Trois clubs yvelinois sur le podium

Finale de la coupe d’Île-de-France sur piste au Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines (Yvelines) : 

Le Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines (Yvelines) a connu une nouvelle effervescence le 11 janvier dernier, en accueillant la finale de la Coupe d’Ile de France. L’épreuve portée par le club de l’US Créteil avec le soutien du Comité d’Ile de France FFC a permis de rendre hommage à  Claude Cherod, cheville ouvrière du club, disparu soudainement l’année dernière a été rendu par son ami Grégory Baugé, ex -champion du monde de vitesse et médaillé olympique.

L’omnium en trois épreuves constituait le corps du programme pour chez les élites hommes et femmes, les access et les jeunes U17. Une course par handicap très dynamique venait clôturer cette journée pour le plus grand plaisir du public.

La satisfaction du jour est venue des courses élites hommes et femmes avec les spécialistes venus parfaire leur préparation à une semaine des championnats de France Elites qui se dérouleront à Bourges. Lara Lallemant (CSM Villeneuve la Garenne) et Claire Cassier (VCSQY- Team Voussert) chez les femmes, Hugo Pommelet et Melvin Landerneau (Team Kronos- Academy Paris-Saclay) chez les hommes ont montré leur grande condition physique. 

Chez les Access régionaux, Nathan Dauphin (VCMB) a prouvé une nouvelle fois sa supériorité dans cette catégorie.
Enfin chez les U17, Serge Emilien Clère (PAC 95) et Titouan Emery (VCMB) ont dominé leurs adversaires, tout comme Aelys Manach, chez les filles.

Pour Jean-Michel Richefort, président de la commission piste : « Cette première édition de la Coupe d’ile de France en 4 manches a tenu toutes ses promesses avec une belle participation et des courses de haut niveau. C’est de bon augure pour les compétitions à venir au vélodrome national ».

Au classement par équipes, on retrouve trois clubs Yvelinois sur le podium. Chez les hommes, le VC Montigny le Bretonneux devance de justesse l’Equipe Cycliste Vélizy 78. Quant au VC Elancourt Saint-Quentin-en Yvelines -Team Voussert termine deuxième chez les femmes, devancé par Sprinter Club Féminin (Hauts de France).

Crédit photos : Nicolas SANSON (libres de droit).

https://drive.google.com/drive/folders/1AlGDcyj_mAhC6IEZQrqTWc-za50q5-1n?usp=share_link

Merci à Jean-Michel Richefort pour le communiqué.

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Guénéguès, l’écriture comme fil conducteur

Anne-Sophie Guénéguès fait partie de ses amoureuses des lettres et des mots ! Native de Nantes, c’est finalement à Paris qu’elle pose ses valises après un long détour de vie par la Normandie toujours guidé par le milieu de la littérature. « Nous n’avions pas de télévision et avec mes deux sœurs, les jeux de société étaient notre principale activité. Cependant, lire nous permettait de nous isoler de la fratrie. Cela tombe bien, la bibliothèque familiale était chargée en divers ouvrages » se remémore celle qui dès l’enfance s’est plongée dans les livres de Boris Vian et consorts. L’écriture a finalement éclaté comme une évidence pour Anne-Sophie Guénéguès. « Depuis toute petite, j’ai toujours écrit, que cela soit des chansons, des poèmes, des petites histoires ou encore des courts textes. Et puis au début de ma trentaine, certains évènements de vies ont bouleversé un peu mon quotidien. Je voulais laisser une trace de mon passage sur terre. J’ai alors décidé de franchir le pas en proposant dans un premier temps, un texte à un éditeur » se souvient la néo-parisienne. Si les retours sont plutôt positifs autour de ce dernier, c’est finalement un recueil de nouvelles qui va naitre de cette première ébauche. La carrière littéraire d’Anne-Sophie Guénéguès était lancée. De là, l’autrice francilienne va osciller entre les nouvelles, les romans à intervalles réguliers. Son dernier recueil « Espace temps » est d’ailleurs sorti en novembre dernier. « S’il y a beaucoup de fictif dans les ouvrages que je publie, l’émotion et la sincérité de la plume sont bien réelles » souligne la quinquagénaire parisienne. Également éditrice indépendante spécialisée notamment dans l’accompagnement de projets littéraires, Anne-Sophie Guénéguès ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « Je sais que mon travail est apprécié par mon lectorat. J’aimerais bien un jour retrouver certains de mes ouvrages à grande échelle nationale » confie celle qui sera présente sur de nombreux salons du livre en 2026 à l’image de ceux de Courville-sur-Eure et Pierres (Eure-et-Loir), Presles (Val d’Oise) ainsi que Saint- Chéron (Essonne).

