Interview de… William Bastit (CSM Clamart)

Pas facile de saisir un moment dans l’emploi du temps de William Bastit ! A l’aube de ses 41 ans, ce salarié de la ville de Clamart additionne les casquettes : très actif dans toutes les activités du CSM Clamart auquel il nous concède « consacrer sa vie », il est aussi –et surtout- connu comme entraineur de son école de vélo et Président de la Commission des Jeunes du CIF. Entre deux réunions, un entrainement et un dimanche au cyclo-cross, William a accordé quelques heures à Radio Peloton pour raconter son parcours et sa vision des écoles de vélo aujourd’hui …

« Montrer l’exemple »

 

Radio Peloton : Quand es-tu arrivé au club de Clamart ?

William Bastit : Je suis arrivé au club de Clamart à 8 ans et n’ai connu que ce club ! Le président d’alors, André CHILPRETRE, alias Dédé, a débarqué dans le commerce de mes parents car il cherchait des sponsors/partenaires pour le club. Quand il m’a vu avec mon frère, il nous a dit « Ca vous dirait de faire du vélo ? ». Et tout est parti de là ! Comme quoi, il suffit de peu pour provoquer le déclic.

RP : Et après le déclic ?

W.B :J’ai immédiatement trouvé ma place au sein de l’école cycliste (ancien nom des Ecoles de Vélo, ndlr) grâce notamment à l’encadrement très pédagogique de Jean François MAZAUD. Je dois d’ailleurs à Jean-François cette envie que j’ai eue très tôt, en Minimes, de devenir éducateur. Et dès ce moment-là, j’ai commencé à l’aider et vite compris que mon destin était plutôt de ce côté-là que d’une carrière cycliste !

 

RP : Pour quelles raisons préférais-tu l’encadrement à la pratique « personnelle » ?

WB: C’est essentiellement en raison de mon gout pour le collectif. Je suis plutôt quelqu’un qui apprécie d’être en tribu plutôt que seul sur mon vélo pendant 3h dans la vallée de Chevreuse. Tout en étant passionné de cyclisme, j’ai vite compris -en Juniors- que les contraintes de la compétition à ce niveau ne me conviendraient pas. J’ai donc passé mes brevets fédéraux très tôt.

RP : Tu es donc au CSM Clamart depuis plus de 30 ans : on imagine que des choses ont changé depuis 1985 ?

WB: Oui, nous ne sommes pas un écosystème en dehors des réalités… Les temps changent, les gens changent et moi le premier. Quand j’ai débuté et pendant des années ensuite, nous étions une grande famille, qui se réunit régulièrement, avec des parents qui restent le soir pour parler avec les autres parents, qui se préoccupent de la vie du club et proposent de l’aide…. Ce temps-là, cet âge d’or, a disparu. Pour autant, je m’efforce de garder l’esprit du club de mes origines.

Aujourd’hui, les rythmes de vie, la société de consommation, les réseaux sociaux etc. percutent complètement cette vision « idéale » que j’ai du club. J’essaye de m’y adapter, en utilisant ces leviers, en tentant de faire vivre autrement qu’avant l’esprit collectif et convivial. Mais c’est dur.

RP : Quantitativement, comment se porte le CSM Clamart ?

WB:Plutôt bien ! Notre école de vélo se maintient à 30-35 coureurs chaque année : avec des jeunes qui s’attachent très vite au club –au-delà de mes espérances- et renouvèlent leur licence d’année en année. Et des nouveaux venus qui régénèrent en permanence notre club.

C’est un gros travail au quotidien porté par une exigence :je ne conçois pas que le CSM Clamart ne soit pas aussi porteuse et impliquée dans le futur qu’elle ne l’a été dans le passé. C’est l’image de tant de personnes qui portent ou qui sont passées par nos couleurs… Et l’image d’une ville, Clamart, qui a toujours suivi de près et soutenu le cyclisme au niveau local.

RP : Et les résultats suivent…

WB: Oui. C’est lié à la densité et au travail, et pas seulement le mien évidemment ! Pour donner un exemple, nous sommes tous les mercredis 4 éducateurs et un dirigeant en voiture pour encadrer et assurer la sécurité des jeunes coureurs.

