L’ombre de Nola comporte quelques passages en région parisienne. Toutes mes autres histoires se déroulent soit à l’étranger dans des pays que j’ai visité ou a Lille pour La mort est parfois préférable. J’y ai passé 3 jours avec les collègues de la PJ. Mais j’aime voyager, par conséquent, je suis davantage inspirée par l’étranger ». Dans son dernier livre paru au début du mois d’avril, Sacha Herbel évoque une histoire qui se déroule aux États-Unis, dans le Maine. « L’histoire commence dans une cabane isolée au bord d’un étang. Des corps désarticulés, un psychiatre rageusement assassiné et la petite bourgade de Scarborough se réveille a nouveau dans le sang. Pour comprendre, il faudra remonter aux origines du mal » commente l’auteure tout en rêvant déjà à de nouveaux projets.

 

Photo :DR.