Anne-Sophie Guénéguès en quelques chiffres :

Un roman : En attendant, L’Andriague, 2024. Finaliste du concours du premier roman (prix Jean Anglade), organisé par Les Presses de la Cité, en 2022. Lauréat du concours Les Murmures littéraires, 2022. Gagnant du prix Guillaume-de-Loris.

Une pièce de théâtre
Donc, on se dit tout ? (Nombre7 éditions, 2023)

Quatre recueils de nouvelles :
L’Espace-temps (Nombre7 éditions, 2020)
Être(s) (Nombre7 éditions, 2020)
Jacque et autres choix de grands (éditions Persée, 2010).
Pensées intérieures et autres limites (éditions Persée, 2007)

Six nouvelles jeunesse (ouvrages collectifs) :
« Les 400 coups », dans Pas de nouvelles, bonnes nouvelles (SaperliVpopette, 2020)
« Trouver chaussure à son pied », dans Nouvelles du front (SaperliVpopette, 2018)
« La politesse accidentée », dans Nouvelles formules (SaperliVpopette, 2017)
« La planète blanche », dans Nouvelles fraîches (SaperliVpopette, 2015)
« Le bec dans l’eau », dans Nouvelles vagues (SaperliVpopette, 2014)
« La balle de tennis », dans Nouvelles lunes (SaperliVpopette, 2012)

Une nouvelle : « À distance », dans un ouvrage collectif : La Vengeance (Edilivre, 2010).

Trois essais en co-écriture avec Franck Leblond : La Raison des cloches ou l’Arborescence d’une conscience (2010) et La Philosophie ou les armes (2013) et De la graine d’énergie (2016). Tous aux productions OTK.

Un roman policier : Une Tombe trop bien fleurie (Éditions du Net, 2014) né de l’Académie Balzac 2014 : elle était des vingt auteurs qui l’ont écrit en vingt jours. Elle en a rédigé la plupart des dialogues.

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Ramothe revient dans les pelotons

Cédric Ramothe a décidé de reprendre les compétitions après une année loin du peloton :

Le nom de Cédric Ramothe n’est apparu dans aucune start-list cette saison ! A 35 ans, l’ancien coureur de l’US Lamentinois a décidé d’arrêter le cyclisme de compétition. « J’ai débuté la pratique du cyclisme en compétition il y a vingt-et-un ans. Tout au long de ma carrière j’ai eu l’opportunité de participer à sélection de la Guadeloupe au Tour de Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane. J’ai également eu la possibilité d’aller au Tour de Saint Domingue » détaille avec nostalgie le triple vainqueur d’étapes sur les routes du Tour de Guadeloupe en 2011,2016,2018 tout en expliquant son choix de stopper le cyclisme de compétition. « Cette saison 2024 j’ai décidé de ne pas courir par rapport à mes projets personnel et professionnel, le vélo est un sport très exigeant qui demande beaucoup de temps et d’investissement ». Considéré comme l’un des plus fidèles ambassadeurs du cyclisme guadeloupéen, Cédric Ramothe pose un regard lucide sur ses années dans les pelotons de l’île. « J’ai eu la chance d’avoir une carrière riche avec des équipes et des coéquipiers qui ont marqué le monde du cyclisme, je suis fier du chemin parcouru. Je me suis vraiment amusé et j’ai surtout fait ce que j’aime donc je n’ai aucun regret. J’ai beaucoup donné au vélo et que continuerai encore bien sûr ». Au rayon des souvenirs, le jeune trentenaire classe sa victoire d’étape au Tour de Guadeloupe 2018 au premier plan. « Cette année-là, j’avais également porté le maillot de leader. Je portais à l’époque le maillot du Team Karukera Assainissement -PDL. Juste avant cette édition, nous avions effectué une sortie le jour de la finale de l’équipe de France de football en coupe du Monde face à la Croatie. Nous avons parcouru près de 220 kilomètres avec notre entraineur André Alexis. Nous sommes rentrés à 15 heures ». De ses années dans le cyclisme, Cédric Ramothe ne veut retenir que du positif. « Je n’ai pas de regret j’ai toujours pratiqué le vélo avec passion. C’est un sport dans lequel il faut un mental fort, il faut être pugnace et courageux » souligne le vainqueur de la troisième étape du Tour de Guyane 2016 qui n’écarte pas un jour l’idée d’accrocher de nouveau un dossard. « Maintenant, ma pratique sportive consiste à faire des petites sorties à vélo le week-end. Je ne me suis pas encore prononcé sur la question de reprendre le vélo ou pas . Ca évoluera en fonction de l’avancée de mes projets. Si je trouve des soutiens pour me motiver pour quoi pas mais pour le moment je réfléchis encore ».