Des entraînements encadrés et ludiques : les jeunes progressent et les bons résultats individuels et collectifs sont là. Nous avons terminé 2ème du Challenge du CIF par exemple. Et nous visons la première place au classement CIF 2017 des écoles de vélo.Nous n’avons pas encore le résultat, mais je suis optimiste !

Tout cela, c’est une grande fierté pour mes amis éducateurs, dirigeants bénévoles, nos partenaires et en premier lieu notre Ville et moi …

 

RP : Au-delà de Clamart, quel regard portes-tu sur l’évolution des écoles de vélo ?

WB: Attirer les jeunes vers le cyclisme, c’est évidemment ma grande préoccupation en tant qu’entraîneur, mais aussi en tant que Président de la Commission Jeunes du CIF. Et nous avons clairement un problème d’image ! D’ailleurs, la FFC a créé un label pour tenter de renverser la vapeur et donner un nouveau souffle aux écoles de vélo. Aujourd’hui, où que tu habites en IDF, tu as peu de probabilité de croiser une course ou une animation pour les jeunes cyclistes. Pour plein de raisons : mais forcément, ce qui est invisible ne suscite pas d’intérêt.

RP : Le problème, ce n’est pas que les clubs n’ont pas tout simplement plus les moyens humains pour impulser ce type d’initiative ?

WB: La volonté est le premier axe des moyens humains. Donc, oui, c’est un problème de moyens humains…

Je regrette vraiment qu’il n’y ait pas plus de jeunes ou moins jeunes coureurs qui se mettent à l’encadrement. C’est certes une mission très prenante et qui peut être chronophage, mais c’est aussi très riche en rencontre, en satisfaction, en évolution personnelle. Et surtout il s’agit d’un investissement tellement important pour nos jeunes et les familles qui les encadrent !

Une fois dit cela, je n’oblige personne et ne fais de procès à personne : je n’ai pas la solution pour donner envie aux personnes de s’impliquer, sinon de montrer l’exemple ! Et peut-être aussi de renouveler l’image que donne à voir la sphère dirigeante du cyclisme, à tous les niveaux. Si personne n’est attiré, il y a forcément une raison.

 

RP : J’imagine que c’est ce que tu portes en tant que Président de la Commission des Jeunes au CIF ?

WB: Oui. C’est une mission qui m’a été confiée par le Président du Comité Régional Île- de- France de la FFC à la suite de la disparition de notre ami et modèle Christian DAGUE. J’étais alors responsable des Ecoles de Vélo du 92. Sous la présidence de Christian, j’ai appris pendant de nombreuses années à ses cotés une nouvelle politique du cyclisme jeunes en IDF, le respect de la découverte des sports cyclistes (polo-vélo, piste, cyclo-cross, vtt), proposer de nouvelles épreuves aux licenciés, et une importance a toujours être bien entouré de responsables départementaux investis, des femmes et hommes de Terrain.

J’ai pris cette présidence avec une grande fierté de poursuivre ce travail en direction de nos jeunes ! Cette commission encadre toute l’activité des écoles de vélo d’IDF : Calendrier de courses, règlementation, sélections, organisations… Nous souhaiterions également développer de nouvelles épreuves et promouvoir le cyclisme dans notre région en nous appuyant sur des épreuves phares, comme le Tour de France, des Championnats ou des journées de découverte des sports cyclistes. Bref, nous ne manquons pas d’idées !

Je veux quand même souligner que dans cette commission, le Président n’a pas un rôle plus fort que les Responsables départementaux : il est important que toutes ces personnes soient reconnues comme des Dirigeants régionaux qui s’investissent pour tous nos jeunes franciliens. Ce mandat est un prolongement de l’investissement local que chaque responsable fait déjà, un peu comme un Club Francilien de Clubs multi départementaux.

RP : Le cyclisme a un futur en Ile de France ?

