Il sera l’un des grands absents des pelotons franciliens cette saison ! A 29 ans, Robin Malet est contraint de mettre sa carrière cycliste en stand-by, les conséquences d’un accident professionnel lors du second semestre 2025. Pour autant, le sociétaire de l’EC Montgeron-Vigneux veut regarder devant. Avec l’idée de retrouver de remettre un dossard dans un an ?
« J’aurais pu y passer »
Radio Peloton : Robin, c’est une intersaison cycliste très particulière pour vous…
Robin Malet : Ce n’est vraiment pas évident à vivre. Ce n’est pas une simple blessure entre guillemets on va dire une épreuve de la vie. J’aurais pu y passer. J’ai subi cinq heures d’opération. On m’a mis une plaque, d’une quarantaine de centimètres et des clous dans la jambe gauche, la jambe droite n’a pas eu besoin d’opération mais d’un port d’une attelle. J’ai également eu une opération du poignet. Je suis resté 100jours hospitalisé sans rentrer chez moi . Cela a été très difficile à vivre de ne pas être maître de la situation. Actuellement, je suis en hôpital de jour depuis le 24 décembre.
Radio Peloton : Comment se déroule cette rééducation ?
Robin Malet : J’effectue les soins la journée en clinique de rééducation Celle-ci consiste à effectuer des séances de balnéothérapie, kiné, Ergothérapie, APA(Activité Physique Adaptée). Le soir ,les ambulanciers me ramènent chez moi. Je me déplace en béquilles maintenant même si c’est très difficile.
Radio Peloton : Avec assiduité, vous suivez les premiers tours de roues de vos coéquipiers de l’EC Montgeron-Vigneux…
Robin Malet : L’équipe U-19 version 2026 demande qu’à progresser à l’aide de leur coach Anthony Baré. 80% de l’effectif est première année avec deux nouveaux. Matéo D’Agostino et Rémy Marques sont-eux deuxième année. Ils seront plus attendus pour confirmer leurs progrès de 2025.
Radio Peloton : Le chapitre 2026 se déroulera sans votre présence dans les pelotons…
Robin Malet : Un retour dans les pelotons pour 2026 est impossible pour moi malheureusement. Pour 2027, j’aimerais bien. Mais à l’heure actuelle je ne sais pas du tout. L’avenir en décidera. J’ai rendez-vous mi-juin avec mon chirurgien qui se prononcera à ce moment-là sur l’ablation du matériel ou pas.
Radio Peloton : Votre formation de l’EC Montgeron-Vigneux regorge de talents dans toutes les catégories…
Robin Malet : A l’image d’Eva Gras. Je ne dirais pas forcément que c’est une révélation . Son niveau est déjà confirmé au niveau régional et national avec de nombreux titres. Elle sera sans doute attendue. Mais je sais très bien qu’elle gère bien la pression en atteste sa récente deuxième place au France U-17 filles pour sa première année dans la catégorie.
Radio Peloton : Par ailleurs, l’EC Montgeron-Vigneux est le meilleur club francilien en école de vélo depuis près de trois ans…
Robin Malet : La continuité du dynamisme de l’école de vélo tient à cœur au club depuis toujours. Je dirais aussi que les U-19 dans la suite logique. Je suis plus en lien avec eux au quotidien. J’aimerais bien que certains passent un cap en 2026.
Radio Peloton : A l’échelle francilienne, certains coureurs pourraient également se relever…
Robin Malet : La révélation de la saison en région parisienne ? je n’en ai pas forcément en tête à l’heure actuelle j’ai un peu moins suivi l’actualité vélo francilienne à part celle de mon club. Alors je dirais plutôt qu’un coureur ou coureuse me surprenne en allant chercher des victoires et titres cette année.
Radio Peloton : La saison World Tour reprend également ce week-end en Australie…
Robin Malet : Chez les professionnels, je n’attends pas forcément « grand-chose ». Même si je suis au quotidien quand même, j’aimerais bien voir sur les grandes courses des surprises que personne n’attend. C’est toujours plus plaisant à voir un peu comme le scénario du championnat du monde féminin 2025. Après battre Tadej Pogacar, Mathieu Van Der Poel sera très dure encore. J’ai hâte de voir Paris- Roubaix ainsi que les grosses courses en général comme le Tour de France.
Radio Peloton : Cela fait de nombreuses années que vous êtes dans le vélo maintenant…
Robin Malet : J’ai commencé le vélo il y une bonne vingtaine en école de vélo. Cela a énormément évolué déjà niveau matériel. A mon époque, il y avait encore les vitesses au cadre acier. Maintenant c’est vitesse électrique sur cadre en carbone (sourires).
Radio Peloton : Il y a aussi un autre phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur…
Robin Malet : Après je dirais aussi que niveau sportif les « gens » en général se prennent plus la tête en bien ou mal. Plus jeune, je ne rendais moins compte de cela. C’est aussi plus structuré qu’avant notamment au niveau du coaching avec tout ce qui va avec l’évolution c’est ça aussi, vivre avec son temps comme on dit.
Radio Peloton : Quel serait votre plus grand rêve Robin ?
Robin Malet : Mon plus grand rêve dans le vélo ? Je n’en ai pas forcément un… Dans l’immédiat je dirais refaire simplement déjà du vélo ça signifierait beaucoup pour moi.
Photo : Loïc Manceau.