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De Faria complète sa collection

 

Anciens :

Le temps ne semble pas avoir d’emprise sur Arthur De Faria ! Le pensionnaire du VC Villejust a remporté un nouveau titre national le 18 janvier dernier à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Encouragé par un public en nombre, l’Essonnien a réalisé une course tout en maitrise revenant petit à petit sur Jean-Philippe Dulac (Haute-Garonne) qui avait pris rapidement les commandes de cette compétition. Avec expérience, De Faria revient sur l’Occitan avant de le faire craquer à l’usure pour passer une nouvelle fois la ligne d’arrivée en premier et apporter un premier titre national à son club du VCV en 2026. Dulac sauve tout de même sa deuxième place en conservant une grosse cinquantaine de secondes d’avance sur Jean-Philippe Berard (Saône-et-Loire). Chez les Franciliens, l’éternel Stéphane Pachot (EC Morsang-sur-Orge) arrive cinquième soit deux places de mieux qu’Hervé Bombardieri (US Mauloise) sous le regard connaisseur de Christophe Sao José (Avenir du Val-de-Marne) présent quant à lui juste avant  sur la course des vétérans.

 

 

Droolans plus fort que les bretons

Super-anciens :
Gérard Droolans complète lui aussi sa collection de maillots distinctifs ! Le sociétaire du Cyclisme Bragard 52 a remporté le titre national FSGT de cyclo-cross dans la catégorie des super-anciens le 18 janvier dernier à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Rapidement le Haut-Marnais prend les commandes de cette compétition pour ne plus jamais les quitter sous le regard des bénévoles du club organisateur de l’US Ivry Cyclisme. Derrière le Gwenn ha du est à l’honneur avec les costarmoricains Alain Gouya et Raymond Lecelier qui vont respectivement se parer d’argent et de bronze. Du côté des Franciliens, Paul Moilnario (EC Morsang-sur-Orge) termine cinquième tandis que Gilles Brunot (Team Chatou Cyclisme) intègre le top dix en se classant dixième.

 

Photo : Loïc Manceau. 

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Saby plus rapide que Satory

Super vétérans :

Laurent Saby n’a pas fait le déplacement sur le National FSGT de Champigny-sur-Marne pour rien ! Le pensionnaire du Comité de la Loire a remporté le 18 janvier dernier le titre national au cours d’une épreuve qu’il a mené de bout en bout. Cependant, la tâche n’a pas été facile pour le Rhônalpin avec Jérôme Sartori (Haute-Garonne) et Christophe Anjoubault (Côte d’Or) collés aux basques. Si le Bourguignon craqua dans la deuxième partie du dernier tour, ce ne fut pas le cas de l’Occitan qui tenu la dragée haute à Saby pour l’emmener à disputer un sprint commenté avec passion par le duo de speakers Hervé Lemoine et Corentin Duprey. Côté francilien, Jérôme Maestrini (ES Stains) arrive en cinquième position soit deux places de mieux que Laurent Corbeau (EC Montgeron-Vigneux) encouragé sur le bord du parcours val-de-marnais par ses anciens coéquipiers, Quentin Mullois et Michel Vanvynckt. A noter également la neuvième place de Nicolas Fusiller (Team Chatou Cyclisme) lors de cette compétition disputée sur un rythme soutenu.