WB: Evidemment ! Le cyclisme est un sport extraordinaire : il a donc un futur ! Et je veux ici souligner que si je regrette une baisse des vocations, il y a quand même en Ile-de-France des dizaines d’éducateurs, entraineurs, bénévoles qui donnent leur temps pour que les jeunes puissent pratiquer le cyclisme. Ces éducateurs, dont je fais partie, sont des acteurs indispensables à l’éducation de tellement d’enfants… C’est un rôle merveilleux -personne ne nous force- et un engagement avec nous-même et le futur de notre sport.

Sans éluder nos difficultés, c’est cette image, celle d’un cyclisme qui a de l’avenir, que je veux retenir.

Propos recueillis par Christophe Dague.

 

Photo : Alexandre Roma.

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Bilan de saison de l’US Maule

Avec la chute des feuilles mortes il est temps de faire un petit point
sur la saison des seniors de l’US Maule.

Fin mars tout d’abord sont sorties les statistiques du Comité d’Île-de-France concernant l’activité cyclo-cross de la saison 2016/2017.

Maule termine cinquième club d’Île-de-France et premier club des Yvelines.

la saison sur route a débuté en mars pour s achever en octobre.

Elle se solde par une dizaine de victoires dont quatre prix d’équipe.

sont notamment à l’honneur : 

Carl Cachia : inusable pilier du club, il termine vainqueur encore
cette année à Courbevoie (92) et Montigny-le-Bretonneux (78).

Yannick Marie : policier au grand cœur, il a fait briller les couleurs
du club en s’ imposant aux Ormes(27) et à Saint-Cyr-en-Arthies (95).

Arnaud Rivolaen : le prof d’EPS s’est imposé lui aussi deux fois à
Fontaines-les-Ribouts (27) et à Mespuits (91).

Patrick Pligersdorfer  : vainqueur à Chateauneuf (45).

Xavier Rochette : Lauréat cette saison à Beaumont- le -Roger(27) . A noter sur cette course le triplé historique des seniors avec les deux  frères Picant.

D’autres victoires sont venus s’ajouter du côté de l’USM avec Christian Picant à Vimoutiers (14), celle d’Eric Michout aux 24 heures VTT de Buthiers ou encore Christopher Dupré, champion d’Europe X-Terra.

 

Ces bons résultats sont confirmés par le titre de champion des Yvelines
aux points de Rivoalen Arnaud et son titre de vice-champion des
Yvelines à  Satory 78 . 

Un petit mot sur le club de coeur de l’US Maule en Côte d’Ivoire soutenu par
un  sponsor commun Akwaba developpement . Ce derner  a remporté une jolie
victoire dans l’un des plus beaux circuits d Abidjan au Grand Prix
Helaine par l’ intermédiaire de Yaya Diallo.

Picant Wilfried , Picant Franck , Cyrille Udry , Danet Quentin ont également contribué à la belle dynamique d’équipe.

 

Pour 2018 ,une équipe de seniors 3 eme catégorie va voir le jour. Elle sera
composée de 8 coureurs : Danet , Cabit , Rochette issus du club,
Demoulin en provenance de Rueil mais habitant Mantes- la -Jolie ,
Chahuneau Benjamin de retour au club , Udry Johan habitant maule de
retour au club , Medhi Le Hars en provenance de Montigny-le-Bretonneux habitant lesMureaux et Mathieu Julien en provenance de l’EC Vélizy 78.

Côté départementaux : Lambert de  Mantes , Parmentier de Vernouillet , Dupuis de 
Limay , Asahi d’Orgeval , Fohanno de Mantes et Rocco d’Anet rejoignent l’US Maule.

 

 

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Le VC Etampes brille en 2017

Le VC Etampes a été à l’honneur en cette année 2017 avec des performances aussi bien sur route que sur piste. Le président Christophe Laur a d’ailleurs montré l’exemple en devenant champion de France de la poursuite par équipe masters au Neubourg (Eure), en juin dernier. Les jeunes formés au club ont également tenu la baraque avec la sélection de Tristan Houdouin au dernier championnat de France sur route chez les cadets. Ancien pensionnaire du Pôle Espoirs de Châtenay-Malabry, Vitaly Dubreil est devenu champion de l’Essonne dans la catégorie des juniors alors que Florian Delachaume a obtenu de nombreux résultats significatifs dont des victoires lui permettant d’accéder à la 2e catégorie. Le fils de Pascal Delachaume portera les couleurs du VS Chartres en 2018. Les anciens du club ont aussi été vaillant à l’image de Nicolas Bittel, David Houdouin et Stephen Petit. Autre coureur du club à l’honneur cette année, Tony Gallopin auteur de 18 tops 20 en 2017. Le coureur professionnel de la Lotto-Soudal portera le maillot de la formation AG2R-la-Mondiale l’an prochain. Le VCE a de nombreux projets pour la saison 2018 notamment en matière d’organisation. Par ailleurs le club sud essonnien recherche des partenaires susceptibles de l’accompagner pour de nouvelles aventures vélocipédiques.

 

Photo : Loïc Manceau.

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Divers brèves

Patrick Mondamert (CC Coulommiers) grimpe de la catégorie D4 à la catégorie D3.

Quentin Malaussena (Lagny Pontcarré Cycliste) rejoint l’AS Corbeil-Essonnes (Essonne) et son équipe de juniors pour l’an prochain.

Eric Thauveron (Lagny PC) passe de la catégorie D3 à la catégorie D2.

Clément Dupuis (EC Morsang-sur-Orge) rejoint la formation du Team Peltrax-CS Dammarie-lès-Lys chez les départementaux.

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Assemblée Générale de l’AV Thiais

A l’aube de ses 120 ans qu’il fêtera en 2018, le club de l’AV Thiais a organisé ce samedi 18 novembre 2017 son Assemblée générale annuelle. Après un moment consacré aux renouvellements de licence et inscriptions pour 2018, Jean-Pierre Petiau introduit la réunion par la lecture du rapport moral. Au-delà des résultats (voir l’article de RP ici) qualifiés de « mitigés », Jean-Pierre Petiau souligne le travail des dirigeants et bénévoles pour le fonctionnement du club et notamment lors des organisations de course. Ce rapport est suivi de celui de la section Cyclotourisme toujours activé depuis de nombreuses années.

Vient ensuite le bilan financier, présenté par la trésorière Helène Hillion, qui montre une association en bonne santé grâce essentiellement à une maîtrise des dépenses (à noter que le club paye les engagements des coureurs) et un maintien à un bon niveau des subventions de la Mairie de Thiais.
Après l’adoption (à l’unanimité) des rapports moral et financier, place aux votes pour élire le prochain Conseil d’Administration du club : les 15 candidat-e-s sont élu-e-s ! Jean-Pierre Petiau débutera en 2018 sa 9ème année de Présidence avec à ses côtés Hélène Hillion, trésorière et Hélène Martin qui succède à Murielle Canfin au poste de Secrétaire. Cette dernière, connue par les coureurs d’Île-de-France comme commissaire de course, va passer plus de temps en Bretagne l’année prochaine et a donc préféré passer la main. L’Assemblée la remercie vivement pour son travail ces dernières années.

Enfin, les coureurs sont récompensés (coupes pour les jeunes, pneus pour les plus « grands ») avant de conclure l’après-midi par le traditionnel pot de l’amitié.

 