Photo : Loïc Manceau. 

 

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Interview de … Nicolas Bonnet Oulaldj (US Ivry Cyclisme/ Paris Cycliste Olympique)

Nicolas Bonnet Oulaldj va vivre un moment particulier ce week-end à l’occasion du National FSGT de cyclo-cross dans le Parc du Tremblay à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) ! A 51 ans, le pensionnaire de l’US Ivry Cyclisme va disputer cette compétition chapotée par son club val-de-marnais. Une expérience unique pour celui qui occupe est également licencié en FFC au Paris Cycliste Olympique et aussi d’adjoint à la maire de Paris en charge du commerce, de l’artisanat, des professions libérales, aux métiers d’art et à la mode, de conseiller délégué aux sports du 12e arrondissement, de conseiller métropolitain du Grand Paris ainsi que de président des parcs interdépartementaux des sports Paris-Val-de-Marne.

« Nous voulons que ce soit une grande fête populaire » 

Radio Peloton : Nicolas, d’où vous vient cette passion du cyclo-cross ?

Nicolas Bonnet Oulaldj : Elle est assez récente dans la pratique, j’ai commencé le cyclo-cross en FSGT en novembre 2019, même si ça me trottait dans la tête depuis longtemps. Au début des années 2000, lorsque je travaillais au service des sports de Noisy-le-Sec (93), j’ai participé à l’organisation de plusieurs cyclo-cross au stade Huvier aux côtés de Gérard Gautheron. C’est d’ailleurs sur ce parcours mythique que j’ai pris le départ de ma toute première course, en américaine avec Delphine Deker, en décembre 2019. Ensuite, entre 2003 et 2010, comme directeur des sports de Bagneux (92), j’ai côtoyé au COM Bagneux les frères Jean-Claude et Alain Breur, organisateurs du cyclo-cross local. J’y ai vu des courses exceptionnelles qui m’ont profondément marqué. Je me souviens notamment d’une victoire d’Arthur De Faria (VC Villejust), impressionnant de maîtrise du début à la fin.

Radio Peloton : Avant de vous lancer dans l’aventure de l’organisation d’un National FSGT de cyclo-cross…

Nicolas Bonnet Oulaldj : Le véritable déclic est venu lors de ma première participation au championnat national FSGT à Nogent-sur-Aube en 2019, avec mes coéquipiers de l’US Ivry cyclisme, Delphine Deker, Éric Herbreteau et Olivier de Bastier. Cette expérience nous a donné envie de passer de l’autre côté de la barrière, en organisant à notre tour : d’abord des épreuves départementales et régionales, puis un interrégional au parc du Tremblay, et enfin la première nocturne à la Cipale, en collaboration avec Pantin et le PCO, qui sera d’ailleurs renouvelée cette année. Depuis 2019, avec l’US Ivry cyclisme, nous avons participé à quatre championnats nationaux FSGT, ce qui nous a énormément appris. Toute cette expérience nous a permis d’imaginer un championnat ambitieux et, je l’espère, inoubliable au parc du Tremblay.

Radio Peloton : Le parc du Tremblay va accueillir une épreuve nationale pour la première fois de son histoire…

Nicolas Bonnet Oulaldj :Oui, c’est une première pour une épreuve nationale de cyclisme toutes fédérations confondues. Cependant, le site a déjà accueilli un championnat régional FSGT d’Île-de-France l’an dernier, ainsi qu’un championnat interdépartemental sur le même parcours. Plus récemment, nous avons également organisé le premier championnat d’Île-de-France FFC de pumptrack. Le Parc accueille régulièrement des compétitions nationales dans d’autres disciplines notamment en athlétisme.