C.D

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Marec apprend vite

Antony Berny Cycliste a toujours été un club référence en matière de formation sur la région parisienne et l’apogée d’une nouvelle génération emmenée par Julien Marec le confirme.
L’ Altoséquanais s’est révélé sur route cette année après seulement deux ans de pratique vélocipédique en compétition. « Petit, j’adorais regarder les courses a la télé et aller voir certaines étapes du Tour de France .Cela m’a donné envie de faire comme les cyclistes que je voyais derrière mon écran» avance Marec, tout de suite animé par l’ambiance des entraînements avec ses coéquipiers et le dépassement de soi en toutes circonstances.
Le coureur de 15 ans ne regrette pas son choix d’avoir opté pour Antony Berny Cycliste.
« Au début j’avais choisi l’ABC pour un soucis de proximité mais rapidement l’ambiance du club m’a plu, j’ai tout de suite apprécié mes coéquipiers et mon entraîneur ». Vainqueur cette saison à Bry-sur-Marne et Gagny, Julien Marec est conscient que le travail fournit à l’entraînement a fini par payer. Ses participations au Trophée Madiot ainsi qu’aux interregions sous le maillot de la sélection des Hauts-de-Seine ont également été bénéfique dans son apprentissage de la compétition cycliste. Durant l’intersaison, Julien Marec pratique le cyclo-cross, une discipline qu’il apprécie.
« Cela fait du bien de changer un peu de la route » reconnaît le protégé de Julien Chaba, ambitieux pour sa deuxième année chez les cadets l’an prochain avec en ligne de mire une sélection au prochain championnat de France de l’Avenir.
« Mais avec mes coéquipiers et mon entraîneur, nous avons également l’objectif de remporter de nombreux prix d’équipe l’an prochain » fixe Marec avec également dans un coin de la tête, le prochain championnat régional sur route.

Photo : Gérard Briand.

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Divers brèves


Cyclisme sur route :

Christophe Meyer (CC Igny-Palaiseau 91) a pris la 7e place de la course 2e catégorie de Montlouis-sur-Loire (Indre-t-Loire), le 10 septembre dernier.

David Houdouin (VC Etampes) s’est classé 9e en 3e catégorie à Saint-Denis-en-Val (Loiret), le 17 septembre.

Cyclisme sur piste :

Le Palaisien Sébastien Vigier (US Créteil) a pris la neuvième place de la deuxième manche de coupe du Monde en vitesse individuelle à Manchester (Grande-Bretagne), samedi dernier. L’ancien coureur du CC Igny-Palaiseau 91 se classe cinquième sur la vitesse par équipe en compagnie de Quentin Lafargue et Melvin Landerneau.

Aurélien Tardif (EC Montgeron-Vigneux) a pris la deuxième place sur l’omnium juniors lors de la première manche de la coupe d’Hiver sur piste le 5 novembre dernier à Saint-Quentin-en-Yvelines (Yvelines). Cindy Pomares (COCF Courcouronnes) se classe deuxième chez les seniors dames.

Trial :

Le Valpuisien Nicolas Vallée (ESC Meaux) a remporté la médaille d’argent lors du championnat du Monde de trial élite à Chengdu (Chine), samedi dernier. La victoire est revenue au britannique,Jack Carthy. L’ancien pensionnaire du Trial Club de Cerny avait remporté le titre de champion de France élite de la discipline en juillet dernier.

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Corbeil a géré sa transition

L’année 2017 était de transition pour l’AS Corbeil-Essonnes avec l’arrêt de la DN et le départ de nombreux coureurs et dirigeants. Le club présidé par Denis Mathiasin a su relever la tête quand beaucoup de clubs auraient définitivement coulé dans ce genre de moment. Si sportivement, les résultats n’ont pas toujours été au rendez- vous, les corbeil-esssonnois ont montré qu’ils valaient bien plus qu’un simple dossard accroché dans un peloton. Baptiste Huygue et Jordan Forclot ont notamment bataillé toute l’année pour mettre les couleurs vert et noir sur le devant de la scène. Kamel Fayek a fait honneur à l’ASCE chez les départementaux. Le club a également vu le retour d’anciens coureurs de l’équipe à l’image de Frédéric Lordier. Il sera d’ailleurs accompagné l’an prochain par l’arrivée entre autre de Fabrice Joudioux (Paris Cycliste Olympique).

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Classement coureurs Essonne 2017

Retrouvez ci-dessous le classement des coureurs essonniens sur la saison 2017 !

662. Hollebeke (AC Orsay)
985. Delachaume (VC Etampes)
1194. Cloitre (ACO)
1400. Holzmeier (ACO)
1448. Oizel (ACO)
1547. Lavie (EC Montgeron-Vigneux)
1835. Losy (ECMV)
2036. Tardif (ECMV)
2075. Le Guel (ECMV)
2398. Nari (VC Arpajon)
2410. Malet (ECMV)
2420. Cressent (ACO)
2630. Dubreil (VC Etampes)
2640. M.Berneron (ECMV)
2689. Podesta (VC Savigny-sur-Orge)
2741. Houdouin (VCE)
3004. Murice (CC Igny-Palaiseau 91)
3196. Lemelle (ECMV)
3427. Ambert (VC Villejust)
3478. Meyer (CCIP 91)
3726. Bourdon (ACO)
3726. Ad. Wolfersberger (VCS)
3773. Alves (VC Arpajon)
3790. Contal (ECMV)
3801. Lafaye (VCS)
3835. Marques (ACO)
3862. Huygue (AS Corbeil-Essonnes)
4051. Bittel (VCE)
4076. Galon (VCA)
4217. Letestu (VCS)
4299. Ax. Wolfersberger (VCS)
4534. P. Berneron (ECMV)
4760. Legeay (VCA)
4821. Anasse (VCE)
5066. Grégoire (ECMV)
5072. Durand (CCIP 91)
5072. Fusillier (ECMV)

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Interview de… Téodoro Bartuccio (VCA du Bourget)

A 39 ans, le Directeur sportif du Vélo Club de l’Agglomération du Bourget (VCAB) Teodoro Bartuccio donne une nouvelle direction à son parcours de passionné du cyclisme. Celui qui a débuté le vélo à 8 ans, créé le club de Drancy (ancètre du VCAB) à 26 ans et monté une équipe de Division nationale 10 ans plus tard, veut désormais consacrer son temps au combat pour la sécurité des cyclistes. Entretien.

                          « Aller au bout du projet Mon vélo est une vie »

 

Radio Peloton : Quel bilan tires-tu de la saison sportive 2017 du VCAB ?

Téodoro Bartuccio : Positif ! Ma réponse va sembler étonnante puisque nous n’avons pas eu de victoire, mais je tire un bilan très positif –au niveau sportif- de cette année du VCAB. Pourquoi ? Parce qu’il est conforme à notre projet de départ. Lorsque nous avons décidé de monter une équipe de Division Nationale en 2015, la première année devait être consacrer à la découverte, et la deuxième à la formation des jeunes. On a réussi, et je suis satisfait de voir que nos coureurs sont très sollicités par les autres clubs : c’est bon signe !

 

 

Radio Peloton : Du coup, on ne comprend pas bien cette décision de stopper la DN3. Quelle est l’explication ?

T.B : Ça peut être compliqué à comprendre de l’extérieur, mais cette équipe est liée à ma personne depuis le début. J’ai créé le club en 2005 (à l’origine Drancy Sport), j’en ai été le Président puis salarié depuis 2009 et à l’initiative de l’équipe DN : ça semblait précipité et surtout trop risqué de mettre quelqu’un à ma place en si peu de temps. Et comme je voulais m’investir et aller au bout du projet « Mon vélo est une vie », il fallait faire un choix. C’est pourquoi, après mures réflexions partagées avec mon entourage et le Président du VCAB, nous avons décidé de ne pas solliciter notre place en DN3 l’année prochaine.

Radio Peloton : Tu veux t’investir sur Mon vélo est une vie : peux-tu déjà revenir sur l’origine de ce mouvement ?

T.B: Quand j’ai appris le décès de Grégoire Somogyi,ancien coureur de l’ESC Meaux, (décédé en mai 2017, percuté par un poids lourd à l’entrainement, ndlr), ça m’a fait un choc. Déjà parce que je le connaissais, mais en plus, après Michele Scarponi, j’avais l’impression d’une progression des accidents mortels de cyclistes. J’en ai parlé à ma femme le soir même en lui disant qu’au-delà de l’émotion, il fallait agir pour que ça s’arrête. J’ai appelé Niels Brouzes et on s’est mis d’accord pour organiser un rassemblement. En hommage à Grégoire, mais aussi pour alerter les pouvoirs publics des dangers vécus par les cyclistes au quotidien.