Radio Peloton : Pour autant, vous envisagez d’autres projets cyclistes dans le parc du Tremblay…

Nicolas Bonnet Oulaldj :À plus long terme, nous réfléchissons à l’organisation d’un cyclo-cross nocturne. L’idée serait de donner une dimension encore plus festive et populaire à la discipline, pourquoi pas avec une “Coupe de Paris CX by night”, dans l’esprit de ce qui se fait déjà à la Cipale. Ce serait un bel héritage de ce national FSGT.

Radio Peloton : Quelle est la particularité du parcours proposé pour ce National FSGT ?

Nicolas Bonnet Oulaldj :C’est avant tout un parcours très spectaculaire par sa compacité. Où que l’on se place, on peut voir près de 70 % du circuit d’un seul coup d’œil, ce qui crée une ambiance incroyable, digne des grandes courses. Sportivement, il est exigeant : très physique avec de belles buttes et un long escalier, mais aussi très technique, avec beaucoup de devers et de passages de maniabilité. Le tracé a été imaginé dès 2023 avec l’aide d’experts comme Arthur De Faria, Jean-Philippe Minotte et Francis Pélissier. L’an dernier, Ronan Auffret — futur champion de national FSGT 2025 — nous confiait que c’était l’un des plus beaux parcours d’Île-de-France.

Radio Peloton : C’est une organisation qui demande une sacrée logistique…

Nicolas Bonnet Oulaldj : Nous avons pu nous appuyer sur de vrais professionnels, avec les agents du parc et l’entreprise Marcel Villette. Plus de 700 piquets, 4 000 mètres de filets et 500 barrières pour un circuit de 2,6 km et 4 à 6 mètres de large . Tout est réuni pour un tracé spectaculaire et sécurisé. Pour le public, tout est pensé : accès gratuit, 1000 places parkings à proximité, sonorisation avec deux speakers, buvette, restauration, animations musicales, mascottes et photographes professionnels pour repartir avec un souvenir de sa course.

Radio Peloton : De nombreux bénévoles seront également mobilisés sur l’ensemble de l’évènement…

Nicolas Bonnet Oulaldj : Plus de 80 bénévoles sont mobilisés sur l’ensemble du week-end par le comité FSGT 94 et l’US Ivry cyclisme. Mais en réalité, cela fait plus d’un an qu’un collectif travaille en amont pour préparer chaque détail. Même si nous avons l’expérience d’organiser chaque année son cyclo-cross, il a fallu responsabiliser plusieurs personnes qui animent des collectifs. Nous avons une vraie culture de l’autogestion : pas de salariés, uniquement des licenciés bénévoles passionnés. Des équipes dédiées s’occupent de la buvette, de l’accueil, de la signalisation, des signaleurs, du contrôle antidopage. Nous tenions aussi à valoriser cet engagement. Donc à l’initiative du comité d’organisation, (Farid Bensikhaled, Eric Herbreteau, Philippe Delval, Vincent Kerbiquet et moi-même), une partie du budget a été consacrée à une dotation vestimentaire — veste et bonnet du championnat — ainsi qu’à la prise en charge des repas. C’est essentiel pour reconnaître le travail de l’ombre.

Radio Peloton : Quelles sont les ambitions de l’USI tant sportivement qu’en matière d’organisation ?

Nicolas Bonnet Oulaldj : Avant tout, nous voulons que ce soit une grande fête populaire. Le cyclo-cross est une discipline unique par sa proximité avec le public, sa convivialité et son énergie. C’est un formidable vecteur de lien social. Nous espérons que tout le monde repartira en ayant vécu un moment fort, authentique et humain. Nous souhaitons aussi mettre en avant les valeurs de l’US Ivry cyclisme : l’accès au vélo pour toutes et tous, quel que soit l’âge ou le niveau, la solidarité, la mixité et l’inclusivité. Nous nous reconnaissons pleinement dans le slogan de la FSGT : « l’adversaire est l’ami qui te fait progresser ». Nous espérons que cela donnera envie à nos adhérent-es de se lancer dans la pratique du cyclo-cross.