 

Radio Peloton : Tu as été reçu plusieurs fois par les pouvoirs publics, sans résultat ?

T.B: On ne peut pas dire ça. Nous avons été reçus deux fois par la Directrice de cabinet du Ministère des sports, une fois par le ministère de l’intérieur. Nous sommes écoutés par des personnes qui ont envie de changer les choses. Mais il manque la volonté politique pour débloquer les budgets nécessaires pour accélérer le système et s’y mettre. Du coup, rien de concret pour l’instant. Pour autant, il y a une prise de conscience, c’est déjà un premier pas.

Radio Peloton : Quelle suite veux-tu donner à ton projet ?

T.B: Nous avons décidé de mettre en place des comités régionaux « Mon vélo est une vie ». L’idée est de multiplier les actions de sensibilisation dans les régions. Nous visons la sensibilisation d’un public scolaire : pour eux en tant que jeunes cyclistes, mais aussi en tant que prescripteur auprès des parents quand ils sont en voiture, et enfin en tant que futurs conducteurs. On a demandé à l’Etat que cette sensibilisation devienne obligatoire.

Nous avons aussi le projet de diffuser une campagne de prévention sur les réseaux sociaux, revendiquer l’aménagement de pistes cyclables et enfin pénaliser ceux qui ne respectent pas les cyclistes sur les routes.

Radio Peloton : On a l’impression d’une sorte de rivalité avec « la route se partage » : c’est le cas ?

T.B : Non, ce n’est pas de la rivalité. Je respecte le travail des membres de cette association et c’est une bonne chose d’être nombreux à être sensibilisés à cette question. Je dis juste que même si elle est respectable, l’action de « La route se partage » reste de la communication (sur le Tour de France et les grandes courses) et ça ne suffit pas à apporter concrètement de la sécurité aux cyclistes. Ce que je ne veux pas, c’est que l’Etat considère avoir fait le job en finançant cette association (et accessoirement pas la notre). Mais encore une fois, je ne critique pas « La route se partage ».
Je suis convaincu que nous devons travailler ensemble, être complémentaires.

Téodoro Bartuccio. (Photo page Facebook, VCABoys).

 

 

 Radio Peloton  : Revenons au VCAB, quel projet pour 2018 ?

T.B : Nous poursuivons sur une logique de formation et de progression des jeunes, notamment en 2ème et 3ème catégorie qui seront encadrés par Anthony BARE (dirigeant des 2ème) et Quentin NOJAC.
Cette année, nous avons 90 licenciés dont presque un quart en école de vélo : on va poursuivre cet effort de promotion de notre sport là aussi.
A titre perso, je reste Manager du club en plus de « Mon vélo est une vie ». Et comme il faut montrer l’exemple, le club va faire des interventions de sensibilisation dans les écoles primaires à Drancy. On commence demain (interview le 13 novembre 2017, ndlr) !

Radio Peloton : L’année du VCAB s’est conclue par un drame terrible avec le décès de Mathieu Riebel, formé à l’EC Montgeron-Vigneux. On imagine que ce moment a été terrible pour toi et le VCAB ?

T.B : Oui, j’ai vraiment mal vécu ce drame. Ça m’a vraiment touché, et encore maintenant, il ne se passe pas une journée où je ne pense pas à Mathieu. J’ai perdu un copain… Que dire ? Il était trop jeune. A 20 ans, mourir sur son vélo… Il n’y a pas de mots pour expliquer ce que je ressens.
Comment expliquer qu’un jeune meure par passion sur son vélo. Je n’arrive pas l’encaisser.

Et évidemment, c’est la même chose pour les autres dirigeants et coureurs au niveau de VCAB. Il faut savoir que j’ai toujours voulu développer un coté familial dans notre équipe nationale. Tous se voyaient en dehors du vélo, tous étaient des copains de Mathieu.
Tout le monde l’a très mal vécu, et on continue encore aujourd’hui à le vivre très mal.

Photos : page Facebook du VCA du Bourget.

Propos recueillis par Christophe Dague.

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