Radio Peloton : Le club de l’US Ivry Cyclisme sera d’ailleurs bien représenté au départ des différentes courses…

Nicolas Bonnet Oulaldj : Sportivement, c’est une première historique pour le club : 11 coureurs engagés et 4 équipes à l’américaine. Nous soutiendrons bien sûr Delphine Deker, qui remet son titre de championne de France FSGT en jeu. On espère de bonnes places pour tous nos coureurs qui ont fait une belle saison. Mais l’important c’est d’abord que tout le monde prenne du plaisir. Si ce championnat laisse un parfum de bonheur et des souvenirs durables, alors nous aurons réussi.

Radio Peloton : Combien de coureurs sont attendus sur l’ensemble du week-end ?

Nicolas Bonnet Oulaldj : 670 coureurs sont engagés, c’est déjà un record historique ! Il y a eu une très forte mobilisation et beaucoup d’engouement notamment des clubs franciliens. Certains sont frustrés de n’avoir pas pu être sélectionné par leur comité faute de quotas. Dès le samedi, nous avons plus de 100 enfants engagés en école de vélo, plus de 40 coureurs par course en benjamin-es, minimes et cadets. Pour la première fois la course à l’américaine est un championnat national et rassemble plus de 60 équipes. Le dimanche, chaque catégorie compte plus de 50 coureurs et avec un peloton de plus de 70 pour la course phare des séniors à 14h30 : le spectacle promet d’être magnifique.

Radio Peloton : Cependant la participation des féminines reste  modérée…

Nicolas Bonnet Oulaldj : Nous avons toutefois un regret concernant la participation féminine adulte, encore trop faible avec 32 engagées toutes catégories confondues. Ça montre que notre sport doit progresser en matière d’inclusion et doit s’interroger avec les pratiquantes et les non-pratiquantes sur les mesures à mettre en œuvre. C’est une priorité à l’Us Ivry cyclisme avec la création depuis quelques années d’une commission mixité qui a déjà porté ses fruits.

Radio Peloton : Nicolas, comment jugez-vous votre saison cyclo-cross FFC et FSGT jusqu’à maintenant ?

Nicolas Bonnet Oulaldj : Ce n’est pas ma meilleure saison avec des hauts et des bas. J’ai fait de bonnes places notamment à Guyancourt (7e), Clamart (8e) Villecresnes (6e), mais j’ai aussi vécu des courses compliquées en FFC à Franconville et Bessancourt ou j’ai chuté, et j’ai vécu un calvaire (comme tout le monde) au championnat d’Île-de-France à Montgeron. Entre chutes, crevaisons, tendinite proximale à l’ischio que je traine plusieurs mois du fait d’une selle mal réglée. Je reste néanmoins satisfait de ma 2e place au championnat départemental et ma 10e place au régional FSGT.

Radio Peloton : Quelles seront vos ambitions sur ce National FSGT ?

Nicolas Bonnet Oulaldj : J’arrivais en forme début janvier, mais malheureusement ma préparation a été stoppée par la grippe 15 jours avant le national. A 51 ans, avec un mandat d’adjoint à la Maire de Paris qui limite mes capacités d’entrainement, je suis déjà heureux d’être au départ, je ferai la meilleure course possible et profiterai de ce championnat. (sourires). 

 

Photo : Gérard Briand. 

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L’EC Montgeron-Vigneux remet en route

Il y avait des airs de rentrée des classes ce dimanche 11 janvier 2026 au marché Saint-Hubert de Montgeron (Essonne) ! Initialement prévue une semaine auparavant mais reportée en raison du mauvais temps, la reprise des entrainements collectifs de l’EC Montgeron-Vigneux posait la première pierre du chapitre 2026 à moins de deux mois de l’ouverture francilienne. A cet effet, près d’une trentaine de coureurs a bravé la fraicheur du moment pour prendre la direction d’un parcours de 85 kilomètres tracé essentiellement dans le département de la Seine-et-Marne avec des passages notamment par les communes de Liverdy-en-Brie, Verneuil l’Etang, Fouju sous le regard connaisseur de leur coéquipier Robin Malet, out pour la saison 2026 et du président Marc Riebel. Pour cette remise en route, de nombreux coureurs access avaient fait le déplacement à l’image d’Etienne Aublet, Michel Curron, Patrice Lecart ou encore Thierry Guillemin accompagnés par certains coureurs open et U-19 du club. Le mois prochain, l’EC Montgeron-Vigneux partira en stage d’avant-saison à la Londe-les-Maures (Var) avant d’entamer leur saison en région parisienne à Chauffry ou Fontainebleau selon les catégories.

 

Photo : Loïc Manceau. 

 

 

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Interview de… Robin Malet (EC Montgeron-Vigneux)

Il sera l’un des grands absents des pelotons franciliens cette saison ! A 29 ans, Robin Malet est contraint de mettre sa carrière cycliste en stand-by, les conséquences d’un accident professionnel lors du second semestre 2025. Pour autant, le sociétaire de l’EC Montgeron-Vigneux veut regarder devant. Avec l’idée de retrouver de remettre un dossard dans un an ?

« J’aurais pu y passer »

Radio Peloton : Robin, c’est une intersaison cycliste très particulière pour vous…

Robin Malet : Ce n’est vraiment pas évident à vivre. Ce n’est pas une simple blessure entre guillemets on va dire une épreuve de la vie. J’aurais pu y passer. J’ai subi cinq heures d’opération. On m’a mis une plaque, d’une quarantaine de centimètres et des clous dans la jambe gauche, la jambe droite n’a pas eu besoin d’opération mais d’un port d’une attelle. J’ai également eu une opération du poignet. Je suis resté 100jours hospitalisé sans rentrer chez moi . Cela a été très difficile à vivre de ne pas être maître de la situation. Actuellement, je suis en hôpital de jour depuis le 24 décembre.

Radio Peloton : Comment se déroule cette rééducation ?

Robin Malet : J’effectue les soins la journée en clinique de rééducation Celle-ci consiste à effectuer des séances de balnéothérapie, kiné, Ergothérapie, APA(Activité Physique Adaptée). Le soir ,les ambulanciers me ramènent chez moi. Je me déplace en béquilles maintenant même si c’est très difficile.

Radio Peloton : Avec assiduité, vous suivez les premiers tours de roues de vos coéquipiers de l’EC Montgeron-Vigneux…

Robin Malet : L’équipe U-19 version 2026 demande qu’à progresser à l’aide de leur coach Anthony Baré. 80% de l’effectif est première année avec deux nouveaux. Matéo D’Agostino et Rémy Marques sont-eux deuxième année. Ils seront plus attendus pour confirmer leurs progrès de 2025.

Radio Peloton : Le chapitre 2026 se déroulera sans votre présence dans les pelotons…

Robin Malet : Un retour dans les pelotons pour 2026 est impossible pour moi malheureusement. Pour 2027, j’aimerais bien. Mais à l’heure actuelle je ne sais pas du tout. L’avenir en décidera. J’ai rendez-vous mi-juin avec mon chirurgien qui se prononcera à ce moment-là sur l’ablation du matériel ou pas.

Radio Peloton : Votre formation de l’EC Montgeron-Vigneux regorge de talents dans toutes les catégories…

Robin Malet : A l’image d’Eva Gras. Je ne dirais pas forcément que c’est une révélation . Son niveau est déjà confirmé au niveau régional et national avec de nombreux titres. Elle sera sans doute attendue. Mais je sais très bien qu’elle gère bien la pression en atteste sa récente deuxième place au France U-17 filles pour sa première année dans la catégorie.

Radio Peloton : Par ailleurs, l’EC Montgeron-Vigneux est le meilleur club francilien en école de vélo depuis près de trois ans…

Robin Malet : La continuité du dynamisme de l’école de vélo tient à cœur au club depuis toujours. Je dirais aussi que les U-19 dans la suite logique. Je suis plus en lien avec eux au quotidien. J’aimerais bien que certains passent un cap en 2026.

Radio Peloton : A l’échelle francilienne, certains coureurs pourraient également se relever…

Robin Malet : La révélation de la saison en région parisienne ? je n’en ai pas forcément en tête à l’heure actuelle j’ai un peu moins suivi l’actualité vélo francilienne à part celle de mon club. Alors je dirais plutôt qu’un coureur ou coureuse me surprenne en allant chercher des victoires et titres cette année.

Radio Peloton : La saison World Tour reprend également ce week-end en Australie…

Robin Malet : Chez les professionnels, je n’attends pas forcément « grand-chose ». Même si je suis au quotidien quand même, j’aimerais bien voir sur les grandes courses des surprises que personne n’attend. C’est toujours plus plaisant à voir un peu comme le scénario du championnat du monde féminin 2025. Après battre Tadej Pogacar, Mathieu Van Der Poel sera très dure encore. J’ai hâte de voir Paris- Roubaix ainsi que les grosses courses en général comme le Tour de France.

Radio Peloton : Cela fait de nombreuses années que vous êtes dans le vélo maintenant…

Robin Malet : J’ai commencé le vélo il y une bonne vingtaine en école de vélo. Cela a énormément évolué déjà niveau matériel. A mon époque, il y avait encore les vitesses au cadre acier. Maintenant c’est vitesse électrique sur cadre en carbone (sourires).

Radio Peloton : Il y a aussi un autre phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur…

Robin Malet : Après je dirais aussi que niveau sportif les « gens » en général se prennent plus la tête en bien ou mal. Plus jeune, je ne rendais moins compte de cela. C’est aussi plus structuré qu’avant notamment au niveau du coaching avec tout ce qui va avec l’évolution c’est ça aussi, vivre avec son temps comme on dit.

Radio Peloton : Quel serait votre plus grand rêve Robin ?

Robin Malet : Mon plus grand rêve dans le vélo ? Je n’en ai pas forcément un… Dans l’immédiat je dirais refaire simplement déjà du vélo ça signifierait beaucoup pour moi.

 

Photo : Loïc Manceau.

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Rossion domine les coureurs du PAC 95

Brie-Comte-Robert (élites/open/ A1) :

Le dernier cyclo-cross seine-et-marnais de l’année 2025 revient à un Picard ! Engagé dimanche dernier sur l’épreuve de Brie-Comte-Robert, Tom Rossion inscrit son nom au palmarès de l’épreuve proposée par le Lagny Pontcarré Cyclisme et les Rayons de l’Avenir-BCR. Sous des conditions climatiques apocalyptique, le pensionnaire du CC Villeneuve-Saint-Germain-Soissons s’est montré le plus endurant au cours de cette course d’usure menée tambour battant malgré le peu d’engagés au départ. Si le trio Maximilien Andreo (Parisis AC 95), Rossion, Pascal Leroux (CSM Villeneuve-la-Garenne) prend vite le large, ce dernier se transforme rapidement en trio alors que Leroux perd contact avec la tête. Derrière, c’est sauve qui peut et certains coureurs sont contraints à l’abandon sur incident mécanique. C’est le cas de Karl Zoetemelk (LPC). Finalement, Rossion, spécialiste de VTT finit par user Andréo, spécialiste de gravel, pour s’imposer pour la première fois de la saison en région parisienne. Le podium est complété par Aurélien Noël (PAC 95) auteur d’une belle remontée.

 

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Le Team HBS Cycling entre sourires et larmes

 

 

Cyclo-cross de Montereau-Fault-Yonne (Ufolep) :

Le Team HBS Cycling revient de Montereau-Fault-Yonne avec des émotions contrastées ! Disputée le 9 novembre dernier, l’épreuve a vu la première victoire de la saison de Jildas Lauret en 1ère catégorie (Ufolep) devant son coéquipier Yoann Maréchal. Cependant, la formation présidée par Patrice Truchet a perdu lors de cette même course Jérémy Holvoet, victime d’une chute lui occasionnant une fracture de la clavicule gauche synonyme de fin de saison de cyclo-cross. Sur cette organisation proposée par le CS Monterelais, les autres victoires du jour sont revenues à Arnaud Champtoussel devant Jean-Luc Pich (Team Allcycles-Meaux) en 2e catégorie, Gaël Sanitas (RO Villuis-Everly), en 3e catégorie et Miguel Ramon (Team Cycliste en Danseuse) en 4e catégorie. Le palmarès est complété par la gagne de Jules Mauvais (VC Fontainebleau-Avon) chez les 11-12 ans. Près de 70 coureurs ont participé à cette compétition tracée au cœur du Parc des Noues.

 

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